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  • : Lettre d'actualité, avec un apport de symbolisme, et de spiritualité, accés le plus souvent sur un axe Moyen- Orient, Europe, et Amérique du Nord.
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1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 18:00

 

 Ce n'est pas nous qui l'avons choisi mais eux  Par Stéphane Juffa


© Metula News Agency

La démocratie moderne, et les Etats qui l'ont adoptée, sont, par définition, introvertis

 

Au lendemain du traumatisme qu'ont constitué les cinquante heures qu'ont duré les prises d'otages de Bombay, il faut, sans délai, se mettre à tirer les enseignements de ce qui s'est passé.

 

Car, à l'évidence, "quelque chose" se déroule sur notre planète, qui modifie l'ordre antérieur qui y régnait jusqu'à ces dernières années. Quelque chose, que l'on doit se résoudre à identifier comme un projet conçu par des forces intelligentes, qui partagent notre espace vital tout en le menaçant.

 

On pourrait, certes, comme s'obstinent à le faire certains courants de pensée présents dans la partie démocratique du globe, établir des cloisons entre les diverses agressions s'inscrivant dans ce projet violent, et les traiter en tant qu'"incidents" distincts sans rapports évidents entre eux.

 

Cette perception auto-aveuglante, que l'on trouve dans des publications tel le Monde diplomatique, possède l'avantage incertain de préserver, pour un temps encore, un semblant de normalité à l'intérieur des frontières de la sphère de vie visée par l'agression.

 

En rejetant jusqu'à l'idée que nous pourrions nous situer dans la première partie d'une guerre des civilisations, en tentant de marginaliser, voire d'invectiver ceux qui donnent l'alerte, on maintiendrait, en privilégiant par la pensée et la volonté une forme inadaptée d'humanisme sur la constatation des faits, une vision confortable du monde et des relations entre les hommes qui n'existent pas.

 

Pour comprendre, on doit d'abord constater que les sociétés démocratiques ne se définissent pas par une quelconque mission dynamique qu'elles entendraient imposer au reste du monde. La démocratie moderne, et les Etats qui l'ont adoptée, sont, par définition, introvertis.

 

L'objectif principal de ces Etats consiste à assurer le bien-être et l'évolution des individus qui les habitent. Dans cette sphère s'est développée une dynamique néo-épicurienne de la vie, dans laquelle l'homme - auquel la société ne réclame aucun effort spécifique et commun - campe effectivement au centre de l'univers.

 

Lors, il est difficile pour ce nouveau Dieu, pour ne pas dire impossible, ne serait-ce que d'imaginer que l'univers n'est peut-être pas conçu à son image. Tout au plus, il est capable d'admettre que d'autres individus peuvent se situer à un niveau inférieur de l'évolution intellectuelle.

 

Il tiendra tout de même pour certain que la dissemblance entre eux et nous résulte d'une mauvaise communication et des injustices que l'homme-Dieu, pour assurer sa consommation extravagante de richesses et d'énergie, leur a fait subir au cours de ces derniers siècles.

 

De là à concevoir sérieusement qu'une autre civilisation fonctionnât selon un système où l'homme n'aspire pas à être le centre du monde, et à assurer l'exercice du même privilège à ses semblables, il y a un pas difficile - pour ne pas dire impossible - à franchir.

 

C'est la grande faiblesse des démocraties et des démocrates. Croyant à la radiation qu'ils exerceraient par leur exemplarité, ils se trouvent incapables de défendre leurs valeurs face à un ennemi qui ne partage pas leur façon de penser.

 

C'est que, les dizaines de terroristes qui se sont attaqués aux douze objectifs qu'ils s'étaient désignés à Bombay se considèrent eux comme les maillons d'un projet commun supérieur. Non seulement étaient-ils prêts à mourir pour ce projet, mais encore ont-ils trouvé dans ce sacrifice la consécration, la réalisation et le sens, de leur existence terrestre.

 

A moins d'avoir du sable dans le cerveau, on mesure aisément la distance objective qui sépare les aspirations des moudjahidin de Bombay, ou des pilotes kamikazes du 11 Septembre, aux millions d'hommes-Dieu, entièrement préoccupés par la préparation de leurs vacances à la neige.

 

Pour faire réagir les bandes de skieurs - ce qui reste possible et qui va devenir inévitable -, il faut que la menace se généralise et qu'elle ne leur permette plus d'exercer les privilèges auxquels ils sont attachés.

 

La voilà cernée, la faiblesse naturelle des démocraties. Elles vont croire en l'"évitabilité" de l'inévitable jusqu'au moment au l'inévitable se sera répandu violemment dans leur quotidien.

 

On revit effectivement ce qui s'est déroulé durant les années trente, lorsque les Allemands redevinrent momentanément les Allemänner, les "Tous les hommes", du nom - ne devant rien au hasard - de l'une des tribus constituante du peuple germanique.

 

L'esprit du chamberlo-daladiérisme avait empêché, avant la lettre, de 1936 à 1938, les puissances démocratiques d'user de leur force afin de mettre un terme à la montée du nazisme. Elles pouvaient alors le faire à moindre risque et à moindre coût, et se seraient ainsi épargné des dizaines de millions de victimes.

 

Mais leur incapacité à prendre au sérieux la différence fondamentale prévalant entre le un pour tous et le tous pour un les égara jusqu'au point où ces puissances ne se préparèrent même pas correctement à une confrontation possible - y compris les Etats-Unis, qui ne s'équipèrent qu'après l'infamie qu'ils subirent à Pearl Harbour.

 

Les dirigeants de l'époque étaient eux-aussi persuadés que le chancelier Hitler était, au fond, l'un des leurs, et que le problème tenait dans la difficulté qu'il y avait à communiquer avec lui et dans les brimades excessives que les alliés avaient fait subir à l'Allemagne suite au premier conflit mondial.

 

Aujourd'hui, les démocraties et leurs leaders en sont au même point qu'alors ; ils s'appliquent à chercher des signes de lumière dans les déclarations des ayatollahs de Téhéran et d'apaisement dans les agissements de leurs alter-ego salafistes.

 

Au point d'ignorer que les victimes des terroristes en Inde n'étaient pas des guerriers et qu'ils ont été visés parce qu'ils vivent la même existence que nous. Parce qu'ils sont nous. Comme étaient nous les victimes de l'agression contre la gare de Madrid, celles du métro de Londres, celles des Tours jumelles, celles des marchés de Bagdad et celles de Sdérot. Parfaitement, celles de Sdérot.

 

Pour les skieurs de Noël, l'idée que des forces aux aspirations différentes des leurs puissent, de nos jours, œuvrer pour imposer leur loi à la planète est à ce point aberrante et dérangeante, que pour les protéger, démontrer qu'elles n'existent pas, et s'auto-flageller, certains néo-épicuriens n'hésitent pas à imputer un complot aux autorités de Washington, les accusant d'avoir elles-mêmes attaqué l'Amérique, le 11 Septembre 2001, et de croire dur comme fer en cette sornette.

 

Pour ne pas avoir à se préparer à la guerre, on élève des cloisons entre Manhattan, Madrid, Londres, Bombay, Sdérot, Bagdad, Beyrouth et l'Afghanistan. On perd la mémoire. On s'accuse de provocations imaginaires. On confond volontairement, et au bénéfice des islamistes, la chronologie des événements, les causes et les effets.

 

Et puis on est chaque fois surpris. Parce qu'on veut bien l'être ; parce qu'on prend le plus grand soin à ne pas écouter les sermons des imams prononcés hier à Gaza, pourtant diffusés par la télévision du Hamas.

 

Tout y est cependant : ce ne sont pas les actes que nous aurions pu perpétrer à leur encontre qui déchaînent leur rage, c'est l'Homme-Dieu et sa culture. Le plus grand et intolérable des blasphèmes, la situation à laquelle il faut remédier dans l'urgence. Djihad dont les combattants-pions se seront accomplis lorsqu'ils lui sacrifieront leur vie.

 

J'ai parlé ce matin à Sami El Soudi en Palestine, à Michaël Béhé au Liban et à Fayçal à Amman, eux ne sont pas surpris. Ils m'ont décrit la joie et la fierté des islamistes à l'écoute, comme nous, des informations en provenance d'Inde. Chaque infidèle éliminé, chaque heure que les terroristes ont tenu sont pour eux le signe de l'avènement prochain de la loi d'Allah sur Terre.

 

S'ils ont un regret, c'est celui d'être trop lâches pour participer personnellement à la Guerre Sainte. Pour eux, nos femmes et nos filles s'habillent et se comportent comme des prostituées, nous avons perdu l'humilité et ne respectons pas les devoirs de l'islam. C'est ce qui s'est dit dans beaucoup de mosquées, et c'est plus qu'il n'en faut pour justifier notre élimination physique et celle de la civilisation de l'Homme-Dieu.

 

Combien sont-ils à s'être réjouis de l'élimination des mécréants de Bombay ? Des centaines de millions.     

 

Est-ce une raison pour détester tous les musulmans ? Certes non, on n'est pas responsable de la foi dans laquelle on naît. Et puis tous les musulmans ne sont pas djihadistes, Sami El Soudi et Fayçal sont mahométans et ils s'opposent, de toutes leurs forces, tant aux assassinats qu'aux effusions de joie qu'ils entraînent.

 

Mais ils sont également les premiers à sonner le glas et à proclamer que combattre immédiatement l'islamisme n'est pas un acte raciste mais exactement le contraire ; que ce n'est pas parce que tous les assassins de Bombay sont musulmans, et que la majorité des musulmans ne sont pas des assassins, qu'il faudrait s'abstenir de combattre les assassins de Bombay et leurs commanditaires.

 

Tsipi Livni, le ministre israélien des Affaires Etrangères, a été claire lors de sa conférence de presse d'hier : "Notre monde subit une attaque, cela ne fait aucune différence si elle a lieu en Inde ou ailleurs, il y a des extrémistes islamiques qui n'acceptent ni notre existence ni celle des valeurs occidentales".

 

Madame Livni a dit également que "les objectifs visés par les terroristes étaient des objectifs juifs, des objectifs israéliens et des objectifs identifiés à l'Ouest, américains et britanniques".

 

Quant au 1er ministre indien, Manmohan Singh, il a déclaré qu'il ne faisait aucun doute que "le groupe qui a mené ces attaques, basé à l'extérieur, était venu avec la détermination aveugle de créer le chaos dans la capitale commerciale du pays".

 

Non pour l'occuper durablement, ni pour remporter quelque avantage tactique ou stratégique tels qu'on se les imagine encore chez l'Homme-Dieu. Mais pour mourir en tuant le plus d'infidèles possibles, pour déstabiliser la société de l'ennemi, pour aiguiser les haines entre les communautés ainsi que la conscience de l'islam telle qu'ils se la figurent, et pour faire ainsi avancer la conquête de la terre par le dar-el-islam. Et sa purification.

 

Tsipi Livni a raison, les attentistes ont tort. Cette semaine, ce sont les skieurs dans leur globalité qui ont été visés, bien qu'ils feignent de l'ignorer.

 

Si les islamistes possèdent des armes, c'est pour qu'elles servent au projet dont ils ne se cachent pas. C'est pour cela qu'une seule bombe atomique dans l'arsenal iranien est bien plus périlleuse que quatre cents dans celui d'un Etat démocratique.

 

Nous sommes à nouveau en guerre contre des Allemänner. Ce n'est pas nous qui l'avons choisi mais eux. Nous ne pouvons rien faire, sauf nous convertir à l'islam, pour arrêter cette guerre. Ne vous occupez pas de la communication, elle passe très bien ! Notre seul tort est celui d'exister et de vivre dans les valeurs qui sont les nôtres et qui ne sont pas tolérables pour cet ennemi, dont tous les membres sont mobilisables, comme exécutants, afin de reprendre la planète aux Hommes-Dieux et de la rendre à "son propriétaire".

 

Nous sommes quelque part en 1936.

 

 

 

 

 

 

 


 

Les soldats-Dayton à Bethlehem pour Noël
Par Sami El Soudi


Keith Dayton © Metula News Agenchy


Plus que le contenu littéral des négociations en cours, ce sont les faits et non les mots qui amèneront la paix

[photo : Keith Dayton

Ils sont l'espoir et peut-être la clé des cadenas qui verrouillent encore le chemin vers la paix et l'édification de mon Etat. Ils sont ceux qui, ces dernières semaines, ont donné l'assurance qui lui manquait au président Mahmoud Abbas. Ils sont ceux qui, après la victoire israélienne contre le terrorisme en Cisjordanie, après l'abandon par les terroristes d'Arafat de la lutte armée, du chaos et du double langage, ont donné aux Palestiniens la certitude que la Rive occidentale ne tombera pas dans les griffes du Hamas.

 

Je parle des soldats-Dayton, bien entendu, de ces policiers formés sérieusement, à Jéricho et en Jordanie.

 

Ils ne sont encore que 900 opérationnels, mais ils sont 900 fois plus efficaces que les dizaines de milliers de soi-disant policiers, qui arpentaient nos rues, déguenillés, dans de vieilles jeeps pourries ; qui portaient ces uniformes crasseux le jour, et participaient au banditisme et aux actes terroristes la nuit.

 

Neuf cents soldats qui sont en train de changer la donne au Proche-Orient, comme ils l'ont déjà fait à Djénine, puis à Hébron et Naplouse. Dans ces villes, le changement est plutôt saisissant. Tout d'abord, on n'y voit plus aucun homme armé n'appartenant aux forces de sécurité. Ensuite, les hommes de Dayton sont toujours actifs et n'étalent pas leur présence dans l'unique but de perpétuer un creux symbole d'un pseudo pouvoir de l'Autorité Palestinienne.

 

Avant leur arrivée, la police était statique et sur la défensive : les gendarmes jouaient aux cartes dans les casernes ou occupaient des postes de contrôle sur les routes ; dont ils déguerpissaient à la première alerte, laissant la rue et l'impression de la détention de la force et de la vérité aux miliciens et terroristes islamistes, beaucoup plus disciplinés, motivés et encadrés

 

Depuis qu'ils sont là, ça a changé. Parmi les nombreux indices de cette évolution, celle qui saute aux yeux, c'est que le commerce a repris, et la vie est revenue dans les ateliers des artisans. Les chiffres de l'économie en Cisjordanie pour ces deux derniers mois sont éloquents ; ici, l'activité croît inversement à la tendance du marché mondial.

 

Les soldats-Dayton, comme je les appelle, viennent de sécuriser deux congrès sur l'économie, qui se sont tenus à Bethlehem et Naplouse. De l'impensable, il y a quatre mois à peine, où toute l'énergie des gens était consacrée à survivre au jour-le-jour.

 

L'amélioration sécuritaire est telle, qu'on rencontre des marchands arabes-israéliens à Djénine, et qu'ils y font leurs affaires en toute quiétude.

 

Dans la ville de la nativité, on annonce avec impatience le déploiement des soldats-Dayton pour le 25 décembre - tout un symbole - avec l'assentiment enthousiaste des Israéliens.

 

A Bethlehem, où, justement, la municipalité vient d'ouvrir une patinoire à ciel ouvert... Il semble lointain, le temps des tireurs de Marwan Barghouti, qu'Arafat obligeait à ouvrir le feu sur les civils juifs de Gilo, depuis le quartier chrétien de Bet Jala, dans l'espoir que Tsahal riposte en démolissant des églises.

 

A Bethlehem, on attend la grande foule pour ce Noël ; rien à voir avec les années précédentes. Selon un responsable de la mairie avec lequel je me suis entretenu, l'affluence touristique serait en hausse de 85 %, la quasi-totalité transitant par Israël. "Si cela se poursuit à ce rythme", continue Monsieur Moussa, "on va dépasser le million de visiteurs pour 2008 !".  

 

Moussa espère que les "nouveaux policiers" vont faire le ménage à Bethlehem comme ils l'ont fait à Hébron. "La situation n'est certes pas aussi préoccupante ici qu'elle ne l'était à Al-Khalil (Hébron) avant l'arrivée des garçons entraînés par les Américains", explique mon interlocuteur. "Il n'y a plus de Tanzim actifs, mais il existe encore quelques cellules islamistes qui font du raffut, maltraitent les chrétiens, effrayent les touristes et collectent des fonds pour acheter des armes à Hanya. Il faut que cela cesse, assez !", gronde l'homme d'une soixantaine d'années.

 

Le Golf de 18 trous de Bethlehem fait le plein, ces jours, en dépit des premières rigueurs de l'arrière-automne, dans une ville qui veut clairement tourner la page de la violence et a toujours été friande de normalité.

 

Moussa, à qui j'ai confié que j'écrivais pour un media étranger, insiste pour que je dise aux exilés chrétiens de revenir. Il précise à leur endroit que les taxes sur les réunions, mariages, voyages et enterrements, que prélevait Barghouti sur les catholiques ont été abolies, et que, "très bientôt, ils ne souffriraient plus d'aucun climat de violence. Les Américains sont chrétiens aussi, ils n'enverraient pas des hommes qu'ils ont formés faire la loi ici, si c'était pour poursuivre les mauvais traitements contre leurs coreligionnaires", conclut Moussa, lui-même musulman, mais avant tout, qui aime sa cité et tous ses habitants.

 

A Hébron et dans ses environs, en très peu de temps, les soldats-Dayton ont effectivement imposé la loi et l'ordre de la Moukata de Mahmoud Abbas et de Salam Fayyad. L'activisme islamique a pratiquement cessé dans la ville dite des patriarches juifs. Les forces spéciales ont partout l'initiative et disposent d'un réseau et de systèmes de renseignements bien au point.

 

Désormais, ce sont les islamistes qui sont sur la défensive, tandis que les Juifs se battent entre eux, sous l'œil amusé des gamins palestiniens. "Edennistes" partisans du grand Israël, comme les définit notre rédacteur en chef, contre soldats et forces de sécurité.

 

Les soldats-Dayton ne s'approchent même pas de l'objet du différend : une maison achetée par des edennistes à un Palestinien, dont la haute-cour de Jérusalem a ordonné l'évacuation par les zélotes. Les super-policiers palestiniens n'ont pas même bronché lorsque les israélites ultras ont désacralisé une mosquée et un cimetière, les barbouillant d'insultes racistes à la peinture bleue.

 

Ils laissent à Tsahal le soin de s'occuper des Juifs, une nouvelle preuve de discipline.

 

Nombre d'hommes du contingent qui va être déployé à Bethlehem vont être prélevés à Hébron, où il ne s'agit plus que de veiller à l'ordre nouvellement instauré.

 

Jérusalem a d'ores et déjà autorisé l'envoi des nouveaux policiers palestiniens à Kalkiliya, face à la ville israélienne de Kfar Sava, et à Tulkarem, face à Nataniya. Pour le moment, les forces de sécurités de l'Etat hébreu gardent la responsabilité administrative des régions où sont déployés les soldats-Dayton, mais cela pourrait évoluer rapidement, m'assure un responsable du ministère israélien de la Défense.

 

Pendant que je termine cet article, d'autres soldats-policiers palestiniens poursuivent leur formation par les Américains. Leur arrivée sur la scène proche-orientale ne modifie pas uniquement l'équation interpalestinienne de Gaza ; il suffit de se promener à pied à Djénine, en sachant ce qu'elle a été, pour saisir que l'atmosphère qui y règne est propice à la création d'un Etat. Et que les Israéliens n'ont plus rien à craindre d'endroits où prévaut cet ordre nouveau.

 

Plus que le contenu littéral des négociations en cours, ce sont les faits et non les mots qui amèneront la paix. C'est ce qu'avait compris le général Keith Dayton, lorsqu'il a mis en chantier son projet. Si l'expérience se poursuit comme elle a commencé, la paix existera sur le terrain avant qu'elle ne soit formalisée sur le papier. Les négociateurs n'auraient plus qu'à solutionner les points de détail, vu qu'ils n'auront aucune raison suffisante de ne pas endosser la paix, lorsque celle-ci se sera installée de facto sur le terrain. On pourrait être moins éloignés de cette échéance qu'il n'y paraît vu d'Europe ou dans les discours des uns et des autres.


 

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Published by Pierre Bouskila - dans Metula News Agency©
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