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  • : Lettre d'actualité, avec un apport de symbolisme, et de spiritualité, accés le plus souvent sur un axe Moyen- Orient, Europe, et Amérique du Nord.
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29 juillet 2008 2 29 /07 /juillet /2008 08:55

Le Liban a de l’Herpès sur les lèvres. Pour longtemps.
Par Michaël Béhé à Beyrouth
© Metula News Agency



 
Décidément, le baiser public donné au "héros de la Résistance" Samir Kuntar, l’assassin de petites filles, par l’ensemble de la classe politique et des dignitaires religieux du Liban, loin d’avoir rassasié la soif d’hégémonie des alliés de Téhéran et de Damas, leur a donné des ailes.
 
Pour avoir imaginé que leur acte dégradant, quoique essentiellement symbolique, allait satisfaire le Hezbollah, et que ce dernier allait désormais reconnaître le droit de ce pays à être dirigé par un gouvernement légitime, les responsables du courant du 14 Mars (indépendantiste. Ndlr.) ont démontré, une fois encore, qu’ils n’entendaient rien à la réalité politique d’un Etat qu’ils ne gouvernent qu’en théorie.
 
En faisant l’accolade à un monstre, ils ont, sans s’en rendre compte, admis que la monstruosité administrât ce pays dans les faits. Ils ont transformé le concept de Résistance, tel que représenté par Kuntar, en valeur suprême et passe-partout de la politique nationale.
 
Encore, la majorité a elle-même contribué à transformer ce concept de résistance, qui ne repose sur aucune réalité tangible, en vérité absolue quasi sacrée. En une vérité devenue si prédominante, qu’il faudrait maintenant lui sacrifier toutes les décisions liées à l’exercice de la souveraineté nationale.
 
Le vœu du Hezb et de ses alliés intra et extra-muros, est que le gouvernement du Liban, auquel ils participent et dans lequel ils se sont arrogés, par la force des armes, un droit de veto qui l’empêche d’agir, soit transformé en coupe-rubans, tandis qu’eux exerceraient le pouvoir effectif.
 
Il n’y a pourtant que les aveugles et les sourds qui ne les avaient pas vu venir. Cela a commencé, en 2006, avec le déclenchement d’une guerre dans laquelle le Liban n’avait aucun intérêt. Ca c’est poursuivi par une entreprise de réarmement des pro-Damas qui a ridiculisé la notion même de l’existence de frontières reconnues pour ce pays, simultanément avec la transgression grossière des conditions de la résolution 1701 de l’ONU. Une résolution dont le but avoué consistait précisément à rendre au gouvernement le contrôle de son territoire et de sa destinée.
 
Cela a continué par la mainmise sécuritaire sur notre unique aéroport international, par la construction d’un réseau parallèle de communications militaires, par le long blocage de l’élection d’un président de la république, par l’énumération de conditions politico-constitutionnelles dont l’objectif était de rendre le Liban ingouvernable.
 
Cela a abouti, suite à une paralysie musclée des axes de communication du pays, à une guerre civile menée par le 8 Mars (les prosyriens, le Hezbollah. Ndlr.) contre les communautés druzes et sunnites. Et, suite à cette démonstration de force, à l’obtention des revendications suicidaires, que les putschistes n’avaient pas réussi à acquérir par des moyens pacifiques.
 
Constater qu’en dépit de ces signes avant-coureurs pour le moins épais, les responsables de la majorité continuent à ne pas réaliser ce qu’est la finalité du 8 Mars, imaginer qu’il l’abandonnera spontanément après autant de "victoires", songer qu’il stoppera sa stratégie gagnante sur l’autel de la survie du Liban, c’est au moins faire preuve d’une gigantesque naïveté.
 
Une naïveté que les lecteurs du niveau de ceux de la Ména auront sans doute du mal à ne pas critiquer ou mettre en doute. On parlera alors d’inconsistance, d’attentisme, de lâcheté et d’hypocrisie.
 
"Que voulez-vous que nous fassions, Michaël", m’a demandé une haute personnalité libanaise que je connais de puis 25 ans, "il sont les plus forts militairement, ils reçoivent tout ce qu’ils demandent de l’Iran et de la Syrie, tandis que les Occidentaux refusent même de nous vendre des armes modernes pour l’armée ? ".
 
C’est parce que les Occidentaux savent que vous êtes des hologrammes, et que les canons qu’ils nous donneraient iraient directement grossir l’arsenal du Hezbollah et pourraient être redirigés contre eux, répondis-je. Ce n’est pas maintenant qu’il faut réagir, quand tout semble cuit, c’était avant. Le Liban est puni parce que vous n’avez rien prévu, que vous n’avez fait que regarder vos pieds et vos poches pendant que vous marchiez, complétai-je.
 
Vous avez manqué le coche, en 2005, lorsque l’occupant syrien a été obligé de plier bagages ; vous, vous êtes restés rigides, acceptant déjà l’ineptie de la "résistante", alors que vous saviez bien qu’il ne s’agissait pas de résister à Israël, qui ne demande qu’à vivre en paix avec nous, mais de "résister" contre l’indépendance du Liban.
 
Si vous aviez osé exiger la paix avec Israël lors du printemps de Beyrouth, vous enleviez du même coup à ces voyous l’argument fallacieux de la résistance. Au final, la Syrie va faire la paix avec les Israéliens, tandis que nous, nous resterons assis sur notre postérieur à contempler la ruine du Liban.
 
Mon interlocuteur n’eut rien à rétorquer. Au bout d’un silence, il lança "et vous aller à nouveau nous accabler de critiques dans la Ména ?". Je vais me gêner !
 
"Ils ont transformé l’Etat en milice", a jeté hier, le Dr. Samir Geagea, le président du conseil exécutif des Forces libanaises (FL), l’une des composantes chrétiennes du 14 Mars, à l’occasion de la commémoration du troisième anniversaire de sa sortie de prison.
 
Désormais, c’est la déclaration d’intention ministérielle, que les prosyriens obstruent. L’enjeu en étant la proclamation de la nécessité pour le Hezbollah de remettre ses armes à l’armée nationale. Un nouveau cul de sac inextricable en perspective…
 
Le Hezb et ses alliés libanais ignorent grossièrement qu’un Etat dominé par une milice minoritaires et confessionnelle n’est pas un Etat, mais, dans leur marche en avant, ils n’ont rien à faire de ces considérations. Tout comme ils n’ont rien à faire du Liban.
 
Ils expliquent tout par le concept de "résistance", que la majorité a stupidement validé. Comme tant d’autres agresseurs dans l’Histoire, tel Adolf Hitler, qui expliquait que l’Allemagne devait se défendre contre la menace judéo-bolchévique, le 8 Mars fait miroiter des menaces toutes plus fabuleuses les unes que les autres.
 
Selon le député hezbollah Hussein Hassan, il y aurait des "menaces américaines qui pèsent sur ce pays" (si seulement notre sort intéressait les Etats-Unis !). Et "Israël", bien sûr, "qui a toujours des ambitions au Liban", ce qui amène naturellement Hassan à gloser en prétendant que "la défense du pays est donc un droit et un devoir de la Résistance".
 
Cette fadaise pour dire que les prosyriens ne rendront pas leurs armes. C’est à se demander à quoi peut bien servir notre armée nationale…
 
Un autre député des Fous d’Allah, Mohamad Raad, accuse quant à lui la majorité politique libanaise de haute trahison, à cause de son refus d’accepter la loi de Téhéran en lieu et place de la sienne : "il existe un lien indéniable entre l’obstination de certaines parties à vouloir miser sur le projet américano-sioniste et leur refus d’admettre les droits (lisez la mainmise armée) de la Résistance".
 
Le "projet américano-sioniste", voilà qui semble intéressant, mais en qui consiste-t-il, M. Raad ? Le président Bush et Ehoud Olmert sont-ils au courant ?
 
Dans le flot de sa logorrhée informe, Raad s’oublie et laisse passer quelques vérités définissant bien l’objectif de sa milice : "les positions de la Résistance restent solides car elle sait qu’elle a éloigné le monde occidental de notre pays".
 
Voilà qui est nettement plus honnête, surtout quand Raad la complète, affirmant "D’autant que la Résistance n’est pas seule et est protégée par une équation locale, régionale et internationale".
 
Cela projette tout de même quelques inquiétudes quant à l’éventualité qu’un gouvernement libanais, quel qu’il soit, puisse prochainement exercer ses prérogatives sur son sol. Cela paraît d’autant plus lointain, depuis que le vice-ministre iranien fait écho, sans s’en cacher le moins du monde, des déclarations du Hezbollah. Cet Iranien a ainsi affirmé qu’"un progrès dans les pourparlers avec l’Occident sur le dossier nucléaire aurait un impact positif, entre autres, sur la stabilité au Liban ?".
 
Nous voici fixés : pour que le 8 Mars rende leur pays aux Libanais, il faudrait que la communauté internationale laisse Téhéran fabriquer des bombes atomiques.
 
Dire qu’il se trouve quelques analystes dégénérés, à l’Ouest, qui, probablement pour des raisons de commodité, persistent, après cela, à contester que le monde se situe maintenant en peine guerre de civilisations est à peine croyable. Qui ne croient-ils pas ? Mohamad Raad ou Ahmadinejad ? Le papier, l’encre ? L’agence iranienne d’information ?
 
Pendant qu’ils bloquent la rédaction de la déclaration ministérielle,  les porte-flingues libanais de Damas et de Téhéran mettent la capitale du nord de notre pays, Tripoli, à feu et à sang. Histoire de faire pression sur les indépendantistes à coups de nouveaux cadavres.
 
Ils font s’opposer, à l’arme lourde, le quartier sunnite de Bab el-Tebbaneh et l’alaouite, de Baal Mohsen. Des officiers de l’armée syrienne ont franchi la frontière toute proche afin d’organiser les miliciens de Baal Mohsen.
 
Les combats, qui se sont un peu calmés depuis l’interposition des blindés de l’armée, ce week-end, ont fait, ces derniers jours, neuf morts et plus de soixante-dix blessés. On se retrouve en plein travail de sape, où la vie humaine ne vaut plus rien.
 
Il me semble cocasse de relater ici que plusieurs miliciens sunnites, parmi ceux qui font le coup de feu contre Baal Mohsen, appartiennent à la communauté syrienne qui s’était exilée à Tripoli après le massacre que Hafez Al Assad venait de commettre dans leur ville de Hama. 20 000 sunnites perdirent la vie sous les barrages d’artillerie de l’armée alaouite.
 
En 1986, l’armée des Al Assad, qui occupait déjà le Liban, lança une nouvelle opération contre les exilés de Hama. Dans le quartier de Bab el-Tebbaneh, avec la complicité des alaouites de Tripoli, les commandos syriens perpétrèrent l’assassinat de 350 civils.
 
C’est pour faire de la place à ce monde-là, que le Hezbollah s’emploie à éloigner le monde occidental de notre pays, et qu’il appelle cela "résistance". Encore un petit baiser pour la route, M. Kuntar ?    
 
 
Metula News
Agency © Le Liban a de l’Herpès sur les lèvres. Pour longtemps. (info # 012807/8) [Analyse]
Par Michaël Béhé à Beyrouth © Metula News Agency
 
Décidément, le baiser public donné au "héros de la Résistance" Samir Kuntar, l’assassin de petites filles, par l’ensemble de la classe politique et des dignitaires religieux du Liban, loin d’avoir rassasié la soif d’hégémonie des alliés de Téhéran et de Damas, leur a donné des ailes.
 
Pour avoir imaginé que leur acte dégradant, quoique essentiellement symbolique, allait satisfaire le Hezbollah, et que ce dernier allait désormais reconnaître le droit de ce pays à être dirigé par un gouvernement légitime, les responsables du courant du 14 Mars (indépendantiste. Ndlr.) ont démontré, une fois encore, qu’ils n’entendaient rien à la réalité politique d’un Etat qu’ils ne gouvernent qu’en théorie.
 
En faisant l’accolade à un monstre, ils ont, sans s’en rendre compte, admis que la monstruosité administrât ce pays dans les faits. Ils ont transformé le concept de Résistance, tel que représenté par Kuntar, en valeur suprême et passe-partout de la politique nationale.
 
Encore, la majorité a elle-même contribué à transformer ce concept de résistance, qui ne repose sur aucune réalité tangible, en vérité absolue quasi sacrée. En une vérité devenue si prédominante, qu’il faudrait maintenant lui sacrifier toutes les décisions liées à l’exercice de la souveraineté nationale.
 
Le vœu du Hezb et de ses alliés intra et extra-muros, est que le gouvernement du Liban, auquel ils participent et dans lequel ils se sont arrogés, par la force des armes, un droit de veto qui l’empêche d’agir, soit transformé en coupe-rubans, tandis qu’eux exerceraient le pouvoir effectif.
 
Il n’y a pourtant que les aveugles et les sourds qui ne les avaient pas vu venir. Cela a commencé, en 2006, avec le déclenchement d’une guerre dans laquelle le Liban n’avait aucun intérêt. Ca c’est poursuivi par une entreprise de réarmement des pro-Damas qui a ridiculisé la notion même de l’existence de frontières reconnues pour ce pays, simultanément avec la transgression grossière des conditions de la résolution 1701 de l’ONU. Une résolution dont le but avoué consistait précisément à rendre au gouvernement le contrôle de son territoire et de sa destinée.
 
Cela a continué par la mainmise sécuritaire sur notre unique aéroport international, par la construction d’un réseau parallèle de communications militaires, par le long blocage de l’élection d’un président de la république, par l’énumération de conditions politico-constitutionnelles dont l’objectif était de rendre le Liban ingouvernable.
 
Cela a abouti, suite à une paralysie musclée des axes de communication du pays, à une guerre civile menée par le 8 Mars (les prosyriens, le Hezbollah. Ndlr.) contre les communautés druzes et sunnites. Et, suite à cette démonstration de force, à l’obtention des revendications suicidaires, que les putschistes n’avaient pas réussi à acquérir par des moyens pacifiques.
 
Constater qu’en dépit de ces signes avant-coureurs pour le moins épais, les responsables de la majorité continuent à ne pas réaliser ce qu’est la finalité du 8 Mars, imaginer qu’il l’abandonnera spontanément après autant de "victoires", songer qu’il stoppera sa stratégie gagnante sur l’autel de la survie du Liban, c’est au moins faire preuve d’une gigantesque naïveté.
 
Une naïveté que les lecteurs du niveau de ceux de la Ména auront sans doute du mal à ne pas critiquer ou mettre en doute. On parlera alors d’inconsistance, d’attentisme, de lâcheté et d’hypocrisie.
 
"Que voulez-vous que nous fassions, Michaël", m’a demandé une haute personnalité libanaise que je connais de puis 25 ans, "il sont les plus forts militairement, ils reçoivent tout ce qu’ils demandent de l’Iran et de la Syrie, tandis que les Occidentaux refusent même de nous vendre des armes modernes pour l’armée ? ".
 
C’est parce que les Occidentaux savent que vous êtes des hologrammes, et que les canons qu’ils nous donneraient iraient directement grossir l’arsenal du Hezbollah et pourraient être redirigés contre eux, répondis-je. Ce n’est pas maintenant qu’il faut réagir, quand tout semble cuit, c’était avant. Le Liban est puni parce que vous n’avez rien prévu, que vous n’avez fait que regarder vos pieds et vos poches pendant que vous marchiez, complétai-je.
 
Vous avez manqué le coche, en 2005, lorsque l’occupant syrien a été obligé de plier bagages ; vous, vous êtes restés rigides, acceptant déjà l’ineptie de la "résistante", alors que vous saviez bien qu’il ne s’agissait pas de résister à Israël, qui ne demande qu’à vivre en paix avec nous, mais de "résister" contre l’indépendance du Liban.
 
Si vous aviez osé exiger la paix avec Israël lors du printemps de Beyrouth, vous enleviez du même coup à ces voyous l’argument fallacieux de la résistance. Au final, la Syrie va faire la paix avec les Israéliens, tandis que nous, nous resterons assis sur notre postérieur à contempler la ruine du Liban.
 
Mon interlocuteur n’eut rien à rétorquer. Au bout d’un silence, il lança "et vous aller à nouveau nous accabler de critiques dans la Ména ?". Je vais me gêner !
 
"Ils ont transformé l’Etat en milice", a jeté hier, le Dr. Samir Geagea, le président du conseil exécutif des Forces libanaises (FL), l’une des composantes chrétiennes du 14 Mars, à l’occasion de la commémoration du troisième anniversaire de sa sortie de prison.
 
Désormais, c’est la déclaration d’intention ministérielle, que les prosyriens obstruent. L’enjeu en étant la proclamation de la nécessité pour le Hezbollah de remettre ses armes à l’armée nationale. Un nouveau cul de sac inextricable en perspective…
 
Le Hezb et ses alliés libanais ignorent grossièrement qu’un Etat dominé par une milice minoritaires et confessionnelle n’est pas un Etat, mais, dans leur marche en avant, ils n’ont rien à faire de ces considérations. Tout comme ils n’ont rien à faire du Liban.
 
Ils expliquent tout par le concept de "résistance", que la majorité a stupidement validé. Comme tant d’autres agresseurs dans l’Histoire, tel Adolf Hitler, qui expliquait que l’Allemagne devait se défendre contre la menace judéo-bolchévique, le 8 Mars fait miroiter des menaces toutes plus fabuleuses les unes que les autres.
 
Selon le député hezbollah Hussein Hassan, il y aurait des "menaces américaines qui pèsent sur ce pays" (si seulement notre sort intéressait les Etats-Unis !). Et "Israël", bien sûr, "qui a toujours des ambitions au Liban", ce qui amène naturellement Hassan à gloser en prétendant que "la défense du pays est donc un droit et un devoir de la Résistance".
 
Cette fadaise pour dire que les prosyriens ne rendront pas leurs armes. C’est à se demander à quoi peut bien servir notre armée nationale…
 
Un autre député des Fous d’Allah, Mohamad Raad, accuse quant à lui la majorité politique libanaise de haute trahison, à cause de son refus d’accepter la loi de Téhéran en lieu et place de la sienne : "il existe un lien indéniable entre l’obstination de certaines parties à vouloir miser sur le projet américano-sioniste et leur refus d’admettre les droits (lisez la mainmise armée) de la Résistance".
 
Le "projet américano-sioniste", voilà qui semble intéressant, mais en qui consiste-t-il, M. Raad ? Le président Bush et Ehoud Olmert sont-ils au courant ?
 
Dans le flot de sa logorrhée informe, Raad s’oublie et laisse passer quelques vérités définissant bien l’objectif de sa milice : "les positions de la Résistance restent solides car elle sait qu’elle a éloigné le monde occidental de notre pays".
 
Voilà qui est nettement plus honnête, surtout quand Raad la complète, affirmant "D’autant que la Résistance n’est pas seule et est protégée par une équation locale, régionale et internationale".
 
Cela projette tout de même quelques inquiétudes quant à l’éventualité qu’un gouvernement libanais, quel qu’il soit, puisse prochainement exercer ses prérogatives sur son sol. Cela paraît d’autant plus lointain, depuis que le vice-ministre iranien fait écho, sans s’en cacher le moins du monde, des déclarations du Hezbollah. Cet Iranien a ainsi affirmé qu’"un progrès dans les pourparlers avec l’Occident sur le dossier nucléaire aurait un impact positif, entre autres, sur la stabilité au Liban ?".
 
Nous voici fixés : pour que le 8 Mars rende leur pays aux Libanais, il faudrait que la communauté internationale laisse Téhéran fabriquer des bombes atomiques.
 
Dire qu’il se trouve quelques analystes dégénérés, à l’Ouest, qui, probablement pour des raisons de commodité, persistent, après cela, à contester que le monde se situe maintenant en peine guerre de civilisations est à peine croyable. Qui ne croient-ils pas ? Mohamad Raad ou Ahmadinejad ? Le papier, l’encre ? L’agence iranienne d’information ?
 
Pendant qu’ils bloquent la rédaction de la déclaration ministérielle,  les porte-flingues libanais de Damas et de Téhéran mettent la capitale du nord de notre pays, Tripoli, à feu et à sang. Histoire de faire pression sur les indépendantistes à coups de nouveaux cadavres.
 
Ils font s’opposer, à l’arme lourde, le quartier sunnite de Bab el-Tebbaneh et l’alaouite, de Baal Mohsen. Des officiers de l’armée syrienne ont franchi la frontière toute proche afin d’organiser les miliciens de Baal Mohsen.
 
Les combats, qui se sont un peu calmés depuis l’interposition des blindés de l’armée, ce week-end, ont fait, ces derniers jours, neuf morts et plus de soixante-dix blessés. On se retrouve en plein travail de sape, où la vie humaine ne vaut plus rien.
 
Il me semble cocasse de relater ici que plusieurs miliciens sunnites, parmi ceux qui font le coup de feu contre Baal Mohsen, appartiennent à la communauté syrienne qui s’était exilée à Tripoli après le massacre que Hafez Al Assad venait de commettre dans leur ville de Hama. 20 000 sunnites perdirent la vie sous les barrages d’artillerie de l’armée alaouite.
 
En 1986, l’armée des Al Assad, qui occupait déjà le Liban, lança une nouvelle opération contre les exilés de Hama. Dans le quartier de Bab el-Tebbaneh, avec la complicité des alaouites de Tripoli, les commandos syriens perpétrèrent l’assassinat de 350 civils.
 
C’est pour faire de la place à ce monde-là, que le Hezbollah s’emploie à éloigner le monde occidental de notre pays, et qu’il appelle cela "résistance". Encore un petit baiser pour la route, M. Kuntar ?    
 
 
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Published by Pierre Bouskila - dans Metula News Agency©
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