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  • : La Chaine d'Union
  • : Lettre d'actualité, avec un apport de symbolisme, et de spiritualité, accés le plus souvent sur un axe Moyen- Orient, Europe, et Amérique du Nord.
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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 20:40

Crif, 11 février 2010

Pour un peu, les activistes et terroristes du Hamas passeraient pour de grands démocrates. Pour un peu on bénirait leur action, on les encenserait, on les honorerait ces braves « combattants » palestiniens. La vérité est autre. L’ambassadeur égyptien Hassan Issa, dans l’hebdomadaire égyptien francophone Al-Ahram Hebdo, nous livre un autre son de cloche. Que dit-il ?


« Il faut savoir que le Hamas, sous le contrôle duquel se trouve Gaza, est sous la houlette de l’Iran qui lui fournit 120 millions de dollars d’aides qui ont été rabaissés dernièrement à 100 millions. Une situation qui fait de Gaza un foyer de menace iranienne. Actuellement, les factions qui en profitent, et à leur tête le Hamas, appellent à séparer Gaza de la Palestine et à la déclarer capitale islamique dont l’autorité sera appliquée à tous les pays qui l’entourent. C’est leur rêve. »



Et, leur rêve est bien terrifiant. Une militante d’une ONG témoigne (Libération, 30 novembre 2009) : « Ce n’est pas seulement comme femme que je me sens opprimée, s’insurge Nadia, qui est l’une des seules de son quartier à ne pas porter le voile. C’est comme individu que le Hamas m’empêche de m’exprimer. C’est ça qui est le plus grave.» Responsable d’une ONG, qui travaille avec des femmes et des enfants, elle est bien plus inquiète du contrôle politique exercé par le parti islamiste : interdictions de spectacles de théâtre hors des locaux de son association, tentatives d’imposer une procédure d’enregistrement, fermeture des ONG affiliées au Fatah, le grand rival expulsé militairement de la bande de Gaza par le Hamas en 2007. Et, à Gaza, nombreux sont ceux qui se sont tournés vers le salafisme, une version encore plus dure et observante de l’islamisme. « Les barbes s’allongent, les pantalons raccourcissent ; le khamis, la tenue des fondamentalistes pakistanais, est de plus en plus porté, témoigne Libération. «La bigoterie est devenue la norme, se désole Nadia. La pauvreté joue un grand rôle là-dedans, c’est un moyen de bénéficier des aides qui passent par le réseau des mosquées. Mais c’est aussi le résultat d’un long travail de sape. Désormais, les gens se demandent sérieusement s’il faut entrer dans sa salle de bain du pied droit ou gauche.»


Mais, en fin de compte pour connaître les objectifs réels du Hamas, il faut se forcer à lire sa

Charte. En voici quelques extraits.


« Article premier :


Le Mouvement de la Résistance Islamique : L’islam est sa règle de vie; il en tire ses idées, ses concepts de même que ses points de vue sur l’univers, sur la vie et sur l’homme; c’est à lui qu’il se remet pour juger de l’ensemble de ses pratiques et c’est de lui qu’il tire les indications de la Voie droite sur laquelle mettre ses pas.


Article deuxième :


Le Mouvement de la Résistance Islamique est l’une des ailes des Frères musulmans en Palestine. Le Mouvement des Frères musulmans est un organisme mondial, le plus important des mouvements islamiques de l’époque moderne; il se distingue par la profondeur de son mode de compréhension, la précision de son mode de représentation et l’universalisme parfait des concepts islamiques qui s’appliquent à l’ensemble des domaines de la vie, aux représentations et aux croyances, à la politique et à l’économie, à l’éducation et à la vie sociale, au judiciaire et à l’exécutif, à la mission et à l’enseignement, à l’art et à l’information, à ce qui est caché comme à ce qui est manifeste et à tous les autres domaines de la vie.


Article onzième :


Le Mouvement de la Résistance Islamique considère que la terre de Palestine est une terre islamique waqf [de main-morte] pour toutes les générations de musulmans jusqu’au jour de la résurrection. Il est illicite d’y renoncer en tout ou en partie, de s’en séparer en tout ou en partie : aucun Etat arabe n’en a le droit, ni même tous les Etats arabes réunis; aucun roi ni président n’en a le droit, ni même tous les rois et présidents réunis; aucune organisation n’en a le droit, ni même toutes les organisations réunies, qu’elles soient palestiniennes ou arabes. La Palestine, en effet, est une terre islamique waqf pour toutes les générations de musulmans jusqu’au jour de la résurrection et qui donc pourrait prétendre jouir de la pleine délégation de pouvoir de toutes les générations islamiques jusqu’au jour de la résurrection ?

« Israël existe et continuera à exister jusqu’à ce que l’islam l’abroge comme il a abrogé ce qui l’a précédé ». L’imâm martyr Hasan al-Bannâ -que Dieu lui fasse miséricorde ! »

Le Hamas arrive aujourd’hui à fasciner littéralement son monde, alors que, par essence, il est un mouvement totalitaire, despotique, antidémocratique, fondamentaliste et terroriste.


Marc Knobel

 

© CRIF

 

Mis en ligne le 14 février 2010, par Menahem Macina, sur le site debriefing.org

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15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 21:50
Enfin une bonne parole…
Un lueur qui vaut un soleil.
La Lumière contre l’obscurantisme et la barbarie.
Merci Madame Rahola de tout cœur.

pilar_rahola
pilar_rahola Pilar Rahola est un politicienne espagnole, journaliste et activiste de gauche. Ses articles sont publiés en Espagne et dans les plus importants journaux d’Amérique latine. Adaptation : Jean Vercors
Pourquoi ne voyons nous pas :
des manifestations contre des dictatures Islamiques à Londres, Paris ou Barcelone ?
Des manifestations contre la dictature birmane ?
Des manifestations Contre l’asservissement de millions des femmes qui ne vivent sans une protection légale ?
Des manifestations Contre l’utilisation d’enfants comme bombes humaines ou il y a un conflit avec l’islam ?
Pourquoi n’y a -’il aucun leadership pour soutenir des victimes de la dictature Islamique au Soudan ?
Pourquoi n’y a-t-il aucun outrage contre les atrocités du terrorisme contre Israel ?
Pourquoi ne défendent t-ils pas ( la gauche ) le droit d’existence d’Israel ?
Pourquoi la gauche reste t’elle si silencieuse contre le fanatisme Islamique ?
Pourquoi ce soutien ambigue de la cause palestinienne avec la défense du térrorisme Palestinien ?
Et pour finir, la question à 1 million de dollars, pourquoi la gauche Européenne et dans le monde s’acharnent elles sur les Usa et Israel et pas sur les pires dictatures de la planète ?
Les 2 plus solides démocraties ayant subient les plus sanglantes attaques terroristes, la gauche ne s’en soucie guère.

Et ensuite, au concept de liberté. À chaque forum européen pro palestinien j’entends les hurlements Hystériques gauchistes : « nous voulons la liberté pour le peuple ! »
Faux. Ils ne sont jamais concernés par la liberté pour des gens de la Syrie, du Yémen, d’Iran ou du Soudan, ou d’autres nations ou les droits fondamentaux sont bafoués.
Et ils ne sont jamais préoccupés quand le Hamas détruit la liberté des Palestiniens. Ils sont seulement concernés par l’utilisation du concept de liberté palestinienne comme une arme contre la liberté israélienne.
La conséquence résultante de ces pathologies idéologiques est la manipulation de la Presse.
La presse internationale n’arrange pas les choses, elle les endommage par ses publications sur la question de la question israélo-palestinienne.
Sur ce sujet ils n’informent pas, ils font de la propagande.
Quand il s’agit d’écrire sur Israel, la majorité des journalistes oublie la déontologie de la profession. Et alors, l’acte de défense d’un Israelien devient un massacre, et n’importe qu’elle confrontation un génocide.
Il ya eu tellement d’abbérations écrites sur Israel qu’il ne reste pratiquement aucune accusation contre elle.
En même temps, cette presse ne discute jamais l’interférence syrienne et iranienne dans la violence se propageant contre Israël; l’endoctrinement d’enfants et la corruption des Palestiniens.
Et en annonçant les victimes, chaque accident palestinien est annoncé comme une tragédie et chaque victime israélienne est camouflée, cachée ou annoncée à la va vite.
Permettez moi de rajouter ceci sur la Gauche Espagnole :
Plusieurs d’entre eux sont des exemples qui illustrent l’anti-américanisme et les sentiments anti-israéliens, voila ce qui caractérise la gauche espagnole ( et la gauche Européenne: Suède, Angleterre, France, Italie…°
Un exemple : Un parti de gauche espagnol vient de virer un de ses membres parce qu’il avait créer un site web pro Israel.
D’après la lettre de renvoi : « nos amis sont l’Iran, la Libye et le Venezuela, opprimés par l’impérialisme et pas un état Nazi comme Israël. »
Un autre exemple, le maire socialiste de Campozuelos a changé le jour de la Shoah commémorant les victimes de l’holocauste par le Jour de la nakba Palestinienne lequel pleure la naissance de l’état d’Israel Ainsi exprimant le mépris pour les six millions de Juifs européens assassinés dans l’Holocauste.
Dans ma ville natale de Barcelone, le conseil municipal a décidé de commémorer le 60ème anniversaire de la création de l’État Israël, en ayant une semaine de solidarité avec les Palestiniens.
Ainsi, ils ont invité Leila Khaled, un terroriste célèbre des années 70 et le leader actuel du Front Populaire pour la Libération de la Palestine, une organisation terroriste listée par l’Union Européenne, qui promeut l’utilisation de bombes contre Israël.
Ce mode de pensée du politiquement correct a même pollué les discours de président Zapatero.
Sa politique étrangère rejoint la gauche lunatique sur la question proche orientale
et pour les affaires du Moyen-Orient il est explicitement pro Arabe.
Je peux vous assurer qu’en privé, Zapatero blâme Israel pour le conflit au Moyen-Orient et son ministre des Affaires Etrangères Moratinos suit la cadance.
Le fait que Zapatero ait voulu porter un keffieh lors de sa visite au Liban n’est d’aucune coïncidence; c’est un symbole.
L’Espagne a subi la pire attaque terroriste en Europe et il est dans le colimateur de n’importe qu’elle organisation terroriste Islamique.
Comme je l’ai déjà écrit, ils nous tuent avec des portables accrochés à l’obscurantisme moyen ageux.
Encore, la gauche espagnole est la plus anti Israelienne au monde
Et ensuite elle dit qu’elle est anti Israélienne par solidarité. C’est cette folie que je veux dénoncer à cette conférence.
Conslusion :
Je ne suis pas Juive. Idéologiquement de suis de gauche et ma profession est Journaliste.
Pourquoi ne suis-je pas anti Israélienne comme mes collègues ?
Parce que en tant que non juive , j’ai la responsabilité historique de combattre la haine anti Juive et plus précisément contre la haine de ceux qui leur refusent leur terre ancestral, Israel.

Combattre l’antisémitisme n’est pas uniquement le devoir des Juifs, c’est aussi le devoir des non Juifs.
En tant que Journaliste, mon devoir est de chercher la vérité au-delà du préjudice, des mensonges et des manipulations.

La vérité sur Israel n’est pas dites.
Je suis une personne de gauche qui aime le progrès, je suis dans l’obligation de défendre la vérité, la culture, l’éducation civique aux enfants, la coexistence et les 10 commandements devenus des principes universels.
Ces principes que le fondamentalisme islamique veut détruire.
En tant que non Juive, journaliste de gauche j’a un triple devoir de morale avec Israel, parce que si Israel est détruit, la liberté, la modernité et la culture seront également détruits.
Le combat d’Israel, même si le monde n’est pas d’accord est le combat du monde.
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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 10:24

Citoyenneté et Nationalité Par Jean Luc


Dans chaque langue des mots existent pour dire « citoyenneté » et « nationalité », mais ces mots sont employés facilement l’un pour l’autre.



LA NATIONALITÉ

Définit l’appartenance ou le sentiment d’appartenance à une communauté naturelle d’ordre civil ou culturel.

La nationalité est juridiquement le fait pour une personne physique ou morale, voire aussi pour une chose de relever du droit civil d’un État.

Le droit civil est l’ensemble des règles de droit qui régissent les rapports entre les personnes privées, qu’il s’agisse de personnes physiques ou de personnes morales.

Il comporte :le droit des obligations (dont le droit des contrats), le droit des personnes, le droit de la famille, le droit des biens, le droit des successions, le droit de la preuve. Cette appartenance peut coïncider ou non avec un État.
La nationalité est distincte de la citoyenneté, qui est l’ensemble des droits politiques (droit de voter et d’être élu, droit d’accéder aux emplois publics et aux professions réservées aux nationaux, devoirs de contribuer aux impôts, de participer au service militaire, aux jurys populaires, etc.).
La nationalité d’un pays inclut presque toujours la citoyenneté, mais elle peut en être dissociée.

D’où deux acceptions du mot nationalité :
• la première, Nationalité juridique et politique, définit le lien d’une personne, physique ou morale, à un État.

Les lois établissant la nationalité juridique reposent sur quatre mécanismes :
- Le droit du sang ou filiation : est national l’enfant d’un national.
- Le droit du sol : est national celui qui nait sur le territoire national.
- Le mariage : peut devenir national l’étranger épousant un national.
- La naturalisation : l’étranger peut acquérir à sa demande la nationalité de l’État où il réside.

• la seconde, Nationalité affective et culturelle, définit le lien à une communauté culturelle.

Ceci peut entraîner plusieurs situations :
a. Tous les ressortissants d’un État ont la même nationalité juridique et culturelle. C’est le cas de l’état nation qui correspond à l’aspiration de l’état d’Israël à être un état juif.
b. Un groupe de même nationalité culturelle est réparti dans deux ou plusieurs États avec des nationalités juridiques différentes. C’est le cas des Kurdes qui sont dispersés dans plusieurs états limitrophes.
c. Des groupes, ayant des nationalités culturelles différentes vivent dans un même État et ont la même nationalité juridique et c’est le multi-nationalisme. C’est le cas en Israël avec la répartition entre juifs et arabes ou de fait on a un bi-nationalisme.
Les nationalités culturelles peuvent être ou ne pas être statutairement reconnues par l’État et peuvent même être persécutées).
Les nationalités culturelles peuvent être ou ne pas être majoritaires.



LA CITOYENNETE


La citoyenneté est le fait pour une personne d’être reconnu comme membre d’une cité ou d’un État et d’avoir le droit de participer à sa vie politique.
Un citoyen relève de l’autorité et de la protection d’un État , il jouit de droits civiques et il a des devoirs envers cet Etat.
Mais le mot citoyenneté est utilisé dans bien d’autres conditions. Souvent à la place de nationalité même si ce mot existe dans la langue.
En fait, le mot « citoyenneté » est un terme juridique qui contient une notion qu’on peut qualifier « d’affectivement neutre ».
Au regard de ces considérations on constate en Israël deux nationalités d’ordre culturel : arabe et juive et une citoyenneté d’ordre juridique : Israélienne.
A la fin du mandat britannique, juifs et arabes étaient confondus dans une même citoyenneté palestinienne qui n’était donc pas exclusive aux arabes.


LA NATION


Du simple point de vue des Sciences humaines, Il existe deux définitions principales de la notion de Nation

1/ Les membres d’une nation ont en commun l’un ou plusieurs des critères suivants : la langue, la religion, la culture, l’histoire, les origines ethniques.
2/ Les membres d’une nation ont en commun la volonté de vivre ensemble, la nation étant alors le résultat d’un acte d’autodéfinition dans le choix souverain d’une communauté de destin.

• D’une manière générale, une nation est une communauté humaine identifiée ou non dans des limites géographiques avec pour trait commun supposé la conscience d’une appartenance durable à un même groupe.
• Pour le Dictionnaire de la langue française, « la nation est un ensemble de personnes vivant sur un territoire commun, conscient de son unité (historique, culturelle, etc.) et constituant une entité politique ».
Ces deux définitions me semblent trop restrictives
Pour ma part j’aime mieux la définition plus générique suivante :
une entité humaine regroupée ou non dans une entité territoriale avec une souveraineté réelle ou revendiquée et qui adhère à une communauté de destin.

C’est le choix d’une communauté de destin sur des principes fondamentaux constitutifs qui peut palier au flou des critères historiques ou culturels.

Les états unis d’Amérique ont bien fondé leur cohésion sur la seule adhésion aux principes fondamentaux d’une constitution par dessus les critères d’appartenance historique ou culturelle et sur « l’american way of life ».
On peut dire qu’une nation est aussi d’une part un État et d’autre part un peuple ayant l’objectif politique de maintenir ou de créer un État.
Les nationalistes bretons, juifs, corses, basques, écossais, algériens ou québécois ont ainsi revendiqué un Etat en tant que nation.
Ces groupes nationalistes se présentant comme une nation, ont souvent tenté de définir et de légitimer la dite nation sur des critères d’appartenance culturelle, ou historique.

En effet, juridiquement, les attributs de la souveraineté sont la possibilité d’avoir une armée, un gouvernement, une monnaie et de signer des traités internationaux.
Pour certains pays, la distinction entre la nation au sens ethnique ou culturel et au sens civique ou juridique n’est pas nécessaire : par exemple, au Japon, il n’existe qu’une identité ethnique.
On parle alors d’État-nation


EN ISRAEL


Si le recours à la notion de « nation » est aisé dans l’ensemble des états démocratiques, il n’en est pas exactement de même en Israël malgré sa nature incontestablement démocratique.
On a vu précédemment que, théoriquement, la notion de «nation» s’appuie sur une identité historique, et ou culturelle, et ou linguistique et ou religieuse, mais que sur un plan politique, la nation est l’organisation juridique de l’Etat sur un territoire propre, et repose sur un système de valeurs concrétisé par un acte fondamental, la constitution.

Le problème est qu’aujourd’hui :
D’une part, une composante non négligeable des citoyens aspire à la destruction de l’état auquel ils sont sensés être rattachés.
Et que d’autre part, pour de nombreuses raisons historiques, politiques et humaines Israël reste encore sans définition par rapport aux critères que je viens d’exposer.

Nous allons examiner trois évènements qui ont été déterminants dans la constitution de l’état d’Israël:
• la déclaration Balfour
• la résolution 181 de l’ONU
• la déclaration d’indépendance.


La déclaration Balfour


Aussitôt après la capitulation de l’empire ottoman, le 2 novembre 1917, une lettre ouverte est adressée à Lord Lionel Walter Rothschild, par Arthur James Balfour, ministre britannique des Affaires Étrangères et dans laquelle il se déclare favorable à l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif.
Mais le monde arabe s’attendait à l’indépendance par ailleurs promise et confirmée ultérieurement le 7 Novembre 1918 dans une déclaration franco-britannique diffusée dans toutes les villes et villages contrôlés par les Alliés ainsi que dans les journaux.

Nous étions alors dans un cadre d’extrême et cynique surenchère entre la France le Royaume Uni dans cette partie du monde dont on commençait à entrevoir le devenir stratégique qui commençait à intéresser aussi l’Allemagne et les Etats-Unis.

Texte de la Déclaration
« Cher Lord Rothschild,
J’ai le plaisir de vous adresser, au nom du gouvernement de Sa Majesté, la déclaration ci-dessous de sympathie à l’adresse des aspirations sionistes, déclaration soumise au cabinet et approuvée par lui.
Le gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif, et emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui puisse porter atteinte ni aux droits civils et religieux des collectivités non juives existant en Palestine, ni aux droits et au statut politique dont les Juifs jouissent dans tout autre pays.
Je vous serais reconnaissant de bien vouloir porter cette déclaration à la connaissance de la Fédération sioniste. »
La déclaration Balfour était le résultat de plusieurs facteurs.
Elle était en partie due à la personnalité du Dr Haim Weizmann, qui avait gagné la faveur du gouvernement britannique par son travail pour améliorer la fabrication de l’acétone nécessaire à l’effort de guerre.
Elle récompense les efforts clandestins du groupe NILI (Netzah Israël Lo Yishaker) pour aider la conquête britannique de la Palestine.
Elle a exprimé les sentiments personnels de Lord Balfour et d’autres responsables britanniques, favorables au sionisme.
Elle correspondait aussi au souci britannique d’utiliser la Palestine comme espace protégeant le canal de Suez.
La déclaration a rencontré une forte hostilité de juifs antisionistes tels qu’Edmund Montaigu, membre du gouvernement britannique, et qui dénonçait son caractère « antisémite » en avançant la crainte que l’existence d’un état juif soulèverait des soupçons sur la loyauté des juifs envers leurs pays respectifs, et par là, créerait une situation poussant les juifs à émigrer en Palestine contre leur volonté.
A cause des vives réactions suscitées, la lettre originale fut modifiée.
Ainsi la phrase originale « L’établissement de la Palestine comme foyer national des juifs » a été changé en « l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif. »
Des précisions ont été ajoutées pour garantir d’une part les droits des communautés non juives en Palestine et d’autre part les droits et le statut politique dont les Juifs jouissent dans tout autre pays
Il y a déjà dans cette déclaration tous les germes du conflit que nous vivons jusqu’à ce jour.
Ainsi si le texte parle de droits civils et religieux des ressortissants non juifs il n’évoque pas pour eux de droits politiques.
Pourtant la France voulait que, dans le texte, la notion de droits politiques soient insérés.
Un problème sémantique s’est alors posé puisque « civil right » peut aussi se traduire par droits politiques.
On a négligé cette imprécision.
Cette déclaration contient toutes les caractéristiques d’un état Nation où coïncident la notion d’ordre identitaire, la nation, et la notion d’ordre juridique, l’Etat et ses attributs territoriaux.
Bien que la notion de nation juive existe depuis toujours, sa base démographique était encore insuffisante.
Par contre on ne peut pas parler de la préexistence d’un nationalisme palestinien qui n’apparaitra qu’après 1967.
Auparavant on ne peut parler que de nationalisme arabe revendiqué par des états comme la Syrie, la Jordanie et au premier plan l’Egypte.
La société arabe palestinienne de 1920 est féodale et très largement analphabète et concrètement, les notions de droits politiques, de fonctionnement démocratique, sont très éloignées de la réalité sociologique palestinienne de l’époque.
Il faudra attendre Juillet 1968 pour que la chartre de l’OLP, qui est une pure invention de Nasser, fonde l’émergence d’un nationalisme Palestinien reposant :

• Sur une revendication territoriale, la Palestine mandataire indivisible patrie du peuple arabe palestinien
• Sur la disparition d’Israël, ou pour le moins du sionisme et ainsi de la notion d’état juif.
• Sur l’indépendance de l’État palestinien, et l’application du droit au retour des palestiniens sur toute la Palestine
Par contre, pour les sionistes, et depuis le début du siècle, tous ces concepts, étroitement liés à la construction d’un État moderne, sont parfaitement assimilés par les immigrants juifs qui sont surtout des cadres politiquement émancipés.
Du côté Juif, dès que des familles arrivent, le mouvement sioniste les prend en charge : on les place dans des kibboutzim, les enfants dans les écoles, ils retrouvent les partis politiques et les luttes électorales hérités en Europe.
Ils vont s’armer et suivre un entraînement militaire, avec l’aide des Britanniques, dès 1937.
Il y a une structuration volontariste de la société et le Yishouv pèse ainsi plus lourd que la société palestinienne, pourtant deux fois plus nombreuse en 1947.
Bien que la déclaration Balfour ne fût pas un document international, et pas même un document britannique officiel, la notion de « foyer national juif » a été reconnu dans le droit international grâce au mandat de la ligue des nations.
Ainsi la conférence de San Remo en avril 1920 a repris, pratiquement mot à mot, la promesse Balfour pour l’insérer dans un document international.


La résolution 181


L’assemblée générale des Nations unies du 29 novembre 1947 prévoit dans sa résolution 181 un plan de partage de la Palestine, du moins pour ce qu’il en reste après la création du royaume hachémite en mai 1946.
Elle établi les modalités de Constitution et de gouvernement des futurs états juif, arabe et de la ville de Jérusalem, l’ensemble issu d’une entité « la Palestine ».

Elle gère la fin du mandat Britannique, le partage et l’indépendance de ces trois états.
Une Commission composée des représentants de cinq États membres prendra des dispositions en vue de :
• fixer les frontières.
• Etablir un Conseil provisoire de gouvernement pour chaque état aux fins de transmettre les responsabilités de l’administration.
• Créer une union économique Palestinienne entre les trois états.
• organiser des élections en vue d’installer des assemblées constituantes.
Le corps électoral de ces assemblées constituantes repose sur une notion de citoyenneté Palestinienne ou non Palestinienne.
Pourra participer à ces élections, dans chaque État,
• toute personne résidante, juive ou arabe, citoyen palestinien, et de plus de dix-huit ans
• toute personne résidante, juive ou arabe, non citoyen palestinien mais qui aura signé avant le vote, une déclaration affirmant expressément son intention de devenir citoyen de l’état dans lequel elle réside.
Les Arabes et les Juifs résidant dans la ville de Jérusalem pourront aussi déclarer sous cette forme leur intention de devenir citoyens de l’État arabe pour les arabes et citoyens de l’État juif pour les juifs.
Sauf autorisation spéciale de la commission pendant une période de transition qui suivra ces premières élections, la situation est gelée car aucun Juif ne pourra décider d’établir sa résidence sur le territoire de l’État arabe envisagé, et aucun Arabe ne pourra décider d’établir sa résidence sur le territoire de l’État juif envisagé.
A partir du moment où l’indépendance de chaque état aura été reconnue, les résidants, citoyens palestiniens ou non, vivant à l’extérieur de la ville de Jérusalem, deviendront citoyens de l’État dans lequel ils résident et jouiront de tous les droits civils et politiques.
Toute personne de plus de dix-huit ans pourra ensuite, dans le délai d’un an à dater du jour de l’indépendance opter pour la nationalité de l’autre État, mais seulement s’il est juif pour l’état juif et arabe pour l’état arabe.
Toute personne qui exercera ce droit d’option sera censée opter en même temps pour sa femme et ses enfants de moins de dix-huit ans.
L’Assemblée constituante de chaque État élaborera une constitution démocratique et choisira un gouvernement provisoire qui succédera au Conseil provisoire de gouvernement.
Chaque état devra se doter d’un corps législatif élu au suffrage universel et au scrutin secret sur la base de la représentation proportionnelle, ainsi que d’un organe exécutif responsable devant le corps législatif
L’Union économique palestinienne aura pour buts
La création d’une union douanière
L’établissement d’un système monétaire commun
L’administration, des chemins de fer, des routes communes aux deux États, des services postaux, télégraphiques et téléphoniques et des ports et aéroports
L’irrigation, la mise en valeur des terres et la conservation des sols ;
La gestion des ressources en eaux et en d’énergie


La déclaration d’indépendance


• Elle affirme qu’« Eretz Israël est le lieu où naquit le peuple juif »Elle revendique le « droit du peuple juif à la renaissance nationale dans son propre pays »
• Elle s’appuie sur la Déclaration Balfour en affirmant que c’est « une reconnaissance internationale formelle des liens du peuple juif avec la terre d’Israël, ainsi que de son droit d’y reconstituer son foyer national. »
• Elle déclare le « Rétablissement de l’État juif dans le pays d’Israël », et revendique pour le peuple juif « l’égalité des droits au sein de la famille des nations ».
• Elle consacre « Le droit naturel du peuple juif d’être une nation comme les autres nations et de devenir maître de son destin dans son propre Etat souverain »
• Elle proclame « la fondation de l’État juif dans le pays d’Israël, qui portera le nom d’État d’Israël »
• Elle invite les habitants arabes du pays à « jouer leur rôle dans le développement de l’État sur la base d’une citoyenneté égale et complète »

On peut regretter que la déclaration d’indépendance fût trop prudente et ne fut pas plus précise sur les valeurs fondamentales, il faut dire que cette déclaration prévoyait dans les six mois qui suivaient l’approbation d’une constitution soit en Octobre1948.


L’État d’Israël n’a toujours pas de constitution formelle.


Les dissensions entre religieux et les laïcs empêchèrent la rédaction d’un texte constitutionnel unique.
Le Premier ministre David Ben Gourion engagea l’assemblée à ne pas achever ses travaux constitutionnels avant le retour des Juifs du monde entier dans leur patrie.
Une partie des Juifs religieux rejetait l’idée d’un document qui définirait une autorité supérieure aux textes religieux comme la Torah, le Tanakh ou le Choulhan Aroukh.
Le 13 juin 1950, la première Knesset trouva un compromis avec la résolution Harari :
Plutôt que de rédiger immédiatement une constitution complète, elle chargea son comité de la constitution, des lois et de la justice d’adopter le document chapitre par chapitre.
Chacun de ces chapitres entrerait en vigueur avec valeur de loi fondamentale, et ils seraient assemblés en une constitution après l’adoption du dernier chapitre.
De 1958 à 1988, neuf lois fondamentales furent adoptées qui disposaient de l’organisation des institutions politiques.
Ces Lois fondamentales, bien que votées comme des lois ordinaires par la Knesset, sont dotées d’un statut quasi constitutionnel.
Certaines contiennent des «clauses irrévocables», requérant une majorité spéciale à la Knesset pour pouvoir être amendées d’autres pas.
En 1992 et en 1994, la Knesset adopta les deux premières lois relatives aux droits fondamentaux, ce qui permit par la suite à la Cour suprême de se déclarer compétente en matière de contrôle de constitutionnalité. .

Le but de cette loi fondamentale est de protéger la dignité humaine et la liberté, et d’établir des valeurs de l’État d’Israël en tant qu’État juif et démocratique.
Le comité de la constitution, des lois et de la justice de la Knesset s’est récemment remis à sa tâche de rédaction d’une constitution complète.
Il a présenté une série de propositions le 13 février 2006, qui pourraient permettre de mettre fin au système des lois fondamentales et de finir d’appliquer la résolution Harari.


Le système juridique
du pays comprend des vestiges du droit ottoman (en vigueur jusqu’en 1917), du droit mandataire britannique qui reprend une importante partie de la Common Law anglaise, des éléments du droit religieux juif et divers aspects d’autres systèmes.
La caractéristique principale du droit israélien réside dans l’important corpus de règlements et de jurisprudence adoptés depuis 1948.
Dès la Proclamation établissant l’Etat (1948), Israël a promulgué l’Ordonnance sur le droit et l’administration, stipulant que les lois en vigueur dans le pays demeuraient applicables pour autant qu’elles n’entraient pas en contradiction avec les principes de la Proclamation établissant l’Etat d’Israël et les lois votées par la Knesset.


la Cour suprême
s’est dotée du pouvoir d’examiner la conformité de la législation de la Knesset avec les Lois fondamentales.
Au cours des années, les décisions de la Cour suprême ont fourni toute une jurisprudence protégeant les libertés civiles, y compris la liberté d’expression, la liberté de réunion, la liberté religieuse et l’égalité, et leur conférant une valeur privilégiée dans le système juridique israélien.


Le procureur général
dirige le service juridique du gouvernement et a autorité exclusive pour représenter l’Etat dans toutes les grandes affaires pénales et administratives.
Le gouvernement ne peut entreprendre aucune action jugée illégale par le procureur général tant que les tribunaux n’en ont pas décidé autrement.
Bien que désigné par le gouvernement, le procureur général agit en toute indépendance du système politique.


Le contrôleur de l’Etat
a une fonction prévue par une loi de 1949 pour contrôler les finances publiques. Il procède à des vérifications et établit des rapports sur la légalité, la régularité, le bon usage, l’efficacité, l’intégrité économique et morale de l’administration publique.
Depuis 1971, le contrôleur de l’Etat occupe également les fonctions de médiateur : il reçoit les plaintes du public à l’encontre de l’Etat ou d’organismes publics soumis à son contrôle. Le contrôleur de l’Etat est élu par le parlement au scrutin secret pour une période de sept ans et n’est responsable que devant la Knesset.
Liste des lois fondamentales
1958 : La Knesset
1960 : Les terres d’Israël
1964 : Le président de l’État
1968 : Le Gouvernement
1975 : L’économie nationale
1976 : Les Forces de défense d’Israël
1980 : Jérusalem, capitale d’Israël
1984 : Le pouvoir judiciaire
1988 : Le contrôleur de l’État
1992 : Dignité humaine et liberté
1992 : Le Gouvernement
1992 : Liberté professionnelle
1994 : Liberté professionnelle
2001 : Le Gouvernement
Le système issu de la résolution Harari est critiqué au motif que les lois ont été adoptées par un comité ne regroupant qu’une petite partie de la Knesset.
Elles n’ont pas fait l’objet d’un débat national et n’ont pas été légitimées par un référendum ou une autre procédure démocratique en rapport avec l’importance du sujet.
De plus, certaines de ces lois peuvent être amendées à la majorité absolue, alors que la pratique normale dans les démocraties est une majorité qualifiée ou un référendum.

D’une manière générale une Constitution est un acte juridique, le plus souvent concrétisé par un ou plusieurs documents écrits nouveaux.

Cet acte se situe au sommet de l’ordre juridique : tout autre acte juridique doit être conforme aux prescriptions de la constitution.
Chaque règle de droit est légitimée par une règle de droit supérieure décrite dans la constitution et à laquelle elle doit être conforme.
Ainsi tout règlement est inférieur à la loi, qui elle-même est inférieure aux traités, qui eux mêmes sont inférieurs à la constitution.
Toute constitution se doit de contenir deux choses essentielles :
• D’une part, l’ensemble des règles qui organisent les pouvoirs publics et leurs rapports entre eux (gouvernement, parlement, président, roi…),
• D’autre part, les libertés publiques (ou libertés fondamentales) qui sont accordées à toute personne résidant sur le territoire ou ressortissante de l’État concerné : liberté de circuler, liberté d’expression, liberté de conscience.


Bien que ce soit inscrit dans une loi fondamentale de 1994, Israël revendique à ce jour sa reconnaissance comme état juif non seulement auprès des organisations et entités internationales mais aussi au sein de sa propre population.

Même en Israël, le fait que l’État ait été défini dans une loi fondamentale de 1994 comme un État juif et démocratique pose des problèmes à certains qui considèrent qu’il y a alors contradiction entre la judaïté de l’État et sa nature démocratique.
C’est un débat constitutionnel à l’intérieur d’Israël, qui est très important, mais c’est le problème des Israéliens et ce n’est le droit de personne à l’extérieur, d’intervenir dans ce débat sur la nature de l’État d’Israël.
Mais reconnaître le droit du peuple juif à un État revient aussi à une invitation faite à tous les Juifs du monde de considérer Israël comme leur État.
Ce n’est pas aux autres nations de dire aux Juifs du monde qu’Israël est leur État ! C’est aux Israéliens d’en décider.
En Israël, il n’existe pas vraiment de «nation israélienne» pour caractériser l’appartenance à la communauté humaine administrée par l’Etat d’Israël.
J’ai évoqué plus haut la notion de nationalité juive et de nationalité arabe associées à la notion de citoyenneté israélienne.
La seule nationalité qui puisse être reconnue, du moins implicitement, en Israël est donc la «nationalité juive» réservée aux personnes juives citoyennes en Israël.
Pour leur part, les ressortissants «non juifs» de l’Etat hébreu sont simplement titulaires d’une «citoyenneté israélienne» qui officialise leur appartenance à l’Etat.
Les citoyens israéliens non juifs, à défaut de nationalité israélienne, bénéficient d’un lien juridique à l’Etat d’Israël qui fonde leurs droits, leurs obligations et leurs libertés publiques, sur leur qualité de citoyens et non de nationaux.
Je comprends le débat qui à eu lieu lors des dernières élections au sujet d’une démarche d’allégeance volontaire pour une catégorie de citoyens Israéliens non juifs qui pourrait, dans le sens que j’ai défini devenir nationaux.
Mais dans le meilleur des cas, encore faut-il proposer un contrat sur un système de valeurs matérialisé par une constitution acceptable par tous.
En l’état actuel des choses peut-on concevoir une «nationalité israélienne» qui permettrait la consolidation d’un ensemble humain sans référence à la confession ou l’identité religieuse ?
En tout état de cause, faute de «nation israélienne» et donc d’unité entre l’ensemble des ressortissants résidant sur le territoire israélien, la seule «nation» invoquée aujourd’hui par les responsables politiques est donc nécessairement et implicitement la «nation juive», ce qui n’est pas sans conséquences.
En effet, outre à considérer le sort des autres citoyens d’Israël, la «nation juive» ne se réduit pas à l’ensemble des juifs résidant sur le territoire israélien. Elle englobe également l’ensemble des personnes juives, qui se réclament du peuple juif, donc celles qui se trouvent en diaspora.


Etre juif
c’est revendiquer son appartenance à un peuple, à une communauté d’histoire, être croyant de la foi juive, être pratiquant de la religion juive ou bien être tout simplement un citoyen appartenant a la communauté de destin d’un état juif.
Même le lobby Laïc en Israël se réclame du peuple juif.

Récemment on a vote à la Knesset la constitution de tribunaux, indépendants des tribunaux rabbiniques, et proposant une « conversion laïque » au judaïsme ainsi qu’une conversion qualifiée de « nationale religieuse ».
Cette conversion, accordée après un cursus théologique allégé n’autorisera pas le converti à se marier devant un tribunal rabbinique, mais lui permettra d’être mentionne comme juif dans les registres du ministère de l’intérieur.
Ainsi l’appartenance au judaïsme apparaît plus que symbolique dans un état qui se défini comme juif.
Le but de cette loi est de rectifier le décalage qui existe entre les principes édictant la loi du retour et les principes rabbiniques de la conversion.

C’est bien à travers l’identité Juive que l’état d’Israël pourra trouver une véritable identité nationale
, sinon sur le principe d’héritage historique commun, en tout cas sur le principe d’une communauté de destin choisie souverainement sur les bases des valeurs juives.

Le choix de ces valeurs, qui pour être suffisamment universelles, n’implique pas obligatoirement une soumission à des croyances ou à une pratique religieuse.
Le judaïsme est l’ensemble des règles de vie que le peuple Juif observe depuis près de 4000 ans.

Unité
La première référence du judaïsme est qu’il est la religion de l’unité : le monde a été créé par un dieu unique, auquel nul ne peut être comparé.
Dieu et les hommes doivent, ensemble, faire progresser l’humanité, pour la rendre heureuse et bonne. Ce programme sera totalement réalisé quand viendra le Messie.


Téchouva

L’être humain a le pouvoir de procéder à son introspection et d’opérer le retour sur soi et vers Dieu à n’importe quel moment de sa vie. Le pardon lui sera toujours accordé.


Tsédakah

que l’on peut traduire par « charité », est une action sociale d’entraide qui doit s’appliquer sans distinction à l’égard de toute la société.
L’acte de Tsédakah comprend, dans son essence, le principe même de justice, par lequel on participe au rétablissement d’un certain ordre dans le monde.
Ce n’est donc pas vraiment une action de charité envers son prochain mais l‘accomplissement d’un acte de justice pure.


Tefilah

La prière correspond à une réflexion profonde, fondée sur un examen de conscience. Il s’agit de « s’auto-juger » et pas seulement prier.
La construction de l’individu et de la société passe par la lecture, l’étude et l’interprétation : « Le peuple du Livre » est une expression célèbre.


Torah

Elle contient des règles régissant les relations entre individus.
La torah diffuse des valeurs fondamentales telles que la sacralité de la vie, la justice, l’égalité, la valeur de l’éducation et la responsabilité sociale y compris à l’égard de l’étranger.
Le judaïsme s’appuie sur de nombreuses règles de pureté dans plusieurs domaines, individuels, familiaux et sociaux.


Respect

La plus grande des valeurs du judaïsme.
Même l’alimentation, est gouvernée par des lois dans l’esprit du respect du corps, donc de soi.
Donc respect de soi et respect d’autrui dans ses actes, mais aussi dans ses paroles et dans ses pensées.
Une autre grande valeur défendue est la tolérance.
Ces valeurs, essentielles pour toute démocratie, sont autant actuelles aujourd’hui qu’elles l’étaient lorsqu’elles furent édictées aux temps bibliques.

Elles peuvent très bien servir de fondement à une constitution élargie à toute la nation Israélienne.

Elles ne sont nullement en contradiction avec l’esprit de la déclaration universelle des droits de l’homme.
La question reste posée de savoir si l’institution d’une «nationalité israélienne» doit tenir compte aussi des droits des juifs de la diaspora sur la terre d’Israël, comme le précise d’ailleurs la déclaration d’indépendance.

Mais en face des droits il y a aussi des devoirs.
Quels devoirs pour les juifs de Diaspora envers la nation Israélienne ainsi définie autres qu’un soutien affectif ?
Sans aucun doute l’institution d’une «nationalité israélienne» pourra réveiller la conscience identitaire de ces Juifs de Diaspora autrement qu’en se contentant de chanter «Am Israël haï» à l’occasion de fêtes familiales ou communautaires.

Je pense qu’à un moment il faudra que la nation israélienne se définisse elle-même et que l’option du droit au retour, en tous cas dans les
conditions actuelles, soit réadaptée à cette nouvelle notion.

Enfin, pour conclure cette série d’exposés, je n’ai pas trouvé mieux que ce poème composé en 1929 par Edmond Fleg, écrivain juif et suisse et dont le préambule de cette nécessaire constitution pourrait fidèlement s’inspirer.

Je suis juif
Pour moi, qui ai si longtemps cherché la preuve de l’existence de D.ieu, je l’ai trouvée dans l’existence d’Israël.
Je suis juif, parce que, né d’Israël, et l’ayant perdu, je l’ai senti revivre en moi, plus vivant que moi-même.
Je suis juif, parce que, né d’Israël, et l’ayant retrouvé, je veux qu’il vive après moi, plus vivant qu‘en moi-même.
Je suis juif, parce que la foi d’Israël réclame, de mon cœur, toutes les abnégations.
Je suis juif, parce qu’en tous lieux où pleure une souffrance, le Juif pleure.
Je suis juif, parce qu’en tous temps où crie une désespérance, le Juif espère.
Je suis juif, parce que la parole d’Israël est la plus ancienne et la plus nouvelle.
Je suis juif, parce que la promesse d’Israël est la promesse universelle.
Je suis juif, parce que, pour Israël, le monde n’est pas achevé : les hommes l’achèvent.
Je suis juif, parce que, pour Israël, l’Homme n’est pas créé : les hommes le créent.
Je suis juif, parce qu’au-dessus des nations et d’Israël, Israël place l’Homme et son Unité.
Je suis juif, parce qu’au-dessus de l’Homme, image de la divine Unité, Israël place l’Unité divine, et sa divinité.


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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 08:31





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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 10:11

Traduction Jean VERCORS


Genêve le 29/6/09


Mon nom est Dr Mirela Siderer, je suis gynecologue et je reside à Ashkelon
Juge Goldstone, En Juillet vous m’avez invitée א témoigner, je vous ai raconté mon histoire, je suis connue par mes patientes dont plusieurs sont de Gaza. Pour moi, chaque Humain est égal

Le 14 mai 2008, ma vie a changée pour toujours. Je travaillais dans ma clinique quand Soudainement, le batiment a été frappé par un missile tiré de Gaza. J'ai été terriblement blessé, il y avait du sang partout. Ma patiente a été aussi blessé et plus de 100 d'autres l’ont été. Le mois prochain, je dois subir ma huitiême opération.


Juge Goldstone, de bonne foi je vous ai relaté mon  histoire dans le moindre détail. Vous m’avez envoyé une lettre disant : «  votre témoignage est essentiel pour la recherche des faits «

Mais aujourd’hui, je vois votre rapport et dois vous dire que je suis choquée.

Juge Goldstone, pourquoi  dans Votre rapport de 500 pages , avez-vous complêtement ignoré mon histoire ? Mon nom apparait seulement entre Guillements dans un petit coin de contexte technique.

Je me sens humiliée.

Pourquoi seulement 2 pages sur les victimes Israeliennes comme moi qui ai souffert des milliers de roquettes pendant 8 ans.


Pourquoi vous etes vous focalisè seulement sur la pèriode ou mon pays a du rèagir, mais pas sur les attaques qui ont dèclenchè cette guerre.


Pourquoi ne m’avez-vous pas dit que votre commission jugeait d’avance Israel coupable dans sa rèunion de janvier dernier ?


Pourquoi ne m’avez pas dit que les membres de votre commission avaient signè des lettres publiques jugeant par avance Israel coupable ?
Juge Goldstone, vous aussi avez signè une lettre disant que vous ètiez choquè sur Gaza.


Mais ou ètiez vous quand Gaza a bombardè ma Clinique, ce qui est une violation du droit international et des lois humanitaires.

Ou ètait votre commission ?

Pourquoi etes vous restèé complétement muet ?


Dr Mirela Siderer a posè 8 simples questions. Goldstone a prèfèrè ne pas y rèpondre exceptè une seule ou il est restè trטs èvasif.
Goldstone prètend qu'un traitement similaire a ètè donnè aux autres tèmoins ce qui est manifestement faux. Le tèmoignage d'abu Aksar bènèficie lui de trés long passages et interview.


source:UN watch - traduction: Jean VERCORS
 

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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 09:46

Siona Côte d’Azur 




à

                          

Amnesty International
Section Locale de Nice

Nice le 24/09/2009


 

Madame, Monsieur,

 

Permettez moi de sérieusement m’inquiéter lorsque vous appelez à une manifestation pour dénoncer les soi-disant crimes de guerre perpétués par Israël pendant l’opération « plomb durci ».


Il me semble inopportun et irresponsable de la part d’un organisme qui se veut au service de la paix  d’engager une telle action susceptible de provoquer de nouvelles  dérives haineuses assorties de violences urbaines.

Avez-vous oublié les injures et les appels au meurtre dont a été victime la communauté juive au mois de janvier ? Avez-vous oublié les slogans antisémites que vociféraient des manifestants enfiévrés sous couvert de défense de la Palestine ? Avez-vous oublié le désarroi de fidèles barricadés dans leur synagogue, menacés par un groupe de jeunes disposés à incendier ce lieu sacré comme aux pires heures du nazisme ?


Est-ce tout cela que vous voulez revivre et faire revivre aux niçois ?

En appelant à un tel rassemblement, vous croyez servir la justice mais vous ne faites qu’attiser les tensions


 Et pour quel profit ?


Permettez- moi aussi de douter de l’impartialité et du réalisme d’Amnesty international pour envisager avec confiance et sérénité vos prises de positions. Vous rappelez dans votre tract le nombre de victimes et de dégâts occasionnés lors de cette guerre, dans le but évident de faire apparaître une disproportion entre les dommages subis par les Israéliens et ceux subis par les palestiniens. Outre des erreurs dans votre comptage et cet argument ridicule qui consiste à attribuer le rôle du méchant à celui qui déplore le moins de victimes, je constate à mon tour une disproportion entre vos attaques contre Israël et votre mansuétude à l’égard d’une organisation terroriste.


Vous vous appuyez sur le rapport Goldstone dont les conclusions virulentes et infondées sont défavorables à Israël : 574 pages concernent Israël et seulement 4 paragraphes le Hamas. Ce même Goldstone qui n’a pas tenu compte d’un rapport de 160 pages fourni par Israël détaillant les preuves des multiples violations des droits de l’homme par le Hamas.

Un Hamas qui se sert de Gaza comme base de lancements à ses roquettes et mortiers sur Israël(12000 entre 2000 et 2008), qui multiplie les agressions transfrontalières, qui met en danger ses concitoyens en les transformant en boucliers humains,qui les prive de l’aide humanitaire acheminée pour eux par Israël, qui terrorise ses opposants et la population,qui utilise et endoctrine les jeunes palestiniens, qui transpire la haine et ne pense qu’à  la destruction d’Israël , qui détourne les aides internationales pour constituer son arsenal au détriment de l’économie, du développement et du progrès social, qui enlève un jeune soldat,Guilad Shalit, en territoire israelien,
le maintient en captivité depuis plus de 3 ans , dans le plus grand isolement, au mépris du droit international et du sens du mot : humanité...


Et vous osez mettre sur le même plan un état démocratique, Israël, qui a lancé une opération militaire dans la bande de Gaza pour défendre ses concitoyens d’attaques terroristes incessantes et ce  après avoir essayé toutes les options diplomatiques ! Israël, je vous le rappelle, a pris lors de ce conflit, toutes les précautions  pour limiter les pertes humaines et les dégâts matériels,  a multiplié les alertes destinées aux civils gazaouis et a organisé sur place des opérations humanitaires.


Je vous rappelle aussi que le droit des conflits armés distingue populations civiles et combattants en arme. Or ce principe ne s’applique pas aux dommages accidentels et involontaires causés sur des civils lors d’assauts militaires. En conséquence, les dommages collatéraux infligés par Israël à des civils palestiniens bloqués par le Hamas dans des édifices civils ou à des femmes et des enfants exposés volontairement par ce dernier aux tirs israéliens, ne constituent en aucun cas des attaques délibérées donc des crimes de guerre, et encore moins des crimes contre l’humanité.



Aussi, je vous exhorte  à mieux vous informer, à revoir vos notions de droit, à cesser d’utiliser des mots vides de sens, à cesser d’absoudre le Hamas et de défiler aux côté de ses partisans mais au contraire à dénoncer ses actes terroristes contre des civils israéliens , à œuvrer pour la libération de Guilad Shalit, à chercher un autre bouc émissaire aux problèmes mondiaux, à vous intéresser aux véritables exactions commises à travers le monde,  à réfléchir à la portée de vos actes et de vos paroles, bref à devenir une  organisation intègre au service du genre humain.

                                                              


Michèle Sindrès

Commission Politique de Siona Côte d’Azur

siona06@free.fr

 

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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 23:24

ON N’EST PAS COUCHÉ

 

   En tant que chroniqueur et écrivain israélien, je voudrais vous dire que la prestation de Tariq Ramadan dans votre émission du 29/09/09 me laisse un goût d’inachevé. 


     N’aurait-il pas fallu lui poser la question suivante : «  Monsieur Ramadan, comment expliquez-vous que l’Islam que vous nous présentez ne serait qu’une religion de paix alors que le terrorisme qui aujourd’hui menace le monde est mené essentiellement au nom de cette religion ? Les bombes humaines ne se font-elles pas exploser en criant « Allah Hakbar » et les terroristes responsables d’attentats ne se glorifient-ils pas d’être des martyrs au nom d’Allah ?


     Votre invité a prétendu expliquer l’Islam à l’Occident, mais en réalité il a occulté tout ce qui est l’essence même de cette religion, à savoir le devoir religieux d’islamiser le monde et de lui imposer la loi islamique, la charia.


     En fait il faut savoir que Tariq Ramadan n’est qu’un élément certainement brillant, un pion bien médiatisé au service d’une démarche globale, subtile et bien planifiée.


     Peu de gens savent qu’il existe une organisation  politique et religieuse appelée Organisation de la Conférence Islamique. Cette organisation ²crée en 1969 regroupe 56 Etats musulmans ou majoritairement musulmans et l’Autorité Palestinienne s’est réunie en mars 2008, à Dakar et a  promulguée un Charte avec deux objectifs principaux :


-         1) Diffusion universelle de l’Islam, unification de la Ouma  et la restauration du Califat. Cet objectif doit être atteint par la promotion des valeurs de l’Islam, la diffusion de l’éducation islamique, la lutte contre la diffamation de l’Islam et le soutien des musulmans dans tous les pays d’accueil. On comprend mieux alors que la multiplication des mosquées, des écoles coraniques la port du voile et de la burka ne sont pas des événements isolés mais le résultat d’une démarche globale et bien organisée


-         2) Destruction d’Israël, islamisation d’Al-Quds (Jérusalem) et tout faire pour présenter les Palestiniens uniquement comme des victimes.

 


Il aurait bon de rappeler à votre invité que la Charte du Hamas, émanation directe des Frères Musulmans, organisation créée par son grand père, Hassan el Banna, fondateur des Frères musulmans en Égypte en 1929 précise :


     ARTICLE DEUX. Le Mouvement de la Résistance islamique est l'une

des ailes des Frères Musulmans en Palestine.
L'organisation des Frères Musulmans est un mouvement universel qui forme le plus vaste mouvement islamique de notre temps. Il se caractérise par une profonde compréhension, une portée exacte et une adoption complète de tous les concepts de l'islam dans la vie : culture, croyance, politique, économie, éducation, société, justice, jugement, éducation, art, information, science occulte, conversion à l'islam, et diffusion de l'islam.


 

     ARTICLE TRENTE. Les écrivains, les intellectuels, les gens des médias, les orateurs, les éducateurs, les enseignants, et tous les secteurs du monde arabe et islamique doivent jouer ce rôle et accomplir leur devoir à cause de la férocité de l'offensive sioniste et de l'influence sioniste dans de nombreux pays où ils ont mis la main sur les finances et les médias.

Le djihad ne se limite pas au combat et à la confrontation armée avec l'ennemi. Le mot qui porte, le bon article, le livre utile, l'appui et la solidarité, ainsi que le désir sincère de hisser la bannière d'Allah toujours plus haut, sont partie intégrale du djihad pour Allah. " Quiconque mobilise un combattant pour Allah est lui même un combattant. Quiconque soutient les parents d'un combattant est lui même un combattant ".


    

 

 

 

Roland Y DAJOUX

Jérusalem

 

 

Auteur de :

- Israël la paix et les médias, éditions Brit Chalom, 1998.

- Le temps des confusions. Editions Le Manuscrit. Paris 2005.

- Israël miroir du monde. Histoire d’une terre retrouvée. Editions Persée 2009

                                           

 

Cher Monsieur Ruquier permettez moi de conclure avec une citation d’André Malraux : « C’est un grand phénomène de notre époque que la violence de la poussée islamique. Sous-estimée par la plupart de nos contemporains, cette montée de l’Islam est analogiquement comparable aux débuts du communisme du temps de Lénine. Les conséquences de ce phénomène sont encore imprévisibles. A l’origine de la révolution marxiste, on croyait pouvoir endiguer le courant par des solutions partielles. Ni le christianisme, ni les organisations patronales n’ont trouvé la réponse ».

André Malraux, 3 juin 1956. Source : Institut Charles de Gaulle
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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 18:31

 

L'Europe est morte à Auschwitz.


Je viens de recevoir par mail un article intitulé
« L'Europe est morte à Auschwitz » écrit par un journaliste chrétien espagnol, du nom de Sebastian Villar Rodriguez qui m'a semblé particulièrement  intéressant. 
 
 
« Je me promenais le long du cours Raval (Barcelone) quand je compris soudain que l'Europe était morte à Auschwitz. Nous avions assassiné 6 millions de Juifs pour importer finalement 20 millions de musulmans !

Nous avons brûlé à Auschwitz la culture, l'intelligence et la capacité de créer.  Nous avons brûlé le peuple du monde, celui qui s'autoproclame le peuple élu de dieu.
Car c'est le peuple qui a donné  à l'humanité des figures emblématiques capables de changer la face de l'histoire
(le Christ, Marx, Einstein, Freud…) et est à l'origine d'essentiels acquis de progrès et bien-être.
 
On doit bien admettre qu'en relâchant ses frontières et en se pliant, sous un douteux prétexte de tolérance, aux valeurs d'un fallacieux relativisme culturel, l'Europe, a ouvert ses portes à 20 millions de musulmans souvent analphabètes et fanatiques que l'on peut rencontrer, au mieux, dans des lieux comme ce cours Raval évoqué plus haut, paupérisation du tiers monde et du ghetto et qui préparent, au pire, des attentats comme ceux de Manhattan ou Madrid, terrés dans des appartements que leurs ont été fréquemment fournis par les milieux sociaux officiels.

Ainsi, nous avons échangé la culture pour le fanatisme, la capacité de créer pour la volonté de détruire, l'intelligence pour la superstition. Nous avons échangé l'instinct de transcendance des  Juifs – qui, même dans les pires conditions imaginables ont toujours été à la recherche d'un monde meilleur de paix - , pour la pulsion du suicide. Nous avons échangé l'orgueil de vivre pour l'obsession  fanatique de la mort. Notre mort et de celle de nos enfants.

Quelle erreur nous avons commise !

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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 10:35

Appel aux «promeneurs du samedi» 
Par Mohamed Sifaoui






Je voudrais aller manifester samedi prochain, mais je ne trouve personne qui accepte de venir avec moi. Oui ! Je souhaite marcher entre la place de la République et Nation pour scander mon soutien aux Ouighours, vous savez ces musulmans qu'on assassine en Chine dans l'indifférence collective, mais voilà, comme je le disais dans un précédent papier écrit lors de la guerre sur Gaza, tant que ce ne sont pas des Palestiniens qui meurent et tant que sous l'uniforme il n'y a pas de Juifs, les associations musulmanes, les membres du centre Zahra, ces antisémites qui se drapent derrière «l'antisionisme», l'UOIF, les salafistes, le CFCM, Dieudonné et ses amis, Marie-Georges Buffet, Olivier Besancenot, Jean-Luc Mélenchon et tutti quanti ne sont guère gênés par le sort de ces musulmans bridés que le pouvoir de Pékin écrase. 

Personne ne parle «d'importation du conflit» et au ministère de l'Intérieur, aucun responsable n'a jugé utile de réunir imams et moines bouddhistes pour leur suggérer de calmer les esprits. Aucun fou furieux - et heureusement - ne songe à jeter des cocktails Molotov sur les temples du 13e arrondissement, aucun étendard, signifiant que l'étoile communiste serait identique à la croix gammée, n'est brandi, aucune trace de militants du Hamas ou du Hezbollah, pas un seul drapeau chinois n'est brûlé sur la place publique, aucun excité ne crie «Chine Assassin !», aucun débordement n'est prévu en cette saison estivale, les cinglés préfèrent sévir en hiver, lorsque «l'opprimé» a pour dénomination le Hamas et quand «l'oppresseur» répond au nom d'Israël. Le monde entier est silencieux et le monde musulman l'est encore davantage. Je trouve cela franchement bizarre ! 

Al-Jazira, la chaîne satellitaire, très prompte pourtant à défendre les Arabes, l'islam et les musulmans n'interrompt plus ses programmes, ses envoyés spéciaux et ses correspondants à Pékin sont probablement en vacances. Cet illuminé d'Al-Qaradhaoui a une gastro-entérite et il n'a pas le temps de promulguer une «fatwa» ni une «journée de la colère» pour protester contre les agissements du régime chinois. Les chefs d'États arabes ont dû emmener leurs enfants en colonie et les cheikhs de la conférence islamique ne semblent pas disposés à convoquer une réunion d'urgence en cette période de canicule. Aucune banlieue ne risque de s'enflammer - et c'est tant mieux - et aucune capitale arabe ne va sonner le tocsin pour qu'à la sortie de la prière du vendredi, des hordes, les yeux exorbités, se dirigent vers les représentations diplomatiques occidentales aux cris d'Allah Akbar. En Iran, Ahmadinedjad n'a pas eu le temps, avec tous les problèmes qu'il a à gérer, d'envoyer ses sbires jeter des œufs sur l'ambassade de Chine, bref, c'est le calme plat et c'est un calme qui, je l'avoue, me dérange. Il est dérangeant parce qu'il montre à quel point la «compassion» exprimée l'hiver dernier n'était pas sincère, elle n'était pas le résultat de bons sentiments, mais d'une mauvaise idéologie. 

L'armée chinoise est donc rassurée. Elle peut continuer à sévir. Personne ne viendra bouleverser ses plans et les massacres à huis clos qu'elle ne cesse de perpétrer peuvent durer. Le monde musulman est sur répondeur. On y trouve le message suivant quand on appelle les mollahs et autres cheikhs : «Nous sommes actuellement en vacances, si vous nous appelez pour les Ouighours, envoyer nous un email et nous étudierons la question, mais en cas d'attaque israélienne sur un pays musulman, contactez notre cellule de permanence, nous réagirons immédiatement». 

Pourtant, là-bas, aux confins de la Chine, des femmes et des enfants meurent aussi. Comme à Gaza il y a six mois. Et d'ailleurs, on ne connaît même pas le bilan exact. Oussama Ben Laden ne tient pas à se mêler de cette affaire non plus, que les propagandistes de Pékin décrivent comme «sino-chinoise». Ah ! Puisque c'est entre Chinois, je comprends mieux qu'on ne daigne pas s'ingérer. Les Israéliens n'ont pas eu ce tact de nous préciser que la guerre de Gaza concernait exclusivement les proche-orientaux. S'ils avaient eu l'intelligence de le mentionner, personne ne serait sorti manifester en janvier dernier, même pas Besancenot, Buffet et Mélenchon. Enfin, je préfère avoir la fausse naïveté de croire qu'on ne proteste pas uniquement lorsqu'il s'agit du conflit israélo-palestinien... 

Je ne désespère pas. Je pense que d'ici samedi prochain, je trouverai bien des volontaires prêts à venir marcher avec moi. Je contacterai Besancenot, Buffet et Mélenchon pour les inviter à me rejoindre. Et dès le lendemain de cette marche qui va, j'en suis convaincu, réunir plus de
> > 30.000 personnes selon la police ; et 100.000 d'après les organisateurs (c'est-à-dire moi, Besancenot et cie), je m'empresserai d'appeler au boycott des produits chinois. Avec mes camarades, je compte d'ailleurs faire une descente dans l'une des grandes surfaces du 9-3 et inciter les gens à ne plus consommer ces saloperies importées de Chine... 

Bonne vacances, chers "promeneurs du samedi"... Enfin promeneurs des samedis hivernaux seulement !

http://www.mohamed-sifaoui.com/article-34046953.html

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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 14:05

CENTRE SIMON WIESENTHAL - EUROPE
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csweurope@gmail.com


POUR DIFFUSION IMMEDIATE




La Cour de Cassation française confirme la relaxe du Directeur des Relations internationales du Centre Simon Wiesenthal, poursuivi pour diffamation


Paris, le 23 juillet 2009


Le jugement marquant qui suit vient d'être rendu public:


"REPUBLIQUE FRANCAISE - AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS 23 juin 2009

LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE, en son audience publique tenue au Palais de Justice à Paris, le vingt-trois juin deux mille neuf, a
rendu l'arrêt suivant...

sur le pourvoi formé par LE COMITE DE BIENFAISANCE ET DE SECOURS AUX PALESTINIENS... contre l'arrêt de la cour d'appel de PARIS, 11 e
chambre, en date du 1er octobre 2008, qui, dans la procédure suivi
contre Stanley [Shimon] Samuels du chef de complicité de diffamation
publique envers un particulier, a renvoyé le prévenu des fins de la
poursuite; ...


...en ce que l'arrêt a dit les propos visés à la prévention, tenus par
Stanley [Shimon] Samuels diffamatoires à l'encontre de l'association Le
Comité de bienfaisance et de secours aux palestiniens et, infirmant le
jugement entrepris, a renvoyé Stanley [Shimon] Samuels des fins de la
poursuite au bénéfice de la bonne foi...


...les propos selon lesquels '[par le biais du] Comité de bienfaisance
et de secours aux palestiniens (CBSP), une associations française qui
finance le terrorisme et qui est proscrite aux Etats-Unis, l'UOIF
collecte des fonds pour le familles des terroristes-suicides du Hamas,
une campagne camouflée sous le slogan - pour la modique somme de 50
euros, parrainez un orphelin de Palestine'..."


Extraits complementaires de l'arret:

- "...la légitimité du but poursuivi est caractérisée de même qu'aucune
animosité personnelle à l'égard du CBSP ne peut être reprochée au
prévenu...";


- "...il résulte, par le nombre des pièces que Stanley [Shimon] Samuels
a produites et qui apparaissent utiles pour fonder sa conviction, que
l'enquête a été sérieuse";


- "...ainsi, au vu des pièces produites, la cour relève qu'il est
constant que le Hamas est depuis les 27 décembre 2001 et 12 septembre
2003, considéré comme une organisation terroriste au sens de la
législation communautaire et de la loi française..."


- "...il en est ainsi des gouvernements des Etats-Unis, de l'Australie
et du Canada qui ont respectivement en août, septembre et novembre 2003
classé le CBSP parmi les organisations 'spécifiquement identifiées au
titre des terroristes mondiaux'";


- " le département d'Etat des Etats-Unis a ainsi gelé les avoirs de
cette association";



- "il n'est pas discuté que la Banque centrale du Liban a mené à compter
d'août 2003 une enquête auprès de banques privées visant des
associations proches du Hamas, au nombre desquelles était cite le CBSP";



- "une enquête était diligentée en octobre 2003 par la brigade de
recherches et d'investigations financières";



- "le communiqué [du Centre Wiesenthal] était adossé à un rapport
transmis au ministre de l'intérieur, lequel dénonçait, ente autres, des
faits d'antisémitisme, des liens de l'UOIF avec les Frères musulmans et
le cheik Qaradawi, idéologue proche du Hamas, qui avait autorisé les
'bombes humaines'..."



- "...[le rapport] rappelait la décision du gouvernement des Etats-Unis
de geler les avoirs de personnes physiques et d'associations, dont le
CBSP... désignées comme fournissant un soutien financier au mouvement
terroriste";



- "le ministre de l'intérieur n'avait donc pas pu déjà faire procéder à
une enquête sur les éléments fournis dans ledit rapport";



- "en définitive, en tant que directeur des relations internationales du
Centre Simon Wiesenthal Europe, qui a notamment pour objet de lutter,
partout dans le monde, contre l'antisémitisme... Stanley [Shimon]
Samuels disposait d'éléments constituent une base factuelle suffisante
pour tenir les propos reprochés qui, replaces dans leur contexte, celui
d'une demande de procéder à une enquête approfondie sur le CBSP adressée
au ministre de l'intérieur...";



- "...[ces propos] ne dépassent pas les limites admissibles en matière
de liberté d'expression, garantie par le droit interne et conventionnel...";




"[AINSI LA COUR DE CASSATION] REJETTE le pourvoi;

DECLARE IRRECEVABLE la demande... présentée par le Comité de
bienfaisance et de secours aux palestiniens..."

 


Le texte intégral de l'arrêt de la Cour de Cassation, dans la version
originale et la traduction anglaise assermentée, peuvent être obtenus en
contactant
csweurope@gmail.com

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