| Décembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |||||
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | ||||
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | ||||
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | ||||
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||||||
|
||||||||||
Agression du Hezbollah libanais:
Metula, dimanche 16 juillet, 09h 51 locales
Haïfa, le bilan s'alourdit, 9 morts. C'est un atelier d'entretien du matériel ferrovière qui a été touché de plein fouet.
Il ne semble pas que des installations sensibles aient été atteintes.
Intervention massive de l'artillerie et de l'aviation israéliennes.
Metula, dimanche 16 juillet, 09h 31 locales
En primeur Ména : 6 morts dans la gare ferrovière de Haïfa.
Metula, dimanche 16 juillet, 09h 07 locales
On vient d'entendre dans le quartier d'Akhouza à Haïfa le bruit de 5 à 7 impacts de roquettes.Détails suivront.
Metula, dimanche 16 juillet, 09h 12 locales
Nous confirmons les chutes de roquettes dans la région de Haïfa, du Golfe de Haïfa, de Saint-Jean d'Acre, de Naharyia et de Rosh Hanikra
Certain missiles sont tombés à proximité des raffineries principales d'Israël mais il ne semble pas qu'elles aient été touchées.
09h 15 Seconde salve de nombreux projectiles dans le même secteur. Il y a plus de 20 blessés, d'après une toute 1ère estimation.
Metula, dimanche 16 juillet, 09h 07 locales
On vient d'entendre dans le quartier d'Akhouza à Haïfa le bruit de 5 à 7 impacts de roquettes.
Détails suivront.
Beyrouth, (Michaël Béhé) dimanche 16 juillet, 08h 02 locales
Le cheikh Hassan Nasrallah est soit mort soit blessé des suites des attaques israéliennes contre son bunker durant la nuit.
Désarroi maximal à la tête du Hezbollah, dont plusieurs chefs supérieurs ont été éliminés. La capacité opérationnelle de l'organisation chiite a été nettement réduite par les frappes israéliennes contre ses combattants, la destruction des voies de communication qu'elle emprunte et la destruction de ses dépôts d'armes et de munitions.
Paradoxalement, cette désorganisation et ce début d'effondrement du Hezbollah pourrait conduire à des opérations suicidaires pour la région, à l'initiative de commandants exaltés de l'échelon inférieur.
Metula, dimanche 16 juillet, 06h 45 locales
Hassan Nasrallah semble bien bloqué dans un bunker avec d’autres dirigeants du mouvement terroriste chiite. L’armée de l’air israélienne a bombardé ledit blockhaus à 2 reprises, hier soir et cette nuit, après l’avoir une première fois touché vendredi.
Le Hel Avir a effectué plus de 110 sorties durant la nuit contre des objectifs intégristes et infrastructurels au pays des cèdres, dont 60 à Beyrouth.
Depuis 6 heures ce matin, Al-Manar ne diffuse plus que des passages du Coran. On ignore la signification de la diffusion de ces programmes, mais Michaël Béhé signale que l’aviation de l’Etat hébreu a entièrement détruit les installations de la télévision du Hezbollah.
Depuis ce lundi matin, et jusqu’à maintenant, on ne note aucun tir de projectiles intégristes contre le territoire israélien.
Des commandos terrestres israéliens sont, pour la 1ère fois dans le conflit, à l’œuvre en différents points du territoire libanais. Leurs objectifs : libérer les deux soldats otages, éliminer ou appréhender des chefs terroristes, faire sauter des entrepôts d’armes dangereuses pour Israël.
Israël prend toutes les mesures nécessaires en prévision de tirs de missiles à longue portée contre le centre de son territoire ainsi qu’en vue de l’expiration, demain lundi, de l’ultimatum qu’elle a présenté à Damas.
La France a pris une attitude ouvertement hostile à l’Etat hébreu. Hier soir et dans son édition de la nuit, le JT de la télévision d’Etat FR2 a déclaré que Tsahal avait tué une centaine de personnes au Liban presque exclusivement des civils.
Il s’agit d’une dangereuse ineptie reprenant la propagande du Hezbollah, qui dissimule le nombre de ses combattants tués ou blessés et qui constitue, de ce fait, une nouvelle incitation officielle à la haine d’Israël.
Cette incitation s’ajoute aux déclarations irresponsables du président Chirac selon lesquelles l’intention d’Israël consisterait à détruire complètement le Liban.
De fait, la Ména libanaise estime qu’environ 300 membres du Hezbollah ont été éliminés, de même que 70 terroristes et miliciens affiliés à d’autres groupes figurant sur les listes des organisations terroristes de l’Union Européenne et des USA. Le nombre de blessés parmi ces organisations s’élèverait à 6 ou 700.
Metula, samedi 15 juillet, 19h 50 locales
Des informations persistantes rapportent que le cheikh Nasrallah, le secrétaire général du Hezbollah, serait bloqué depuis hier dans une partie de bunker recouverte de tonnes de gravats. Nasrallah serait dans l’incapacité de sortir de cette espèce de prison naturelle.
Des hélicoptères d’assaut viennent d’anéantir un commando de lanceurs de Katiouchas motorisé dans la proximité du village alaouite israélien de Radjar, à 5 kilomètres à l’est de Metula.
L’armée israélienne a détruit toutes les stations radar de l’armée libanaise sur la côte méditerranéenne. Il s’agit d’une riposte au fait que ladite armée, avec ses radars, avait collaboré hier avec le Hezbollah dans l’attaque contre la vedette israélienne Hanit.
Tsahal a fait savoir qu’elle n’avait pas l’intention de s’en prendre aux forces armées du Liban mais qu’elle anéantirait tous ceux qui prêtent main forte aux terroristes. Il s’agit en même temps d’un carton jaune.
La Hanit vogue désormais, par ses propres moyens, en direction des chantiers navals d’Ashdod dans le sud d’Israël, où elle y subira les réparations nécessaires. Elle est attendue à Ashdod dans une heure.
Le missile qui a endommagé la Hanit est du type C-802. Il s’agit d’un engin développé en Chine et produit en Iran sous licence. Le commandement de la marine israélienne a admis que la "vedette Hanit était équipée des systèmes nécessaires à éviter les C-802" et a reconnu "qu’elle avait été surprise de la trouver au service des intégristes libanais".
Metula, samedi 15 juillet, 19h 05 locales
Une unité de missiles sol-air Patriots s'est déployée pour la défense de Haïfa. Ceci est lié à l'ultimatum adressé vendredi à la Syrie, et est destiné à protéger la métropole septentrionale d'aléatoires attaques aériennes par l'aviation de Al-Assad.
C'est une grosse bévue d'origine humaine qui a permis aux intégristes d'endommager la vedette de type Saar V. Ce navire était équipé des équipements les plus modernes, capables de détourner sans problème le missile iranien.
La Ména a déjà établi que l'équipage de la vedette a sous-estimé les capacités de l'ennemi et que, persuadé que le Hezbollah ne possédait pas ce genre d'armes, il avait débranché le système de défense automatique...
Une enquête est en cours et des responsabilités sont engagées, qui seront considérées à l'issue du conflit. De plus, l'état-major, depuis cet incident, a décidé de considérer que le Hezbollah détenait toute la panoplie d'armes à disposition de l'Iran et d'agir en conséquence.
A 18 h, des salves de Katiouchas ont à nouveau frappé Tibériade et Khatzor-en-Galilée, profondément à l'intérieur du territoire israélien.
|
||
|
Metula, dimanche 16 juillet, 09h 07 locales
On vient d'entendre dans le quartier d'Akhouza à Haïfa le bruit de 5 à 7 impacts de roquettes.
Détails suivront.
Beyrouth, (Michaël Béhé) dimanche 16 juillet, 08h 02 locales
Le cheikh Hassan Nasrallah est soit mort soit blessé des suites des attaques israéliennes contre son bunker durant la nuit.
Désarroi maximal à la tête du Hezbollah, dont plusieurs chefs supérieurs ont été éliminés. La capacité opérationnelle de l'organisation chiite a été nettement réduite par les frappes israéliennes contre ses combattants, la destruction des voies de communication qu'elle emprunte et la destruction de ses dépôts d'armes et de munitions.
Paradoxalement, cette désorganisation et ce début d'effondrement du Hezbollah pourrait conduire à des opérations suicidaires pour la région, à l'initiative de commandants exaltés de l'échelon inférieur.
Metula, dimanche 16 juillet, 06h 45 locales
Hassan Nasrallah semble bien bloqué dans un bunker avec d’autres dirigeants du mouvement terroriste chiite. L’armée de l’air israélienne a bombardé ledit blockhaus à 2 reprises, hier soir et cette nuit, après l’avoir une première fois touché vendredi.
Le Hel Avir a effectué plus de 110 sorties durant la nuit contre des objectifs intégristes et infrastructurels au pays des cèdres, dont 60 à Beyrouth.
Depuis 6 heures ce matin, Al-Manar ne diffuse plus que des passages du Coran. On ignore la signification de la diffusion de ces programmes, mais Michaël Béhé signale que l’aviation de l’Etat hébreu a entièrement détruit les installations de la télévision du Hezbollah.
Depuis ce lundi matin, et jusqu’à maintenant, on ne note aucun tir de projectiles intégristes contre le territoire israélien.
Des commandos terrestres israéliens sont, pour la 1ère fois dans le conflit, à l’œuvre en différents points du territoire libanais. Leurs objectifs : libérer les deux soldats otages, éliminer ou appréhender des chefs terroristes, faire sauter des entrepôts d’armes dangereuses pour Israël.
Israël prend toutes les mesures nécessaires en prévision de tirs de missiles à longue portée contre le centre de son territoire ainsi qu’en vue de l’expiration, demain lundi, de l’ultimatum qu’elle a présenté à Damas.
La France a pris une attitude ouvertement hostile à l’Etat hébreu. Hier soir et dans son édition de la nuit, le JT de la télévision d’Etat FR2 a déclaré que Tsahal avait tué une centaine de personnes au Liban presque exclusivement des civils.
Il s’agit d’une dangereuse ineptie reprenant la propagande du Hezbollah, qui dissimule le nombre de ses combattants tués ou blessés et qui constitue, de ce fait, une nouvelle incitation officielle à la haine d’Israël.
Cette incitation s’ajoute aux déclarations irresponsables du président Chirac selon lesquelles l’intention d’Israël consisterait à détruire complètement le Liban.
De fait, la Ména libanaise estime qu’environ 300 membres du Hezbollah ont été éliminés, de même que 70 terroristes et miliciens affiliés à d’autres groupes figurant sur les listes des organisations terroristes de l’Union Européenne et des USA. Le nombre de blessés parmi ces organisations s’élèverait à 6 ou 700.
Metula, samedi 15 juillet, 19h 50 locales
Des informations persistantes rapportent que le cheikh Nasrallah, le secrétaire général du Hezbollah, serait bloqué depuis hier dans une partie de bunker recouverte de tonnes de gravats. Nasrallah serait dans l’incapacité de sortir de cette espèce de prison naturelle.
Des hélicoptères d’assaut viennent d’anéantir un commando de lanceurs de Katiouchas motorisé dans la proximité du village alaouite israélien de Radjar, à 5 kilomètres à l’est de Metula.
L’armée israélienne a détruit toutes les stations radar de l’armée libanaise sur la côte méditerranéenne. Il s’agit d’une riposte au fait que ladite armée, avec ses radars, avait collaboré hier avec le Hezbollah dans l’attaque contre la vedette israélienne Hanit.
Tsahal a fait savoir qu’elle n’avait pas l’intention de s’en prendre aux forces armées du Liban mais qu’elle anéantirait tous ceux qui prêtent main forte aux terroristes. Il s’agit en même temps d’un carton jaune.
La Hanit vogue désormais, par ses propres moyens, en direction des chantiers navals d’Ashdod dans le sud d’Israël, où elle y subira les réparations nécessaires. Elle est attendue à Ashdod dans une heure.
Le missile qui a endommagé la Hanit est du type C-802. Il s’agit d’un engin développé en Chine et produit en Iran sous licence. Le commandement de la marine israélienne a admis que la "vedette Hanit était équipée des systèmes nécessaires à éviter les C-802" et a reconnu "qu’elle avait été surprise de la trouver au service des intégristes libanais".
Metula, samedi 15 juillet, 19h 05 locales
Une unité de missiles sol-air Patriots s'est déployée pour la défense de Haïfa. Ceci est lié à l'ultimatum adressé vendredi à la Syrie, et est destiné à protéger la métropole septentrionale d'aléatoires attaques aériennes par l'aviation de Al-Assad.
C'est une grosse bévue d'origine humaine qui a permis aux intégristes d'endommager la vedette de type Saar V. Ce navire était équipé des équipements les plus modernes, capables de détourner sans problème le missile iranien.
La Ména a déjà établi que l'équipage de la vedette a sous-estimé les capacités de l'ennemi et que, persuadé que le Hezbollah ne possédait pas ce genre d'armes, il avait débranché le système de défense automatique...
Une enquête est en cours et des responsabilités sont engagées, qui seront considérées à l'issue du conflit. De plus, l'état-major, depuis cet incident, a décidé de considérer que le Hezbollah détenait toute la panoplie d'armes à disposition de l'Iran et d'agir en conséquence.
A 18 h, des salves de Katiouchas ont à nouveau frappé Tibériade et Khatzor-en-Galilée, profondément à l'intérieur du territoire israélien.
|
Propos du Premier ministre suite à l'attaque de missiles contre Haïfa
16 juillet 2006
|
|
Ci-après, les remarques du Premier ministre Ehud Olmert au début de la réunion hebdomadaire du Cabinet, ce jour (dimanche) 16 juillet 2006, suite à l'attaque de missiles contre Haïfa qui a fait 8 morts et 50 blessés, et aux attaques des derniers jours qui ont fait 16 morts et des centaines de blessés en Israël
« C’est une matinée très difficile pour nous tous. Les rudes coups portés à Haïfa font suite aux attaques meurtrières contre des centres habités de tout le pays. Ces attaques ont pour but de porter atteinte à des civils, parce qu’il s’agit d’une guerre criminelle du Hezbollah contre Israël et ses habitants. Au nom du Cabinet et du peuple d’Israël, je tiens à exprimer mes condoléances aux familles des soldats de Tsahal et des civils qui ont été tués, et à assurer de mes meilleurs vœux de plein rétablissement ceux et celles qui ont été blessés, y compris les kidnappés et leurs familles.
Il y a quelques jours, l’Etat d’Israël était attaqué par le nord. Cette attaque fait suite à l’attaque terroriste lancée depuis la bande de Gaza. Dans les deux cas, elles ont eu lieu sans aucun motif et elles sont majoritairement dirigées contre des civils israéliens innocents, à l’intérieur du territoire souverain d’Israël. Tant au nord qu’au sud, aucune entité régionale ou internationale n’a formulé la moindre plainte concernant la présence d’Israël sur un territoire dont la souveraineté serait matière à litige. L’Etat d’Israël ne peut admettre cet état de choses. Nous n’avons aucun intérêt à porter atteinte aux peuples palestinien et libanais et nous ne le voulons pas. Nous voulons mener une existence tranquille dans des rapports de bon voisinage.
A mon grand regret, il en est qui ont mal interprété notre aspiration à vivre en paix. Nous n’avons pas l’intention de céder à ces menaces. Nous savons que beaucoup d’épreuves nous attendent encore. Nos ennemis tentent de désorganiser la vie en Israël, mais ils n’y parviendront pas. La population est forte et unie dans ce combat.
Tant au nord qu’au sud, la détermination dont a fait montre la population joue un rôle important dans la puissance de l’Etat d’Israël, et nous en sommes très fiers. Nous devons faire preuve de patience et de retenue. Ce combat n’est pas soumis à une astreinte de temps ; c’est une lutte quotidienne, et le Gouvernement israélien, ainsi que la population, continueront à faire preuve d’autant de sérénité, de détermination et de clairvoyance que nécessaire. Notre combat est moral et juste et aucun peuple du monde libre n’aurait agi comme nous l’avons fait.
Le Gouvernement est prêt à apporter une assistance immédiate aux habitants du nord du pays, dans tous les domaines. Des représentants du Gouvernement, à tous les niveaux, ont pour instruction d’élaborer un plan d’assistance sociale et économique. Durant toute l’opération, un comité interministériel de Directeurs Généraux, présidé par Ra’anan Dinur, Directeur Général du Bureau du Premier ministre, fournira toute l’assistance nécessaire aux habitants, en coordination étroite avec le Ministère des Finances.
Les décisions que nous avons à prendre sont difficiles et complexes. Mon gouvernement est déterminé à continuer de faire tout ce qui est nécessaire pour atteindre nos objectifs. Rien ne nous en détournera, quelles que puissent être les conséquences sur nos relations à la frontière nord et dans la région.
En conclusion, je tiens à dire au Ministre de la Défense, Amir Peretz, au Chef-d’Etat-Major, le général Dan Halutz, au Préfet de Police, Moshe Karadi, et à tous les membres de Tsahal et des services de sécurité, que je suis fier de vivre dans un Etat qui a une telle armée et de tels services de sécurité. Continuez la lutte sans hésitation, le peuple d’Israël tout entier est derrière vous. »
(Traduit de l'hébreu par Menahem Macina)
|
|
Communiqué - 16 juillet 2006 Lettre d'information éditée par l'Ambassade d'Israël en France
|
|
16 juillet 2006
|
|
Sans la moindre provocation de sa part, Israël a subi une attaque transfrontalière en provenance du territoire libanais. L’attaque a été perpétrée par le Hezbollah, qui fait partie du Gouvernement du Liban. Elle était dirigée contre des citoyens israéliens – citoyens et soldats – qui se trouvaient sur le territoire israélien souverain. Dans ces circonstances, Israël n’a pas d’autre alternative que de se défendre et de défendre ses citoyens. C’est pour cette raison qu’Israël réagit maintenant à l’acte de guerre d’un Etat souverain voisin. L’objectif de l’opération israélienne est double : libérer les soldats enlevés et faire disparaître la menace terroriste de sa frontière nord. Israël considère que le Liban est responsable de la situation actuelle, et qu’il doit en subir les conséquences.
La proportionnalité se mesure en fonction de l’étendue de la menace. Les actions d’Israël ne résultent pas seulement de l’attaque injustifiée contre Israël, ni de l’enlèvement des deux soldats. L’opération militaire d’Israël est également dirigée contre la menace concrète et tangible que fait peser le Hezbollah sur plus d’un million de civils dans tout le nord d’Israël. Le Hezbollah – organisation terroriste dont le but est la destruction d’Israël et qui contrôle le sud-Liban – dispose de plus de douze mille missiles prêts à être tirés contre Israël, et en a lancé des centaines durant les quelques jours écoulés. L’usage massif de ces missiles par le Hezbollah, qui a causé de nombreux décès de civils, des centaines de blessés et des destructions considérables, rend nécessaires les actions d’Israël. On peut se demander 'ce qu’auraient fait d’autres Etats s’ils avaient été l’objet d’une menace de cette magnitude'.
Israël ne prend pour cibles que des installations qui servent directement aux attaques terroristes contre Israël, perpétrées par les organisations terroristes. Par exemple, Israël s’en est pris à l’Aéroport International et à l’autoroute Beyrouth-Damas, parce que le Hezbollah les utilise pour se réapprovisionner en armes et en munitions. Israël a également pris pour cibles des immeubles, tel celui des studios de télévision du Hezbollah, qui servent de moyen vital de communication pour les activistes terroristes. Malheureusement, les terroristes se sont volontairement cachés et ont stocké leurs missiles dans des zones d’habitation, mettant ainsi en danger les populations alentour. En fait, beaucoup des missiles récemment tirés contre Israël ont été emmagasinés dans des habitations privées et tirées de ces dernières, expropriées par des terroristes du Hezbollah, qui veulent ainsi protéger leurs actions derrière un bouclier humain de civils, pour empêcher une riposte d’Israël. Malgré cette cruelle exploitation de civils, Israël prend grand soin de réduire au minimum le risque auquel la population est exposée – souvent aux dépens d’avantages opérationnels. Par exemple, des tracts sont lancés pour inciter les habitants à éviter certaines installations du Hezbollah, même si cet avertissement préalable réduit l’élément de surprise dont eût pu bénéficier Israël.
Israël a fait preuve de retenue durant plus de six ans. En mai 2000, Israël a pris la difficile décision de se retirer complètement du sud-Liban, après avoir été contraint, quelques années plus tôt, d’y créer une zone de sécurité pour empêcher les attaques terroristes et les tirs de roquettes contre les villes israéliennes. Le Conseil de Sécurité de l’ONU a reconnu qu’Israël s’était entièrement retiré du sud-Liban, en pleine conformité avec la Résolution 425. Le Gouvernement libanais avait alors l’occasion de prendre le contrôle total du sud et de définir une frontière pacifique avec Israël. Au lieu de cela, il a préféré céder à la terreur que de la vaincre, et il a permis au Hezbollah d’occuper les régions contiguës à la frontière et de constituer un énorme arsenal de roquettes et de missiles.
A plusieurs reprises, Israël a formulé des avertissements et demandé à la communauté internationale d’inviter le Liban à imposer sa loi au Hezbollah, et d’obliger ses hommes armés à quitter les positions qu’ils occupent près de la frontière, et à démanteler leurs stocks de missiles. Malheureusement, le Liban n’a pas tenu compte des demandes de la communauté internationale d’exercer sa souveraineté et de désarmer le Hezbollah, et aujourd’hui, le peuple libanais doit, hélas, supporter les conséquences de l’inaction de son gouvernement.
La diminution récente de la présence militaire syrienne au Liban a laissé à Beyrouth plus de liberté d’action pour servir les intérêts libanais, pourtant, jusqu’ici, aucune mesure n’a été prise à l’encontre du Hezbollah.
Le Gouvernement du Liban porte la responsabilité de la menace que constitue le Hezbollah. Il a conféré une légitimité officielle au Hezbollah et a permis que ses opérations armées se déroulent sans entraves. Le Hezbollah n’aurait jamais obtenu les missiles et l’équipement militaire dont il dispose, si le gouvernement libanais n’avait permis que ces armements parviennent au Liban.
Il est de la responsabilité du Gouvernement du Liban de remplir son obligation, en tant qu’Etat souverain, d’étendre son contrôle à tout son territoire, comme le demandent les résolutions 425 et 1559. Par son opération, Israël espère faire pression sur le Gouvernement de Beyrouth pour qu’il agisse, et faciliter son action en lui assurant l’encouragement international et les conditions favorables au désarmement du Hezbollah et au déploiement de l’armée libanaise au sud, jusqu’à la frontière entre Israël et le Liban.
La Syrie héberge dans sa capitale, Damas, les quartiers généraux d’un certain nombre de groupes terroristes djihadistes palestiniens, dont le Hamas. Elle abrite et soutient, sur le plan logistique, le dirigeant du Hamas, Khaled Mashaal, qui a vécu à Damas pendant des années. De Damas, Mashaal dirige, des terroristes qui, de l’intérieur des territoires palestiniens, perpètrent des attaques incessantes contre Israël et ses citoyens, dont des bombardements contre le sud d’Israël avec des missiles Qassam, et la récente infiltration et le kidnapping du soldat israélien, Guilad Chalit. La Syrie apporte également son aide au Hezbollah, sous forme, entre autres, de transfert d’armes, de munitions et de militants, qui sont acheminés par l’aéroport de Damas et les passages frontière entre la Syrie et le Liban. Le Hezbollah serait incapable d’agir au Liban sans un parrainage syrien.
L’Iran est le principal bienfaiteur du Hezbollah. Il fournit à cette organisation les fonds, les armes, les directives, et même l’encadrement iranien (les 'Pazdaran', ou Gardiens de la Révolution). Les missiles à longue portée qui ont frappé les villes israéliennes de Haïfa et Carmiel (le 13 juillet) ont été fabriqués par l’Iran, comme c’était le cas du missile téléguidé tiré contre un navire israélien lance-missiles, au large de la côte libanaise. D’une manière générale, le Hezbollah est purement et simplement une arme du régime djihadiste de Téhéran. L’Iran a également accru de manière considérable son influence à l’intérieur de l’organisation terroriste palestinienne, et au sein des Brigades d’al-Aqsa (Fatah), et du groupe Iz a-Din al-Qassam (Hamas). Il assure le financement, la formation technique et les directives opérationnelles de leurs cellules terroristes.
Le Hamas et le Hezbollah sont mues par une idéologie djihadiste extrémiste, qui appelle à la destruction immédiate de l’Etat d’Israël, et qui s’inscrit dans l’effort international pour mener une 'Guerre Sainte' contre le monde occidental 'infidèle', et ce afin de faire prévaloir leur version radicale de l’islam d’un bout à l’autre du globe.
La Syrie et l’Iran soutiennent ces groupes, non seulement parce qu’ils approuvent leur idéologie, mais aussi parce que ces organisations constituent, pour Damas et Téhéran, un moyen de renforcer l’influence de leur régime respectif et de détourner l’attention d’autres problèmes qui leur ont valu récemment des pressions internationales. La Syrie fait face à une critique croissante pour son implication dans le meurtre de Rafik Hariri et son interférence dans les affaires libanaises. L’Iran est l’objet d’une pression, qui va en s’élargissant, à propos de son programme de développement nucléaire. De plus, la communauté internationale dénonce ces deux régimes pour leur sinistre bilan en matière de droits de l’homme.
Par conséquent, Israël considère le Hamas, le Hezbollah, la Syrie et l’Iran comme les acteurs fondamentaux de l’Axe du Djihad Terroriste qui menace non seulement Israël, mais tout le monde occidental.
Les centaines d’attaques de roquettes, lancées en ce moment depuis le Liban par le Hezbollah contre Haïfa et le nord d’Israël, et au cours desquelles douze civils ont été tués et des dizaines d’autres blessés, devraient dissiper une fois pour toute la légende populaire qui dépeint le Hezbollah comme une force de guérilla mal équipée. Créé dans les années 1980 et agissant par procuration pour le compte de l’Iran afin de perpétrer les actes hostiles de ce pays contre Israël – sans considération pour la souveraineté libanaise et en violation de cette dernière – le Hezbollah a reçu des envois énormes d’armement moderne haut-de-gamme provenant de l’arsenal iranien, transbordés en passant par la Syrie.
Un officier de haut rang de l’armée iranienne déclarait dimanche au journal en langue arabe, Al-Sharq al-Awsat, que les Gardes Révolutionnaires de la République islamique [les Pasdaran] avaient établi des dizaines de bases de lancement de roquettes et de missiles dans la Vallée du Liban et le long de la frontière avec Israël. Entre 1992 et 2005, le Hezbollah a reçu quelques 11.500 missiles et roquettes à courte et moyenne portée. Cet officier ajoutait que le Hezbollah possédait quatre types de missiles sol-sol modernes : des « Fajr » [victoire], d’une portée de 100 km, des « Iran 130 », d’une portée de 90-110 km, des « Shahin », d’une portée de 150 km, et des roquettes de 355 mm de diamètre, également d’une portée de 150 km. Le vendredi 14 juillet au soir, le Hezbollah a fait preuve d’une capacité, jusqu’alors inconnue, en tirant sur un navire israélien un missile mer-terre sophistiqué, guidé par radar, de fabrication iranienne, tuant quatre soldats.
Face à cette grave agression de la part du Hezbollah, Israël fera tout le nécessaire afin d’éloigner la menace terroriste de ses centres de population, comme le ferait tout autre pays dans des circonstances similaires.
Il existe un large consensus, sur la scène internationale, à propos du fait que le terrorisme djihadiste constitue une menace mondiale qu’il faut combattre avec détermination et fermeté. Israël a été en contact intensif avec des gouvernements étrangers et des organisations mondiales, pour coordonner la pression à exercer sur ces régimes, et faire en sorte qu’ils comprennent que le prix qu’ils auront à payer, sur le plan international, pour leur soutien du terrorisme, sera insupportablement élevé.
Dans sa conférence de presse qui a suivi l’attaque du 12 juillet, le Secrétaire-Général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a présenté la liste de ses exigences de rançon en échange de la libération des [deux] soldats [israéliens] enlevés. Elle comprenait une demande de libération de détenus terroristes du Hamas, ainsi que de membres du Hezbollah. Ceci est révélateur du fait que le niveau de coordination entre ces deux groupes de terreur djihadiste n’est pas seulement idéologique, mais qu’il est également opérationnel.
A la suite de l’attaque du 12 juillet à partir du Liban, le Premier ministre Olmert a déclaré qu’"Israël ne céderait pas au chantage et ne négocierait pas avec des terroristes concernant la vie des soldats israéliens.
Israël sait bien que si les opérations militaires sont actuellement nécessaires pour défendre ses citoyens en neutralisant la menace que constitue l’infrastructure terroriste du Hezbollah au Liban, la solution définitive est, bien entendu, diplomatique. A ce niveau, il n’existe aucune différence de fond entre la position israélienne et celle de la communauté internationale. Israël attend, de la famille des nations, qu’elle fasse respecter le consensus international déjà approuvé par le Conseil de Sécurité de l’ONU concernant le Liban, et de faire pression sur le gouvernement libanais pour qu’il applique les résolutions 1559 et 1680, impose sa souveraineté sur la région frontalière avec Israël et désarme le Hezbollah.
Pour soutenir cet effort, les dirigeants des pays du G8, actuellement réunis à Saint Petersbourg, doivent entreprendre une offensive diplomatique pour amener à un cessez-le-feu rapide qui aboutira au retour des soldats israéliens kidnappés, au désarmement du Hezbollah et à sa transformation en un groupe jouant un rôle politique non violent.
(Traduit de l’hébreu par Menahem Macina)
|
Metula, lundi 17 juillet, 12h 20 locales
Jacques Chirac envoie de Villepin à Beyrouth "pour montrer sa solidarité avec le Liban" :
Que voilà une solution originale pour se débarrasser de l’affaire Clearstream !
Metula, lundi 17 juillet, 01h 38 locales
Aucun blessé n’a été rapporté lors de la dernière frappe du Hezbollah il y a 2 heures.
Metula, dimanche 16 juillet, 23h 38 locales
Nouvelle escalade de la part du Hezbollah : vers 23 h 25, des missiles d’une portée non encore utilisée dans le conflit, se sont abattus sur Nazareth, la banlieue d’Afoula, Givat Héla et le carrefour routier du Movil (la conduite nationale d’eau potable).
On est en présence de projectiles d’une portée que nous estimons à 80 km. Nous ignorons encore s’il y a des blessés.
D’autres détails suivront.
Deux Katiouchas ont également à nouveau touché notre région dans le même temps.
L'aviation israélienne intervient massivement dans toutes les régions du Liban.
Metula, dimanche 16 juillet, 20h 22 locales
Depuis environ 2 heures, notre lotissement est la cible de nombreuses Katiouchas tirées à partir du territoire libanais.
L’un de ces projectiles s’est abattu sur un pylône électrique à proximité immédiate de nos bureaux, nous privant totalement d’électricité durant 1h 15’, et occasionnant des dégâts réparables dans nos installations électroniques.
Et comme les ennuis voyagent souvent en groupe, un hélicoptère de type Cobra, qui a tiré 2 missiles sur les lanceurs de Katiouchas, depuis la verticale de Metula, a failli générer une nouvelle et dramatique bévue.
Cela s’est déroulé devant nos yeux : le 1er missile a effectivement atteint le commando intégriste, mais la mise à feu du second a échoué, et il est tombé comme une pierre sur notre village. Par chance, le missile a explosé dans un petit bois, entre deux quartiers, ne faisant aucune victime, mais allumant un feu qui a nécessité l’intervention de deux camions de pompiers.
Au cas où un missile de ce type aurait heurté une habitation, on courait à la catastrophe… Le pilote du Cobra a commis une erreur de débutant (Juffa) : on ne tire jamais une bombe ou un missile à partir de son territoire ! Il n’est pas inhabituel, en effet, que des missiles de tous types connaissent des problèmes de mise à feu lors du largage.
A notre grand regret, les media israéliens ont préféré parler d’une chute de Katioucha, tout en connaissant, pour la plupart, la véritable cause de l’explosion. Nous déplorons et dénonçons cette façon de faire, qui reste extrêmement rare dans les media de ce pays. Quant au pilote imprudent il devrait se faire sérieusement allonger les oreilles…
Commentaires