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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 16:00

Le sens de la bataille de Gaza

Antisionisme radical et nouvelle judéophobie

 

En Fin de mail, quelques vidéos sur la cruauté du Hamas


Entretien d' Aleksandra Rybinska avec Pierre-André Taguieff publié dans l'édition datée du 10-11 janvier 2009 du grand quotidien polonais Rzeczpospolita ("La République") de Varsovie 
(entre 225 000 et 260 000 exemplaires vendus)

 

Pierre-andré Taguieff, Directeur de recherche au CNRS, Paris ; Centre de recherches politiques de Sciences Po. Dernier ouvrage paru : La Judéophobie des Modernes. Des Lumières au Jihad mondial, Paris, Éditions Odile Jacob, 2008.

 

Aleksandra Rybinska La guerre entre Israël et le Hamas a encore donné lieu à des manifestations de sympathie pour la Palestine à travers le monde. « Nous sommes tous des palestiniens » semble être le motto de beaucoup d'intellectuels en Occident. 
D'où provient cette sympathie presque aveugle ?

Pierre-André Taguieff : Ces manifestations, souvent violentes, sont d'abord le fait de barbus et de femmes voilées, donc d'islamistes, accompagnés de divers milieux de la nouvelle extrême gauche, anti-impérialiste et néo-tiersmondiste, dont les deux ennemis absolus sont les États-Unis et Israël. La tendance dominante chez les intellectuels occidentaux est toujours la préférence pour l'extrémisme : la radicalité, qu'elle soit communiste ou islamiste, continue de les séduire.

Aleksandra Rybinska Où sont passées les voix de la raison ? Pourquoi l'État d'Israël, malgré des efforts de propagande, ne parvient-il pas à trouver un large soutien international, et particulièrement dans les médias étrangers ? On a l'impression que même les intellectuels juifs, dans le New York Times, préfèrent ne pas trop pencher en faveur de l'État juif…

Pierre-André Taguieff : Israël a longtemps joui d'un capital de sympathie. Or, celui-ci a commencé à se dissiper après les massacres de Sabra et Chatila (été 1982), commis par des milices chrétiennes percevant les Palestiniens comme des envahisseurs et des pillards.

Mais, par une opération de propagande fort bien orchestrée, ces massacres ont été mis au compte du général Sharon, diabolisé par tous les moyens. Jusqu'en 2005, Israël ne s'est guère soucié de son image dans le monde, dont pourtant toutes les enquêtes d'opinion montraient la dégradation.

Dans l'après-Sharon, les tentatives israéliennes pour contrer la propagande propalestinienne se sont heurtées à un mur : le pli avait été pris, les médias s'étaient alignés sur les positions « antisionistes », alimentées par l'idéologie victimaire centrée sur la figure du Palestinien innocent, donc de l'enfant palestinien, érigé en victime maximale. Cette idéologie a été habilement diffusée par les réseaux palestiniens dans le monde entier.

Nombre d'intellectuels juifs étatsuniens et européens, souffrant de la judéophobie ambiante, pensent se faire accepter par un milieu hostile en prenant des positions radicalement anti-iraéliennes, « antisionistes », etc. Ils deviennent ainsi des « Juifs non-juifs », puis des « alterjuifs », pour finir comme des « Juifs antijuifs ». Le cas le plus évidemment pathologique est celui de l'intellectuel américain antisioniste et pro-négationniste Noam Chomsky, applaudi par Oussama Ben Laden et Hugo Chávez.

Aleksandra Rybinska Parfois il semble même qu'Israël est l'État le plus détesté au monde ?

Pierre-André Taguieff :  Israël incarne l'Occident pour les anti-occidentaux, l'impérialisme pour les anti-impérialistes, les infidèles pour les islamistes, le racisme pour les propalestiniens, … Il cumule les stéréotypes négatifs. Il est perçu comme l'État en trop, qui devrait disparaître pour que les hommes soient délivrés du mal. Ce traitement absolument diabolisateur est réservé en effet à Israël.

Aleksandra Rybinska On peut observer une haine particulièrement virulente envers l'État d'Israël chez les intellectuels de gauche, en partant de la gauche-caviar jusqu'aux mouvements antimondialistes. En France et ailleurs. La vieille propagande antisioniste de l'URSS fonctionne toujours?

Pierre-André Taguieff : Le berceau de l'antisionisme radical, qui représente la principale forme contemporaine de la judéophobie (ou, pour employer un mot impropre, de l'« antisémitisme »), est en effet le communisme soviétique qui, de 1948/49 au début des années 1970, a diffusé mondialement la plupart des thèmes d'accusation visant Israël (« fascisme », « impérialisme », « racisme », « colonialisme », etc.).

L'antisionisme d'origine stalinienne a fusionné avec l'antisionisme arabe mis au point dans les années 1950 et 1960 par les réfugiés nazis au Caire (Johann von Leers, ancien adjoint de Goebbels, notamment). Les milieux occidentaux tiers-mondistes ont suivi, et bien entendu toutes les variétés de l'extrême gauche, trotskistes compris.

Nous en sommes toujours là : rien de nouveau n'est apparu dans le discours antisioniste radical.

Aleksandra Rybinska Pendant longtemps, la gauche a quand même soutenu Israël. C'était lié en partie à l'Holocauste. Ensuite on a pu observer une certaine schizophrénie : la gauche condamnait les attentats terroristes perpétués par les Palestiniens et, en même temps, soutenait la cause palestinienne. Ça a changé. Peut-on dire que la gauche a trahi les Juifs?

Pierre-André Taguieff :  La gauche avait déjà abandonné les Juifs après 1945, lorsqu'elle était sous influence stalinienne. Après la disparition de l'empire soviétique, la gauche s'est trouvée de nouveaux maîtres à penser, des anarcho-trotskistes au sous-commandant Marcos, de Chomsky à José Bové.

Les mouvements anti-mondialisation dits « altermondialistes » ont pris la relève du « génial camarade Staline » et du « Grand Leader » Mao. Diverses combinaisons de positions anticapitalistes radicales, d'antiaméricanisme et d'antisionisme sont apparues dans les années 1990 et 2000.

Une partie de la gauche française, par exemple, la plus engagée dans l'anti-mondialisation, est revenue à ses positions anticapitalistes et antijuives d'avant l'affaire Dreyfus.

Aleksandra Rybinska Quel intérêt réel a la gauche aujourd'hui à soutenir la cause arabe?

Pierre-André Taguieff : En Europe, la gauche et surtout l'extrême gauche se sont engagées dans une stratégie de conquête de l'électorat musulman. Ce qui implique beaucoup de complaisance à l'égard des islamistes radicaux comme à l'égard du terrorisme palestinien, toujours excusé au nom de la « juste révolte des humiliés ».

Les leaders de gauche, comme ceux de droite, croient pouvoir ainsi éviter l'Europe soit visé par le terrorisme. Illusion très répandue. En outre, la gauche, comme la droite, est saisie par la hantise d'être privée de pétrole. C'est la composante « réaliste » de son parti pris pro-arabe.

Aleksandra Rybinska Pourquoi l'Occident accuse-t-il Israël de racisme, d'impérialisme et pas la Chine, la Russie - en tout cas pas dans la même mesure?

Pierre-André Taguieff : Les pays occidentaux postulent qu'ils peuvent se passer d'Israël, et ils savent qu'ils peuvent impunément condamner Israël à tout propos : les capacités de rétorsion de l'État juif sont limitées. Alors qu'ils ont besoin de commercer avec la Chine ou la Russie, grandes puissances avec lesquelles ils doivent par ailleurs compter sur le plan géopolitique, dans l'espace des relations internationales.

Aleksandra Rybinska  Peut-on dire que nous sommes ici face à une nouvelle forme d'antisémitisme mal dissimulée derrière une aversion affichée contre Israël ? Et si oui, quelles sont les raisons de cet antisémitisme?

Pierre-André Taguieff : Le mot « antisémitisme » est impropre pour désigner la haine des Juifs idéologiquement organisée. J'ai proposé, depuis la fin des années 1980, de lui substituer le mot « judéophobie », plus approprié. Par le mot « judéophobie », employé comme terme générique, je désigne l'ensemble des formes historiques prises par la haine des Juifs, et plus largement par toutes les passions, croyances et conduites antijuives dont les manifestations furent (et sont) les violences, physiques ou symboliques, subies par le peuple juif.

On oublie trop souvent que le mot « antisémitisme » est de création relativement récente et qu'il est dû à un auteur à la fois antijuif et raciste. En forgeant en 1879 le terme Antisemitismus, l'idéologue raciste de langue allemande Wilhelm Marr voulait clairement distinguer son combat contre les Juifs du vieil antijudaïsme chrétien.

Or, ce terme est doublement mal formé. D'abord parce qu'il semble renvoyer autant aux Juifs qu'aux Arabes alors qu'il ne s'applique, dans ses usages idéologico-politiques, qu'aux Juifs. Ensuite en raison de son usage raciologique du terme « Sémite(s) », en tant que dénomination de l'ennemi collectif à combattre (« anti-sémite », « anti-Sémite »), en référence aux doctrines raciales fondées sur l'opposition « Aryens/Sémites ».

La judéophobie contemporaine ne se réclame pas d'une doctrine raciste, elle ne vise pas « les Sémites », elle appelle à la haine contre les Juifs au nom de la « lutte contre le racisme », donc contre le « sionisme » assimilé à « une forme de racisme ». Il faut donc à la fois réviser nos concepts et redéfinir les termes employés !

Aleksandra Rybinska Marek Halter m'a dit qu'il était moins honteux de détester les Israéliens que de haïr les Juifs, ça faisait moins penser aux camps de concentration. On les hait tout de même. Pour lui c'est le résultat d'un aveuglement idéologique du côté des bien-pensants occidentaux. Êtes-vous d'accord avec ce constat?

Pierre-André Taguieff : Je dirais plutôt qu'il n'est pas du tout honteux, mais bien plutôt glorieux, aujourd'hui, de haïr les « sionistes », terme polémique par lequel on renvoie à la fois, d'une façon indistincte, aux Israéliens, aux défenseurs d'Israël (juifs ou non) et aux Juifs (sauf s'ils s'affirment eux-même « antisionistes »).

La haine « antisioniste » est une haine non seulement idéologiquement acceptable, elle est hautement respectable, et chaudement recommandée. C'est là un des mécanismes psychologiques qu'on rencontre dans le « politiquement correct » mondialisé.

Aleksandra Rybinska Pour beaucoup d'intellectuels soutenir les Palestiniens contre Israël résulte de l'obligation chrétienne de tenir la main aux plus faibles. En tout cas c'est ce qu'ils disent. Les premiers seront les derniers et vice-versa. Mensonge auquel on croit ou réel poids de la tradition chrétienne?

Pierre-André Taguieff :  Rien n'est pire, dans le monde moderne soumis à la sécularisation, que la corruption idéologique d'éléments hérités du christianisme. La propagande palestinienne, par exemple, tend à « christifier » le peuple palestinien, en mettant en avant des enfants, « victimes innocentes » par définition, qu'elle érige en « martyrs ».

Il s'agit d'un christianisme perverti, politisé… Une contrefaçon médiatique du commandement d'amour/charité.

Aleksandra Rybinska Est-ce que la mauvaise conscience des anciens colonisateurs envers les pays arabes joue aussi un rôle?

Pierre-André Taguieff : Bien sûr. Dans un premier temps, c'était le ressentiment des ex-colonisateurs qui primait, d'où les explosions de xénophobie anti-immigrés dans les nations qui furent des empires. La mauvaise conscience est venue dans un second temps, portée par le consensus hypermoral qui s'est constitué à la faveur de la mondialisation de ce que j'appellerai la politique ou – mieux - l'impolitique des Droits de l'Homme.

L'idéologie dominante au plan mondial se fonde sur la culpabilité de l'homme blanc, d'origine européenne et de culture chrétienne, accusé de tous les maux de la modernité (industrielle, capitaliste, impérialiste, etc.) dont il fut en effet l'inventeur.

Aleksandra Rybinska De quelle façon ce nouvel antisémitisme converge-t-il avec l'islamisme?

Pierre-André Taguieff :  L'appel au Jihad contre les Juifs est au centre de l'islamisme radical. C'est la diabolisation des Juifs qui structure la vision islamiste du monde. Il suffit de lire l'opuscule de Sayyid Qutb, Notre combat contre les Juifs (début des années 1950) ou la charte du Hamas (18 août 1988), notamment son article sept.

Prenons un exemple, celui du sermon prononcé par le cheikh Ibrahim Mudeiris, le 13 mai 2005, à la Grande Mosquée de Gaza (retransmis en direct sur la télévision de l'Autorité palestinienne), dans lequel, après avoir rappelé à ses ouailles qu'Israël est un « cancer » et que les Juifs sont un « virus » ressemblant à celui du SIDA, Mudeiris finissait par lancer cette prophétie d'extermination s'inspirant du célèbre hâdith du rocher et de l'arbre : « Le jour viendra où tout sera repris aux Juifs, même les arbres et les pierres qui ont été leurs victimes. Chaque arbre et chaque pierre voudront que les musulmans viennent à bout de tous les Juifs. »

Aleksandra Rybinska Quel danger comporte cette convergence?

Pierre-André Taguieff :  Celui de mobiliser le monde musulman contre Israël et d'en justifier l'anéantissement, ce qui constitue le programme commun de la dictature islamiste iranienne, du Hamas, du Hezbollah et d'Al-Qaida.

Aleksandra Rybinska La France est un des pays où on est le plus critique envers Israël. Pourquoi?

Pierre-André Taguieff : Il faut tenir compte de trois facteurs. Tout d'abord, une grande partie des élites occidentales s'est convertie depuis les années 1980 à la vision d'un nouvel avenir radieux : celui de la société post-nationale, ou de la « démocratie cosmopolite », impliquant la disparition progressive des États-nations, considérés comme de déplorables survivances.

Or, Israël est un État-nation démocratique, caractérisé même par sa démocratie forte. Il incarne l'exception gênante.

Son existence même est perçue comme un scandale. Ensuite, Israël, grande puissance régionale, est jumelé avec les États-Unis, l'hyper-puissance mondiale, pour faire l'objet d'une même dénonciation diabolisante, sur l'air de l'anti-impérialisme. Et l'on sait combien l'anti-américanisme est enraciné en France.

Le populisme misérabiliste ambiant pousse à la haine de la puissance, sur la base d'un amalgame polémique : « puissance = injustice » (comme si les « faibles » étaient nécessairement « justes » !). Enfin, les élites françaises ont intériorisé la position prise par le général de Gaulle en novembre 1967, après la guerre des Six Jours : un anti-israélisme virulent lié à un parti pris pro-arabe. C'est la doctrine du Quai d'Orsay.

Aleksandra Rybinska David Warszawski a constaté qu'on observait en France la formation d'une nouvelle coalition entre progressistes et islamistes. Le conflit israélo-palestinien a cessé d'être perçu comme la lutte entre deux points de vue entre lesquels il faut trouver un compromis, mais comme la lutte entre le bien (la cause palestinienne) et le mal (la politique impérialiste d'Israël). Est-ce vrai ?

Pierre-André Taguieff : Cette vision manichéenne va de pair avec la satanisation d'Israël. Un axe islamo-gauchiste est en voie de formation depuis la fin des années 1990. Il est illustré d'une manière frappante par les manifestations propalestiniennes/antisionistes qui ont lieu en France (mais aussi en Italie et en Grande-Bretagne) depuis le début de la deuxième Intifada (octobre 2000).

Aleksandra Rybinska D'ou vient cette idée qu'Israël est le mal personnifié?

Pierre-André Taguieff : Elle provient de toute la longue histoire des formes de judéophobie, mais surtout des deux religions-filles que sont le christianisme et l'islam, face à la religion-mère du monothéisme, le judaïsme. Il y a là un héritage contemporain de la construction théologico-religieuse du Juif comme « fils de Satan », rejeton ou incarnation du diable dans l'Histoire.

La diabolisation et la criminalisation du peuple juif sont entrées dans une nouvelle phase avec l'antisionisme radical. Dans ce nouveau régime de judéophobie, les Juifs continuent d'être dénoncés comme des « enfants du diable », mais leurs principaux accusateurs ne se recrutent plus dans le monde chrétien, ils se réclament de l'Islam ou de la Révolution mondiale, ou encore des deux.

Le nouveau foyer de la judéophobie exterminatrice est l'islam révolutionnaire ou l'islamisme radical, secondé par les néo-révolutionnaires qui, ennemis déclarés de l'Occident judéo-chrétien ou « américano-sioniste », se sont ralliés au camp islamiste ou se sont alliés avec lui.

Aleksandra Rybinska L'antisémitisme monte en France en général. On observe de plus en plus d'attaques contre les Juifs dans les grandes villes, perpétrés par des jeunes de banlieue. Est-ce lié à la question palestinienne ou à d'autres origines ?

Pierre-André Taguieff : Le parti-pris propalestinien est certainement l'élément moteur des passages à l'acte : les judéophobes violents jouent à l'Intifada contre les Juifs qu'ils rencontrent dans leurs quartiers.

Mais il faut aussi tenir compte de motivations liées à la mauvaise intégration sociale et économique des jeunes issus de l'immigration maghrébine ou africaine, qui manifestent leur ressentiment ou leur jalousie sociale en attaquant des Juifs ou des lieux symboliques juifs.

« Ils ont tout, et nous rien », « Ils ont le pouvoir et l'argent », etc. : dans les entretiens semi-directifs avec des jeunes des banlieues réalisés par des sociologues, des phrases de ce type reviennent souvent, pour justifier la haine qu'ils éprouvent à l'égard des Juifs, fantasmés à la fois comme « riches », « puissants », « racistes » et « méchants » (en ce qu'ils « tuent nos frères palestiniens »).

Aleksandra Rybinska En quoi l'antisémitisme de gauche et de droite est-il convergent ?

Pierre-André Taguieff : Les convergences proviennent d'un seul principe : on s'incline prudemment devant le nombre. Et la propagande islamiste exploite le fait qu'il y a environ un milliard trois cent millions de musulmans dans le monde.

Aleksandra Rybinska Même si Israël gagne la guerre contre le Hamas, il sera donc perdant, car il sera percu d'autant plus comme un État impérialiste, qui a écrasé son petit voisin, qui luttait pour son indépendance?

Pierre-André Taguieff : C'est en effet le paradoxe tragique que cette intervention militaire, pourtant justifiée, risque d'illustrer. Israël ne pouvait pas laisser plus longtemps bombarder sa population civile, mais, en ripostant militairement, elle prenait le risque de nourrir les passions antijuives dans le monde entier.

Car les médias, privilégiant l'émotion au détriment de l'analyse froide, montrent plus volontiers des images d'enfants palestiniens morts qui provoquent l'indignation ou la compassion, et incitent à la vengeance aveugle. Ils tendent à oublier la véritable nature du Hamas : une organisation de fanatiques et de criminels.

Aleksandra Rybinska Comment voyez-vous l'avenir d'Israël, de la question juive? Existe-t-il une chance pour la paix au Proche-Orient ?

Pierre-André Taguieff : C'est au Proche-Orient aujourd'hui que la voie de la paix est la voie la plus étroite. Elle est non seulement improbable, elle est difficilement concevable à partir de projections des virtualités de la situation présente. L'islamisation de la cause palestinienne ne peut que s'étendre et de radicaliser.

Et le refus arabe de reconnaître le droit à l'existence d'Israël demeure (à quelques exceptions près, risquant d'ailleurs d'être provisoires, comme l'Égypte de Moubarak). Mais il y a des miracles dans l'Histoire : des événements d'une très faible probabilité peuvent se produire.

Aleksandra Rybinska L'attitude envers Israël et les Juifs peut-elle changer et si oui, comment ?

Pierre-André Taguieff :  Seule une prise de conscience de la menace islamiste, comme menace mondiale, peut conduire à une « dédiabolisation » d'Israël. Car les Israéliens sont aux avants-postes du combat contre le vrai fascisme de notre temps : l'islamisme radical, ou jihadiste.

Les nouveaux ennemis des Juifs sont aussi les ennemis de la liberté et du régime qui l'incarne, la démocratie libérale/pluraliste, cette précieuse invention de l'Occident.

Ceux que Norman Podhoretz appelle les « islamofascistes » n'en veulent pas. Responsables de la Quatrième Guerre mondiale, ils ont lancé le Jihad mondial contre les partisans de la liberté en même temps que contre les « judéo-croisés ». Défendre la liberté, c'est aujourd'hui combattre par tous les moyens le camp islamo-révolutionnaire, au Proche-Orient comme en Europe, en Asie comme en Afrique.

 

Contre les talibans et Al-Qaida en Afghanistan, contre la dictature islamiste à l'iranienne et le Hezbollah libanais, ou contre le Hamas et le Jihad islamique dans la bande de Gaza, le combat est le même.

 

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30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 10:07

Les Holtzberg

Deux lumières s'éteignent à Bombay

Par Denis Elkoubi pour

 

 

 

Guysen International News

 

Samedi 29 novembre 2008

 

 


 

J’ai eu la chance de rencontrer le Rabbin Gabriel Holtzberg et son épouse lors d’un séjour à Bombay en 2007.
Je devais me rendre à un salon professionnel à Bombay à un moment où je devais réciter le Kaddish pour mon Père. J’avais alors pris contact avec le Rabbin afin qu’il me confirme que je trouverai bien un minyan quotidien à Bombay. Il me rassura, et, sans que je le lui ai même demandé, m’invita à prendre tous mes repas au Beth Habbad.

 

 

Dès mon arrivée, je me présentais donc au Beth Habbad, pour vérifier que tout était en ordre.

Si le concierge de l’hôtel Taj, où je restais, me confirma qu’il savait où se trouvait le Beth Habbad, j’eus plus de mal avec le taxi, et pour cause, la rue qui y menait était entièrement défoncée pour des travaux de voirie, et la petite rue du Beth Habbad n’était pas accessible pour les petits taxis de Bombay.

C’est un jeune Rabbin souriant qui m’accueillit. Mais quand je me présentais en lui demandant de me confirmer que nous aurions bien un minyan quotidien, je vis à sa mine que les choses était plus compliquées que prévues. Il m’expliqua que l’arrivée de la mousson avait fait partir les touristes, et donc, que le minyan serait plus difficile à organiser. Mais, très positif, il me garantit qu’il allait se débrouiller.

Le lendemain matin, le minyan était là, le surlendemain aussi, et ainsi chaque jour.

Je réalisais bien vite les innombrables coups de téléphone qu’il avait dû donner pour arriver à trouver dix hommes dans Bombay.

Diamantaires, hommes d’affaires américains, étudiants, touristes, jeunes israéliens de retour de Goa, européens, sud américains, et juifs indiens, chacun avait répondu à l’appel du Rabbin Gabriel Holtzberg et ainsi, chaque jour le monde entier se réunissait dans la petite salle du Beth Habbad.

Après l’office on nous proposait une petit déjeuner, puis nous étions conviés à revenir pour les repas de midi et du soir.
L’atmosphère chaleureuse de ces repas offerts à quiconque entrait au Beth Habbad en faisait des moments privilégiés de grande convivialité.

C’est dans ces moments que j’ai pu comprendre comment le rabbin et sa femme étaient appréciés par leurs visiteurs. La plupart d’entre eux venaient régulièrement au Beth Habbad, soit pour y chercher du réconfort, un enseignement, de la nourriture, la possibilité de parler hébreu. Tout le monde les appelait affectueusement par leur prénom, et ils avaient une attention égale pour tous. Tous les deux rayonnaient d’une lumière incroyable. Les habitués venaient tous me voir pour me dire combien ils étaient redevables à ce jeune couple.

Bombay est une ville d’orient, avec ses odeurs, sa chaleur, sa misère. La petite rue dans laquelle était le Beth Habbad était en terre battue, à côté d’un marché dont je vous laisse imaginer l’état. Mais à peine arrivait t’on au premier étage de leur petit immeuble que l’on avait complètement oublié où l’on était, et l’on était transporté dans une maison habitée par la émouna. Pas de doute que quiconque est passé par cette maison s’y est senti immédiatement chez lui.

La émouna, la foi, avec laquelle ce jeune couple avait accepté la mission que lui avait confiée le Beth Loubavitch était extraordinaire. Pourtant découragés, paniqués même, à leur arrivée, Rivki m’avait raconté qu’ils avaient décidé que si on les avait envoyés là, c’est qu’il fallait qu’ils aillent jusqu’au bout de leur mission. Malgré de grandes épreuves personnelles, ils avaient, en deux ans, réussit à monter un petit centre communautaire, véritable havre de paix, de Thora et de Hessed.

En dehors du centre et de l’accueil des visiteurs, leurs activités étaient sans limites: Cacherout, abattage rituel, circoncision, enseignement, dernier devoir, restaurant, bar mitsvah, tout, absolument tout était de leur ressort. Par manque de minyan, la communauté vieillissante de Bombay avait même confié les offices du Shabbat au Rabbin, dans la Grande Synagogue Sassoon.

Un juif décède à New Dehli, le Rabbin prend l’avion, donne les bakchich qu’il faut et ramène le corps pour qu’il ne soit pas enterré en fosse commune. Un jeunes israélien paumé dans son périple indien, ils le prennent en charge, appellent la famille en Israël, assurent son rapatriement. L’éducation des quelques derniers jeunes qui restent à Bombay, la table ouverte, les offices, les repas chabbatiques, le jeune couple est sur tous les fronts, avec un sourire, une bonne humeur, une chaleur et une disponibilité permanente.

Chaque jour je passais de nombreuses heures avec le rabbin, son épouse et tous les visiteurs.
En une longue semaine j’ai vu passer des dizaines de personnes, de nouveaux arrivants chaque jour. Chaque visiteur était heureux d’être là. Pourtant, la salle principale, à la fois Synagogue, salle à manger et salon était des plus modestes. Mais le Rabbin et sa femme rayonnaient tellement naturellement qu’on oubliait instantanément qu’on était dans l’une des plus grande mégalopole du monde, aux 15 millions d’habitants dont la moitié vivent dans la rue.

Comme moi, chaque personne qui est passée par le Beth Habbad est redevable à Gabriel et Rivki Holtzberg d’un moment de bonheur ou de réconfort, d’aide spirituelle ou matérielle, d’une écoute attentive ou d’une leçon de vie.

Leur perte est une immense perte pour le peuple juif, ils laisseront dans la mémoire de tous ceux qui les ont approchés le souvenir de vrais Tzadikkim. Leur fin tragique, Al Kiddouch Hachem les inscrits définitivement dans l’histoire du peuple Juif comme des êtres exceptionnels.

Des milliers de personnes sont passé par le Nariman House en cinq ans, chacun en est reparti transformé. Impossible de côtoyer ces deux êtres de lumière sans devenir un peu meilleur soi-même. Gabriel et Rivki Holtzberg ont donné un peu de leur lumière à tous ceux qui les ont rencontrés. Nul doute qu’aujourd’hui ces milliers de personnes pleurent leur disparition et s’associent à la peine inconsolable de leurs familles.


 

 

 

REACTIONS

 1.

Deux Tsadikkim sont partis, leur souvenir reste !
Merci, Denis, pour ce témoignage si émouvant.

C'est justement cette lumière de Rivki (Z"L) et de Gabriel (Z"L) que ces fanatiques, ces criminels de l'obscurité et de l'obscurantisme ont voulu supprimer mais le souvenir de ces deux Tsadikkim resteront à jamais gravé en notre mémoire.

Que ces deux Tsadikkim reposent en paix. AMEN !

 2.

Encore des visages et des noms
Dans le bus qui me conduisait jeudi dernier à Jérusalem, j'ai lu un article sur l'association Almagor qui lutte pour le souvenir des victimes du terrorisme et contre la libération de terroristes.

Et il y avait dans cet article un poster de plus de 150 visages de disparus dans la tourmente

Alors près du Kotel j'ai écrit un texte comme une "Lettre à D-ieu" et j'ai glissé mon manuscrit dans une fente du Mur

Et voilà qu'il va falloir avec cette nouvelle monstruosité, née à Bombay, ajouter encore des noms, encore des visages.

Voici mon texte

C'est aussi toi ou moi

Un poster, des photos, des jeunes et des vieux,
Des visages confiants, souriants et heureux ;
Et pourtant il sont morts, de la mort terroriste ;
Mon D-ieu combien de noms sur cette longue liste !

Je regarde un à un ces êtres disparus,
Chacun peut être moi, mais eux ils ne sont plus.
Ils pourraient être toi dont on ôte la vie ;
Mon D-ieu pourquoi faut-il que règne la folie ?

Là, ce gosse étonné pouvait être le mien
Mais de lui et sa mère, il ne reste plus rien
Que des pleurs et des peurs, un chagrin sans limite ;
Mon D-ieu combien faut-il que l'être humain résiste ?

Voyez comme elle est belle, une allure de star
Et comme elle a couru, ne pas être en retard
Quand elle a pris son bus avant que tout explose ;
Mon D-ieu pourquoi cela, si Tu permets que j'ose ?

Encore une fois, tout près, mon front contre Ton Mur,
J'aimerais tellement, en cet endroit si pur,
Que tu fasses cesser, Mon D-ieu, tant de tortures ;
Combien de temps faut-il , combien de meurtrissures ?

Novembre 2008
© Charly Chalom Lellouche

 3.

Leur dieu n'est pas Mon D.
En quelques mots plus de révolte que poétiques je voudrais qu'on puisse parfois écrire la vérité concernant l'Islam qu'on veut nous asséner "message de paix".

Innocemment on veut faire la différence entre islamistes et "bons musulmans".

Or la MENA nous informe qu'au Liban, dans les "territoires", à Amman, c'étaient dans la rue des cris de joies devant les TV à chaque fois que le nombre "d'infidèles" assassinés augmentait à Bombay !.


Cette religion n'est qu'une religion de mort quand notre judaïsme est tellement une religion de vie, où l'on tient au plus grand respect du corps humain. jusqu'aux lambeaux de chairs de nos disparus.

Allah est peut être leur idole dans leurs boucheries quand ils l'invoquent d'un "allah hou hakbar" ("allah est le plus grand"... ) en assassinant, mais cet allah là n'est sûrement pas mon D-ieu !

D'ailleurs combien savent que lorsque Mahomet a converti les tribus païennes de Médine puis la Mecque, ses premiers musulmans, ces tribus adoraient des idoles et, la plus importantes de ces idoles s'appelait... Allah !

Et Mahomet l'a introduite pour se rallier ces païens.

 

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29 mai 2008 4 29 /05 /mai /2008 10:00

Point de vue

Pourquoi célébrer Israël à Paris ?

par Maurice LEVY

LE MONDE | 23.05.08

 

C'est avant tout à cette question que je voulais répondre en acceptant la présidence de l'association qui se constituait à cet effet. Bien entendu la première réponse était "et pourquoi pas ?" Israël est un pays ami, né dans la souffrance, la douleur et les drames, sur sa terre d'origine et il est somme toute assez normal de manifester son amitié, comme on le fait pour un proche qui fête un événement heureux.


 
Mais cette première réponse me paraissait un peu courte. Elle ne répondait pas à ceux qui pourraient objecter que s'agissant d'un Etat souverain, avec ce statut particulier d'Etat hébreu et de la situation de non-paix, sinon de guerre, qui existe dans la région, c'était manifester un soutien à Israël qui pourrait paraître excessif à certains ; pas plus qu'elle ne répondait aux objections souvent malhabilement formulées sur le lien existant entre la population juive de France et l'Etat d'Israël.


Le vote de l'ONU puis les reconnaissances successives ont donné à Israël toute sa légitimité. Celle-ci fut contestée par ses voisins et de trop nombreuses guerres ont été nécessaires pour maintenir cet Etat en vie. Mais encore aujourd'hui certains chefs d'Etat osent parler de la destruction de l'Etat d'Israël. Soutenir Israël face à de telles menaces me paraît être une bonne raison de célébrer ce 60e anniversaire pour qu'il y en ait beaucoup d'autres, à l'infini.


Parler d'Israël, c'est parler aussi des Palestiniens, du drame qu'ils vivent et de la nécessité de leur donner à eux aussi le droit de vivre dans la dignité, la paix, le progrès et la prospérité. Encourager le dialogue, la paix, la reconnaissance des uns et des autres dans leur dignité et leur diversité me paraît aussi une bonne raison pour célébrer cet anniversaire et former des voeux de paix durable dans la région.


Israël est un Etat juif. Pourquoi les juifs de France célébreraient-ils cet anniversaire alors qu'ils sont français ? Ne serait-ce pas jeter le trouble, reparler encore de double allégeance ? Ne risque-t-on pas d'attirer encore l'attention sur les juifs et ajouter à l'ambiguïté du lien qui les unit à Israël ? Mes amis les plus proches, certains même dans ma famille, se sont posé et m'ont posé ces questions. Pourquoi ce lien émotionnel souvent très fort avec Israël, son peuple, sa terre ?


Il y a, bien sûr, la spiritualité, la culture juive traditionnelle qui ramènent les juifs à leurs ancêtres, à Abraham, Isaac, Moïse (qui n'a pas connu Israël) et aux récits bibliques et à l'histoire juive. Il y a aussi et peut-être surtout le fait que, pendant deux mille ans, les juifs ont passé leur vie à errer pour fuir les diverses formes d'antisémitisme depuis les expulsions, les pogroms, les massacres, jusqu'au crime absolu, l'inimaginable, qu'a constitué la Shoah. Pour les juifs errants, fuyants, le lien avec la terre d'Israël a été mythique (et pas seulement mystique). Je suis français, j'adore mon pays et je me bats pour son développement, pour la reconnaissance de ses valeurs auxquelles je suis attaché. Je suis fier de mon pays, même si parfois je m'impatiente ou regrette certaines actions. Et une part en moi aime Israël et son peuple courageux et je veux leur dire qu'on les aime, même si parfois on n'est pas d'accord sur tout.

Et s'il fallait une raison de plus de célébrer cet anniversaire, je la trouverais dans la nécessité de parler d'un autre Israël. Pas seulement celui de Tsahal ou de la terreur, ou des roquettes qui tombent sur Sderot ou Ashkelon. De cet Israël qui me subjugue par sa volonté de vie, son imagination, sa modernité.


L'EXPLOIT DE L'INTÉGRATION


Pour que l'on parle et découvre un Israël de la culture, des écrivains de talent à l'humour ravageur ou à l'âme tourmentée ; que l'on découvre un Israël de l'éducation qui a su transformer son système éducatif et se doter d'un des meilleurs enseignements au monde. De l'Israël de la recherche dans la médecine, dans la pharmacie, dans la technologie, dans l'agriculture ; que l'on sache que ce petit pays malgré les efforts de défense, a su réduire ses impôts, financer de grands programmes éducatifs et de recherche. Que l'on parle de cette "Silicon Valley" israélienne où la densité d'ingénieurs, de chercheurs est supérieure à celle de la Californie et qui sait générer de la croissance pour tout le pays ; que l'on découvre que le désert peut reculer grâce aux travaux de chercheurs obstinés, et tant et tant de choses réalisées dans ce pays qui ne peut pas se permettre de ne pas innover, de ne pas inventer, de ne pas progresser. Oui, c'est une bonne raison de fêter le 60e anniversaire de la naissance de l'Etat d'Israël.

Je ne serai jamais complet sur toutes les raisons, mais je veux souligner l'extraordinaire vitalité de sa démocratie, l'indépendance de ses médias et l'impertinence de ses journalistes. Pays de débat permanent qui veut que si l'on met deux Israéliens ensemble, on obtienne trois opinions. Mais le plus extraordinaire des exploits de la société israélienne restera pour moi celui de l'intégration : populations de la Méditerranée, d'Europe du Sud, d'Europe centrale, des pays du Golfe ou d'Afrique et encore d'Amérique ; exceptionnel melting-pot, avec ses trois éléments structurants : la langue que tous devront apprendre, l'armée qui supprime les différences et l'éducation qui offre sa chance à chacun.


Certes, tout n'est pas parfait, mais les progrès sont là tous les jours. Et, dans un monde qui se globalise, cette réalité d'une diversité qui a su s'intégrer est sans aucun doute une bonne raison de célébrer ici, à Paris, le 60e anniversaire de l'Etat d'Israël, d'offrir un message de paix et une invitation à lutter contre tous les racismes.

 

Maurice LEVY

PDG de Publicis

Article paru dans l'édition du 24.05.08.

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1 février 2008 5 01 /02 /février /2008 15:52

… Etre Juif, selon :
 
 - Winston Churchill
  "Certains aiment les Juifs, et d'autres non. Mais aucun homme de  réflexion ne peut nier le fait qu'ils sont, au-delà de toute question,  la 'race' la plus formidable et la plus remarquable qui soit apparue  dans le monde".
 
 - Léon Tolstoï
  "Le Juif est cet être sacré qui a fait descendre des cieux le feu  éternel, et a illuminé avec lui le monde entier. Il est sa source  religieuse, son printemps, et la fontaine d'où les autres peuples ont  tiré leurs croyances et leurs religions."
 
 - A. A. Leroy Beaulieu, publiciste français, 1842
  "C'est en vain que nous les avons enfermés pendant plusieurs centaines  d'années derrières les murs des ghettos. Dès que les portes de leur  prison furent ouvertes, ils nous ont facilement rattrapés, même dans  les voies que nous avions ouvertes sans leur aide".
 
 - Thomas Cahill, Auteur Irlandais
  "Le Juif nous donne l'intérieur et  l'extérieur - notre aspect et notre vie intérieure. Nous pouvons difficilement nous lever le matin ou traverser la rue  sans être juifs. Nous rêvons des rêves juifs et espérons des  espérances juives. La plupart de nos meilleurs mots, en fait - nouveau, aventure, surprise, unique, individuel, personne, vocation,  temps, histoire, futur, liberté, progrès, esprit, foi, espoir, justice  - sont des dons des Juifs".
 
 - William Rees-Mogg, ancien rédacteur en chef du journal "The Times"
  " L'un des apports de la culture juive à la Chrétienté est qu'elle a  enseigné aux Chrétiens à penser comme les Juifs, et tout homme moderne  qui n'a pas appris à penser comme s'il était un Juif peut à peine être  considéré comme ayant même appris à penser"
 
 - Blaise Pascal, écrivain et mathématicien français
 "Il est certain que dans certaines parties du monde nous pouvons  observer un peuple particulier, séparé des autres peuples du monde, et  il est appelé le peuple juif.
 Ce peuple remonte non seulement à une antiquité remarquable, mais il a  aussi persisté pendant une durée longue et singulière… Car alors que  les peuples de Grèce et d'Italie, de Sparte, d'Athènes et de Rome et  d'autres venus bien plus tard, ont disparu depuis si longtemps, celui-là existe encore, malgré les efforts de nombreux Rois si  puissants, qui ont essayé des centaines de fois de les effacer, comme  leurs historiens en attestent, et comme on peut facilement en juger par l'ordre naturel des choses sur de si longues périodes. Ils ont cependant toujours été préservés, et leur préservation était  prédite… Ma rencontre avec ce peuple me stupéfie…"
 
 - Paul Johnson, historien américain contemporain
  "La vision juive est devenue le prototype de nombreuses grandes conceptions identiques pour l'humanité, aussi bien divines qu'humaines. Les Juifs, donc, se tiennent au centre de la tentative  perpétuelle de donner à la vie humaine, la dignité d'un but ".
 
 - Matthew Arnold, poète et critique anglais
  "Aussi longtemps que le monde durera, tous ceux qui veulent faire des  progrès en droiture viendront vers Israël pour l'inspiration en tant  que peuple qui a le sens de la droiture le plus radieux et le plus  puissant ".
 
 - Olive Schreiner, romancier sud-africain et militant social
  " De fait, il est difficile pour toutes les autres nations du monde de  vivre en présence des Juifs. C'est irritant et très inconfortable. Les  Juifs embarrassent le monde parce qu'ils ont fait des choses au-delà  de l'imagination. Ils sont devenus des étrangers moraux depuis le jour  où leur patriarche, Abraham, a introduit dans le monde les standards  éthiques les plus élevés et la crainte de Dieu. Ils ont apporté au  monde les Dix Commandements, que de nombreuses nations préfèrent
 défier. Ils ont violé les règles de l'histoire en demeurant vivants,  contre les probabilités du bon sens et de l'évidence historique. Ils  ont survécu à tous leurs anciens ennemis, dont de vastes empires tels que les Romains et les Grecs. Ils ont mis le monde en colère avec leur  retour dans leur patrie après 2000 ans d'exil et après l'assassinat de  six millions de leurs frères et sœurs.
 
 Ils ont exaspéré le genre humain en construisant, en un clin d'œil, un  Etat démocratique que d'autres n'ont pas été capables de créer même en plusieurs centaines d'années.


 Ils ont participé dans tous les efforts du progrès humain, que ce soit  dans la science, la médecine, la psychologie ou toute autre discipline, et cela dans une disproportion totale avec leur nombre réel. Ils ont donné au monde la Bible et même leur " saveur ".

 Les Juifs ont enseigné au monde à ne pas accepté le monde tel qu'il est, mais à le transformer, et pourtant peu de nations ont voulu écouter. De plus, les Juifs ont introduit dans le monde le D.ieu  unique, dont pourtant seule une minorité a accepté de tirer les conséquences morales. Ainsi les nations du monde réalisent qu'elles
 auraient été perdues sans les Juifs... Et pendant que leur subconscient  essaie de leur rappeler combien la civilisation occidentale est  encadrée en termes de concepts d'abord articulés par les Juifs, ils  font tout leur possible pour les supprimer. Ils nient que les Juifs leur rappellent un but plus élevé de la vie et  la nécessité d'être honorable, et ils font tout leur possible pour  échapper à ses conséquences. C'est simplement trop complexe à gérer pour eux,  trop embarrassant à admettre, et par-dessus tout, trop difficile de  vivre avec.



 Ainsi, les nations du monde ont décidé de nouveau de quitter 'leur'  voie de manière à trouver un bâton pour frapper les Juifs. Le but :
 prouver que les Juifs sont immoraux et coupables de massacres et de  génocide, comme certains - parmi les peuples des nations - le sont.
 


 Tout cela de façon à cacher et à justifier leur propre échec à  simplement protester, quand six millions de Juifs furent conduits au
 massacre d'Auschwitz et de Dachau, pour effacer la conscience morale  que les Juifs leur rappellent ; et ils ont trouvé un bâton.
 


 Rien ne pouvait être plus gratifiant pour eux que de trouver les Juifs  en lutte avec un autre peuple (complètement terrorisé par ses propres
 dirigeants) contre qui les Juifs, malgré leurs vœux les plus chers, doivent se défendre pour survivre. Avec grande satisfaction, le monde
 permet et initie la réécriture de l'histoire pour alimenter la rage d'un autre peuple contre les Juifs. Cela malgré le fait que les
 nations comprennent très bien que la paix entre les parties pourrait être intervenues depuis longtemps, si seulement les Juifs avaient
 disposé d'une chance équitable. Au lieu de cela, ils ont sauté avec  joie dans le train de la haine pour justifier leur jalousie des juifs
 et leur incompétence à prendre en charge leurs propres problèmes  moraux.


 Quand les juifs observent le jeu bizarre qui se tient à La Haye, ils  ne peuvent que sourire alors que ce jeu artificiel prouve une fois encore combien le monde admet paradoxalement le caractère unique des  Juifs. C'est leur besoin de miner les Juifs qui les fait en réalité  les élever.


  L'étude de l'histoire de l'Europe au cours des siècles passés nous  enseigne une leçon uniforme : que les nations qui ont reçu - et d'une
 certaine manière ont traité avec justice et clémence - les Juifs ont  prospéré… Et que les nations qui les ont torturés et opprimés ont
 tracé eux-mêmes leur propre fléau. "

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26 janvier 2008 6 26 /01 /janvier /2008 15:07

l’Europe se prépare à son avenir musulman

Davos, la France, l’Europe et le Proche-Orient. Michel Poirier nous prédit un avenir sous la bannière de l’islam.


Uribe, président  colombien «pestiféré» car, sans le dire, on lui préfère les très «marxistes» FARC, Pervez Musharaf du Pakistan, vilipendé pour avoir laissé trucider Benazir Bhutto («Démocrate» condamnée pour escroquerie et exilée pendant des années), deux nouveaux visiteurs de l’Elysée sont en route vers Davos où, tous les deux ans, se réunit la fleure de la planète, sinon pour régler son sort, au moins pour se montrer. Peu probable que l’assistance choisie se penchera sur une dernière étude relative à l’interaction «Occident – Monde musulman».

Pourtant, conduite par le Forum Economique du Monde, en collaboration avec l'université de Georgetown dans 21 pays différents, elle permet d’appréhender la manière dont les sociétés musulmanes et occidentales perçoivent leurs rapports aux niveaux politiques, sociaux, économiques et culturels. On y apprend qu’à l’exception de deux pays (Bangladesh et Pakistan), une minorité inférieure à 30% croit que ces rapports vont en s’améliorant. D’ici à dire que 70% pensent le contraire …

 

L’étude trouve (on peut se perdre en conjectures pour la France, pour les raisons connues) que le pourcentage de la population d’origine musulmane en Europe passera de 4,3% en 2006 à 10/15% en 2025, avec une concentration supérieure dans les villes et surtout en France, Allemagne et Pays-Bas où elle atteindra les 30%. Les démographes distingués (dont une grande partie accepte l’interdiction française de déterminer, via les recensements de la population, leur origine ethnique) n’hésiteront pas à mettre en doute cette conclusion de l’étude. Comme ils ne se décident pas, pour la France, à souligner qu’au moment où notre pays se targue d’avoir la meilleure natalité d’Europe, 20% des naissances viennent de la population immigrée évaluée à 10% de la population totale (soit 6 millions). Mais si, comme les bonnes âmes  le prétendent, les immigrés ne dépassent pas 4 millions, c’est une autre chose … Dans ce cas, 6% de la population apporterait 20% des naissances, soit trois fois plus que le reste de la population ! Quant à déterminer les ressources propres de cette population (hors RMI, chômage, CMU et autres avantages de l’Etat providence qui distribue des richesses non encore créées), il est naturellement impossible de le faire, mais on peut se hasarder à faire des hypothèses.

En gros, l’étude donne un crédibilité accrue à la profession de M. Boumedienne (1974, AGO de l’ONU) «c’est avec le ventre de nos femmes que nous gagnerons la lutte contre le Nord colonialiste» et à celle du Guide Suprême, M. Khadafi, reçu en grande pompe à Paris «il y a déjà 50 millions de musulmans en Europe, avec la Turquie ils seront 150 et d’ici à la fin du siècle l’Europe sera musulmane». Aucun doute quant au fait que le pourcentage fantaisiste indiqué aujourd'hui (4,3%) est  bien en deçà de la réalité, car ce qui circule parmi les démographes est plutôt le double, voire à minima le triple, ni sur ce que sera la fourchette dans 15/20 ans, mais l'étude faite pour Davos par une université renommée ne peut être que citée en  totalité au risque, à défaut, de «sortir du contexte».

Sur ce, le ban et l’arrière-ban du monde (en commençant par le musulman) crie à la crise humanitaire qui serait imposée par Israël aux pauvres palestiniens de Gaza : au bout de plus de 300 fusées tirées depuis le premier janvier, Israël qui avait déclaré Gaza entité hostile, a osé réduire les fournitures d’énergie. Enfin, pas toutes … car sauf pendant les arrêts de distribution d’électricité décidées par le Hamas, Israël fournit toujours 75% des besoins du territoire et l’Egypte 15%. Ce n’est que sur les 20% que la pénurie aurait pu apparaître mais … voir Gaza toutes lumières éteintes et des enfants avec des bougies … cela a fait le tour de la planète et le Conseil de Sécurité s’est réuni tout de suite. Et la France a demandé, officiellement, à Israël de revenir sur sa décision.

Mme Ferrero-Waldner, au nom de l’Europe, a condamné la décision d’Israël en la qualifiant de «punition collective». C’est la même qui a assuré les palestiniens que «L’Europe ne laissera pas tomber la population de Gaza…» en réussissant l’exploit de payer des fonctionnaires de police dans un territoire «gouverné» par le Hamas. Pourtant le Hamas est une organisation terroriste pour l’Europe et pour la France.

L'Allemagne a éliminé le groupe de Bader Meinhoff, l’Italie les Brigades Rouges, la France Action Directe, les Turcs le PKK Kurde, le Pérou le Sentier Lumineux, le Japon leur Armée Rouge : ils l'ont fait sans leur offrir "un horizon politique". Pourtant, pour les terroristes du Hamas (et en partie pour ceux du Fatah) la communauté internationale impose à Israël de leur donner un horizon politique. En utilisant surtout la formule «paix contre des territoires», tout en sachant pertinemment que le conflit n’est pas de nature territoriale. En plus d’un «l’horizon politique», bien qu’ayant quitté Gaza depuis bientôt trois ans, Israël devrait assurer à une population qui se veut misérable et à laquelle ses dirigeants imposent la misère, des ressources non vitales (pétrole pour les voitures qui transportent les «militants» vers des pas de tir de fusées contre Israël.

Au moment de l’évacuation par Israël de Gaza, sous le contrôle de l’ancien président de la Banque Mondiale on a laissé en place des serres d’une valeur de 15 millions de dollars entièrement opérationnelles. Elles auraient pu continuer à produire des légumes, des fruits ou des fleurs pour l’export. Mais la population locale a préféré laisser les «militants» les détruire pour pouvoir continuer à être des «victimes» aidées par l’UNRWA et le reste de la communauté mondiale. Ces populations ont ensuite élu démocratiquement la direction du Hamas, toujours pour être des victimes, non des citoyens, et utiliser l’argent reçu du monde entier pour acheter des munitions, des armes et des explosifs. Et si Israël ferme des robinets … une crise humanitaire est décrétée de suite et l’Europe, l’ONU et les pays arabes se chargent de condamner Israël pour le traitement des «pauvres palestiniens». En attendant, le Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU, à la demande de la Syrie et du Pakistan (on croit rêver) se réunira d’urgence cette semaine «pour examiner si Israël ne commet pas des abus dans les territoires palestiniens». Les paris sont ouverts, à 100 contre 1 qu’ils trouveront des abus … Les pays d’Europe s’abstenant courageusement de voter ou de tenter d’expliquer que tirer des fusées à jet continu de son territoire sur celui d’un autre pays n’est pas un acte particulièrement inoffensif.

Dernier évènement en date, la destruction de la frontière Gaza-Egypte, au point de passage de Rafah, qui aurait dû être gardée par les Européens s’ils ne s’étaient sauvés il y a plus d’un an à la faveur de la première échauffourée créée par le Hamas, préférant attendre et voir venir sur les plages israéliennes d’Ashkelon où ils doivent se trouver encore. Rafah qui, de l’autre côté, devait être gardé par l’Egypte qui a assisté impassible à la destruction de sa frontière et a laissé passer des dizaines de milliers de palestiniens «affamés» dans les deux sens. Quant aux tunnels qui passent sous la frontière, avec la complicité du Caire, ils auraient pu servir à passer des vivres et non des armes et il n'y aurait eu aucune «crise humanitaire».  Mais, dit M. Moubarak, «ils ont faim, il faut les laisser venir manger». En 2005, quelques mois seulement après l’évacuation du territoire par Israël, les palestiniens avaient déjà fait exploser la frontière avec l’Egypte. Et, à l’époque, il n’y avait pas d’affamés ni de crise humanitaire … mais on a pu montrer au monde qu’une frontière ne pouvait pas résister aux masses arabes … Accessoirement, quand 250.000 palestiniens (selon les gazettes) déferlent dans le Nord du Sinaï, ils sont en train de ravir à l’Egypte sa souveraineté sur un bout de territoire. Qui se souvient qu’Israël a rendu le Sinaï à l’Egypte deux fois (en 1956 et après la guerre du Kippour quand Sadate prit l’initiative d’un traité de paix) ?

Avec la finesse qu’on lui connaît, dès qu’il s’agit du conflit proche-oriental, la presse européenne titre maintenant «la fuite des palestiniens en Egypte» pour continuer à diaboliser Israël et les juifs qui d’opprimés se seraient transformés en oppresseurs.

L’Europe, dont le seul enseignement de la dernière guerre sur son territoire est, non pas qu’il faut se battre contre l’ignominie, mais qu’il faut renoncer à la guerre, fut-elle de défense, oublie qu’il fût un temps où on avait le courage de parler de «guerres justes». En ce sens la France tient «le pompon». Et l’Europe -et la France n’est pas étrangère à ce comportement qu’elle a pratiquement instauré dans la politique de l’Union- pour des raisons dites morales, s’accommode du terrorisme et prône l’apaisement (Iran, Tchétchénie, Darfour, Afrique Equatoriale, etc.,) car elle pense avoir ainsi la paix extérieure et intérieure. Par peur aussi de la «rue arabe» de ses villes et de ses cités. Ce faisant elle participe d’une inversion immonde des causes et des effets dès qu’il s’agit du Proche-Orient : les bons, les Palestiniens, les mauvais, les Israéliens. Et elle demande en permanence à Israël de faire des concessions car c’est tout ce qu’elle sait faire.

Qu’au Liban la Syrie empêche l’élection d’un président n’a pas l’air de troubler le monde. Que le responsable d’une armée, le Hezbollah, stipendié par l’Iran et la Syrie, qui a provoqué une guerre pendant laquelle un quart des infrastructures du pays ont été détruites, annonce au monde entier (AFP – 19.01.08)  «Nous avons des têtes, des mains, des pieds des soldats sionistes et nous avons un cadavre presque complet de la tête jusqu'au bassin» n’a l’air d’émouvoir personne et surtout pas l’AFP qui n’a pas joué des guillemets en se transformant en porte-voix pour cette macabre annonce. Le Hezbollah est un «acteur politique» au Liban, à ce titre il a envoyé des délégués à une conférence à Paris et, naturellement, la France s’oppose à ce qu’il figure sur la liste des organisations terroristes de l’Europe.

Et c’est ainsi que l’Europe se prépare à son avenir musulman. Certes, tous les musulmans ne sont pas terroristes, nous dit-on. Tout en occultant le fait qu’une religion qui se fixe comme but ultime la conquête du monde, par les armes, s’il y a opposition, porte en elle-même comme le nuage porte la pluie l’irréfragable nécessité de tuer. Et alors, le terrorisme s’appelle, comme au Proche-Orient, «résistance». Et l’Europe fait semblant de ne pas voir ou de ne pas comprendre qu’au Nord, le Hezbollah, au Sud, le Hamas (avec la complicité active ou passive de l’Egypte) et à l’Est lointain, l’Iran, se sont tous ligués pour la destruction d’Israël. Ne pas voir ? Mais si, elle voit bien la réalité mais pensant retarder autant que faire se peut sa propre conquête par les mêmes, elle a déjà passé Israël par pertes et profits.

Bref rappel du passé : en 1967 quand l’Egypte a provoqué la guerre (appelée ensuite «guerre des six jours»), Israël n’occupait ni Gaza ni la Cisjordanie. Mais trois pays (Egypte, Syrie et Jordanie) ont clamé haut et fort leur détermination d’éliminer Israël. À la fin de la guerre, Israël a proposé immédiatement de rendre les territoires conquis dans le cadre d’un accord de paix. Et elle a eu comme réponse les trois NON de Khartoum (non à la paix, non à la reconnaissance, non aux négociations). 40 ans après, «l’initiative arabe», saluée par l’Europe, propose à Israël la paix à condition de rendre les territoires (cela pourrait se comprendre) et d’accepter le retour de 4,5 millions de «réfugiés» (dont 90 % n’ont jamais connu les foyers d’où ils sont "partis" ou ont été "expulsés", selon l’histoire de chacun). C’est-à-dire, vu la démographie, en renonçant à ce qui fait sa spécificité, le caractère juif de l’état. Rien n’a changé sauf que, bientôt, les quartiers (ou villes ou cités ou banlieues) aujourd’hui interdits aux infidèles en France, aux Pays-Bas ou en Angleterre s’étendront, de plus en plus, pour devenir in fine le nouveau califat. Pessimisme ? Exagération ? Quand en 1922 Hitler disait «si un jour j’ai réellement le pouvoir, la destruction des juifs sera ma première et ma plus importante tâche», on ne l’a pas cru, pourquoi croirait-on Ahmedinejad ?

Et qui croît George Bush quand il décrète qu’un traité pour créer un état palestinien sera signé cette année encore entre Israël et les palestiniens ? Avec un Mahmoud Abbas qui ne contrôle ni Gaza ni même la Cisjordanie mais qui a réussi à faire tomber dans l’escarcelle palestinienne plus de 7 milliards de dollars en décembre (ou, au moins, des promesses de dons pour ce montant). Un état palestinien qui serait assuré (et la France et l’Europe demandent la même chose) de la contiguïté de son territoire (Gaza réuni avec la Cisjordanie). Comme on peut supposer qu’ils aient regardé une carte auparavant on n’a pas pu ne pas voir que cela veut dire un territoire israélien qui, lui, ne sera plus contigu …

De toute manière, ceux qui croient à ceci ou à cela, ceux qui grouillent, grenouillent et scribouillent pour dire n’importe quoi sur un conflit qui préfigure, en partie, l’avenir du monde, ne seront plus là pour voir… alors pourquoi s’en occuper !

En attendant, ceux qui ont accompagné notre Président à Riad, quand il a rencontré le monarque éclairé de l’Arabie Saoudite, ont pu trouver dans l’avion de Saudia (y aurait-il le même sur Air France ?) l’avertissement : «le royaume interdit les bibles, crucifix, statues, découpages et autres articles avec des symboles religieux tels que l'étoile de David». Pendant ce temps, d’abord à Rome et ensuite à Londres, on construit les plus grandes mosquées d’Europe.

© Michel Poirier pour LibertyVox

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26 janvier 2008 6 26 /01 /janvier /2008 15:02
 André Gallego pour le "trombinoscope" des Municipales de Toulouse
 
ainsi que la couverture du livre qu'il a sorti à cette occasion:
 
"Un Grenelle pour Toulouse".
 
Texte de 4e: Une prise de conscience, une analyse, mais surtout des défis à relever par tous, vous et moi. Mais par-dessus tout un espace de dialogue qui favorisera, on l?espère, partout en France, les conditions d'un débat véritable sur les problèmes de société.
 
Une idée, une vision de la démocratie qui consiste à placer entre les mains des hommes et des femmes de ce pays, de cette région, de cette ville comme de ses quartiers, toutes conditions et origines confondues, l?opportunité de participer d'une manière plus active, plus attractive à sa vie politique.
 
Rendre à la Démocratie, sa valeur et ses forces originelles en replaçant le citoyen, au c?ur du dispositif. Afin, que ce dernier ne soit plus en position de subir, mais d?agir.
Faciliter les rencontres citoyennes, seules susceptibles de faire partager au plus grand nombre les questions d?intérêt général.
 
Il est temps de passer du rêve à l?action, de se donner les moyens de voir notre démarche prendre sa place dans la réflexion économique et sociale de notre pays, de notre ville et même de notre quartier.
« Dans un monde où il y a de moins en moins de certitudes, il faut veiller à conserver quelques convictions et à ne pas tricher avec elles. » (Hervé Serieyx)
 
 Les coordonnées d'André Gallego:
 
André-Gérôme Gallego Directeur de la Publication 05.34.40.60.32 ou 06.80.60.12.53
 
si vous avez un problème pour ouvrir un des deux fichiers, mercid e le signaler à edition@premiere-reponse.com cordialement.

 
Andre_Edito.jpg

 

 
couvGRENELLE.jpg

 

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13 janvier 2008 7 13 /01 /janvier /2008 16:22
De http://fr.danielpipes.org | Article original à l'adresse suivante: http://fr.danielpipes.org/article/3249

Deux Allemands contre l'islamisme

par Daniel Pipes

New York Sun

3 janvier 2006

Adaptation française: Alain Jean-Mairet

Les ministres de l'Intérieur de deux Länder allemands ont pris récemment d'importantes mesures visant à contenir l'Islam radical et qui méritent une attention particulière dans l'ensemble du monde occidental.
 
Heribert Rech
   
Dans le Bade-Wurtemberg, Heribert Rech (de l'Union démocratique chrétienne, CDU, actuellement au pouvoir) a dirigé la mise au point d'un test de loyauté portant sur 30 thèmes et destiné aux candidats à la naturalisation. À la suite d'une étude intensive et sophistiquée de la vie musulmane dans son pays, le gouvernement du Bade-Wurtemberg élabora un manuel à l'attention des autorités de naturalisation indiquant que les candidats doivent s'accorder à la «structure constitutionnelle libre et démocratique» de l'Allemagne.
En effet, selon une enquête, 21% des Musulmans vivant en Allemagne pensent que la Constitution allemande est inconciliable avec le Coran. C'est pourquoi les simples questionnaires à cocher (oui/non) traditionnels ne sont plus valables dès cette année pour les candidats musulmans à la citoyenneté. Dès le 1er janvier 2006, les autorités de l'immigration qui soupçonnent des tendances islamistes sont tenues d'enquêter plus avant. Ainsi, on estime que la moitié des demandes de naturalisation donneront lieu à des entrevues personnelles d'une heure ou deux.
Les questions proposées constituent un condensé des valeurs occidentales. Que pensez-vous de la démocratie, des partis politiques, de la liberté de conscience? Que feriez-vous si vous appreniez qu'une opération terroriste était en cours de préparation? Le point de vue sur les attentats du 11 septembre 2001 constitue un «élément clé», indique Dieter Biller, le directeur de l'Office des étrangers de Stuttgart: Les Juifs en étaient-ils responsables? Les 19 pirates de l'air étaient-ils des terroristes ou des combattants de la liberté? Enfin, près des deux tiers des questions traitent des rapports entre les sexes – droits de la femme, violences conjugales, «crimes d'honneur», tenue vestimentaire des femmes, mariages forcés, polygamie et homosexualité.
Critiqué sur ce dossier, le ministère de l'intérieur nie toute discrimination à l'encontre des Musulmans et insiste sur la nécessité de déterminer si l'opinion exprimée par les candidats sur la constitution allemande correspond bien à leurs convictions réelles. Ainsi, les candidats qui passent le test et obtiennent la citoyenneté peuvent se voir retirer celle-ci si leurs actes ultérieurs ne correspondent pas à leur réponses «correctes».
L'Allemagne n'est pas seule à imposer des exigences particulières aux candidats musulmans; en Irlande, par exemple, les requérants de sexe masculin doivent jurer qu'ils n'épouseront pas plus d'une femme.
Uwe Schünemann
 
   
La deuxième initiative a été lancée en Basse-Saxe, où le ministre de l'Intérieur, Uwe Schünemann, lui aussi membre de la CDU, déclara qu'il allait envisager de faire porter des boulets électroniques aux islamistes radicaux. Cette mesure, selon lui, permettrait aux autorités de «surveiller les quelque 3000 islamistes prêts à la violence en Allemagne, les prêcheurs de haine [c'est-à-dire les imams islamistes] et les combattants formés dans des camps terroristes à l'étranger». Il suggère que des bracelets électroniques constituent une solution valable «pour des islamistes prônant la violence et qui ne peuvent pas être renvoyés dans leur pays en raison des menaces de torture» qui y règnent.
Le marquage électronique des personnes suspectées d'activités terroristes n'est pas non plus sans précédent. En Grande-Bretagne, la méthode est en usage depuis mars 2005 et, après un démarrage cahotique, a pu être appliqué de manière assez concluante à une dizaine de suspects. En Australie, les mesures de contre-terrorisme décidées le mois passé permettent un tel marquage pour une période allant jusqu'à un an.
Mais le projet de Schünemann dépasse largement le cadre de ces mesures en prévoyant de marquer non seulement les terroristes potentiels, mais aussi les «prêcheurs de haine» qui violent la loi non pas en s'adonnant personnellement à la violence, mais en prônant des croyances qui incitent d'autres à commettre des actes de terrorisme. Le marquage de ces individus constitue une réelle innovation qui s'attaque résolument à la source idéologique de la violence.
Les implications peuvent en être très larges. Si l'on marque les prêcheurs de haine, pourquoi pas les autres islamistes non violents qui contribuent également à créer des milieux favorisant le terrorisme? On pourrait y inclure des activistes, des artistes, des «gamers», des courriers, des bailleurs de fonds, des intellectuels, des journalistes, des avocats, des lobbyistes, des organisateurs, des chercheurs, des commerçants et des enseignants. Bref, l'initiative de Schünemann pourrait déboucher sur le marquage électronique de tous les islamistes.
Mais un tel dispositif ne révèle que la position géographique d'une personne, pas ses paroles ou ses actes, et cela compte beaucoup pour des imams et autres cadres non violents. Il serait possible, en veillant à respecter leur sphère privée, d'enregistrer leurs conversations, de filmer leurs activités, de surveiller leur courrier traditionnel et électronique. De tels contrôles pourraient être effectués discrètement ou ouvertement. Dans ce dernier cas, le marquage deviendrait l'équivalent d'une lettre de Scarlet moderne, faisant la honte de son porteur et alertant les dupes potentielles.
Le projet de Schünemann signale en même temps le besoin urgent d'élaborer une définition valable de l'islamisme et des islamistes et la nécessité impérieuse, pour les autorités, d'affirmer clairement que même les islamistes non violents sont des ennemis.
Rech et Schünemann proposent ainsi deux tactiques audacieuses pour la défense de l'Occident, basées toutes deux sur la compréhension du fait que la culture et les idées sont le réel champ de bataille. Je salue leur créativité et leur courage. Qui seront les prochains à adapter puis à adopter ces initiatives?
 
De http://fr.danielpipes.org | Article original à l'adresse suivante: http://fr.danielpipes.org/article/3249
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31 décembre 2007 1 31 /12 /décembre /2007 23:00
COMMUNIQUÉ ISRANET
Un service de L’I.C.R.J.
L’Institut canadien de recherches sur le Judaïsme

Professeur Frederick Krantz, Directeur
B.P. 175, succursale H
Montréal, Québec H3G 2K7
Courriel : cijr-french@isranet.org
Internet : http://www.isranet.org/


   
Sdérot est-il plus loin qu’Entebbe ?
Naomi Ragen

 Naomiragen.org, 23 décembre 2007
 
Traduction française : Menahem Macina
 
Ce soir, j’ai regardé une ancienne rediffusion du film de l’opération d’Entebbe. On y voyait la scène où Tsahal préparait minutieusement un vol représentant une moitié de tour du monde, pour libérer des citoyens d'Israël en danger. Il y aurait un véhicule ressemblant à celui d’Idi Amin, que l’on déchargerait d’un avion. Il y aurait un timing au dixième de seconde près. C’était tellement dangereux, tellement loin. Cela supposait tellement de connivences internationales et la possibilité d’un désastre. Aussi, les généraux vont-ils au ministère de la Défense pour y présenter leurs plans. Shimon Peres qui interprète son propre rôle dans le film les regarde tous et dit : « Je vais recommander au Cabinet d’accepter cela et d’y aller ».
 
Je me suis frotté les yeux. Shimon Peres ? La colombe ? Il a dit ça ?
 
Et j’ai pensé à Sdérot et aux roquettes qui tombent, chaque jour, sur des maisons, et dont une a manqué de peu une école pleine d’enfants, pas plus tard que la semaine dernière. Sdérot, ça n’est pas à des milliers de kilomètres, au plus profond de l’Afrique, mais à la distance d’un jet de pierre (un tir de roquette ?). Et pourtant, notre gouvernement ne semble pas capable de trouver l’énergie pour accomplir la plus simple et la plus évidente des actions afin d’arrêter ça : s’emparer de la zone d’où sont tirés les missiles et l’en débarrasser.
 
Maintenant, pourquoi cela poserait-il un problème, alors qu’il y a des années, une opération de sauvetage d’Israéliens détenus en otages en Ouganda a été approuvée par le gouvernement. Que s’est-il passé entre alors et aujourd’hui ?
 
J’y ai pensé longuement et intensément. Ce n’est pas que nos capacités aient diminué. Après tout, l’armée israélienne est plus puissante et incomparablement mieux équipée que jamais. Il n’y a qu’une raison pour que nous - qui n’avons pas hésité à envoyer des avions pour envahir un autre continent, malgré les risques de condamnation internationale - soyons trop effrayés pour lancer la frappe militaire indispensable qu’exige la protection de notre arrière-cour : la perte de foi dans la justesse de notre cause.
 
Des années de propagande internationale par le biais d’émissions de CNN et de la BBC, qui entrent dans nos salons, ont, d’une manière ou d’une autre, convaincu - au moins nos dirigeants – que les Juifs d’Israël doivent vivre avec la terreur ; qu’ils ne doivent pas faire des vagues ; qu’ils doivent, en fait, attendre que les bombes atteignent pour de bon une école et pouvoir montrer des images (Dieu nous en préserve !) de corps ensanglantés d’enfants dans les hôpitaux, ou de parents gémissant lors des funérailles. Ce n’est qu’alors que les mollassons et les mollassonnes du gouvernement Kadima se décideront à ternir leur image dans les émissions internationales en faisant ce qu’ils doivent faire : agir avec décision et de manière préventive pour sauver des vies. Avant qu’il soit élu, j’avais rencontré Ehud Olmert. Notre échange avait précédé le "désengagement" de Gaza. Je lui avais demandé pourquoi il y était favorable. Sa réponse avait été : « Si cela doit sauver une seule vie, nous devons le faire ». La vie d’un soldat ou d’un colon, ai-je supposé.
 
Monsieur Olmert, qu’en est-il de ce magnifique souci s’agissant de la vie des enfants de Sdérot ? Y a-t-il le moindre doute sur le fait que s’emparer des sites de lancement de roquettes mettra un terme aux attaques et sauvera des vies ? Mais, là aussi, il y a un changement. « Si cela peut sauver une seule vie » a été le mantra qui a permis à Israël d’extirper et de détruire des communautés juives entières. Où est ce mantra maintenant que nous devons extirper et détruire les terroristes de Gaza, qui se sont installés sur les décombres des maisons juives pour menacer la vie de nos enfants ?
 
Ce dont il est question, ici, c’est de la force de caractère d’une nation et de sa volonté de survivre.
 
Le mirage d'un Etat palestinien
Luc Rosenzweig
 Upjf.org, 28 décembre 2007
 
Après les réunions d'Annapolis et de Paris, en dépit des beaux discours et de la générosité de la communauté internationale, la perspective  de l'instauration d'un Etat palestinien est plus éloignée que jamais.
 
 En apparence, tous les protagonistes de l'interminable conflit israélo-arabe s'accordent sur un point: il n'existe pas d'autre issue que le partage du territoire de l'ancienne Palestine mandataire entre un Etat juif et un Etat arabe, aux frontières internationalement reconnues et ayant, pour le premier, Jérusalem-ouest pour capitale, et, pour le second, Al Qods (Jérusalem-est).
 
Ces principes, que l'on a aujourd'hui coutume de désigner sous le nom de "paramètres Clinton", en référence aux documents établis sous l'égide de l'ancien président américain, à la fin de l'année 2000, à Camp David et à Taba, fondent l'action diplomatique de la communauté internationale pour faire avancer un processus de paix en panne depuis près d'une décennie. Ils ont fini par être acceptés - grâce à Ariel Sharon - par l'écrasante majorité de la classe politique et de l'opinion publique israéliennes, constituent la doctrine de l'administration de George W. Bush sur ce problème, et ont été adoptés - cette fois-ci, semble-t-il, sans arrière-pensées - par la direction palestinienne, incarnée par Mahmoud Abbas et son premier ministre Salam Fayyad.
 
Si l'on ajoute à cela le soutien actif de l'Union européenne et de la Russie à la mise en oeuvre de cette solution, et celui, plus discret mais bien réel, des pays arabes dits modérés présents à Annapolis en novembre 2007, l'affaire pourrait sembler en bonne voie. Un scénario optimiste devrait alors s'imposer: remise en selle par le retour des subventions internationales et quelques gestes significatifs de la part d'Israël (gel des implantations, diminution des barrages routiers en Cisjordanie, etc.), la direction palestinienne pragmatique parvient à reconquérir le soutien populaire, y compris à Gaza, et à reprendre le dessus sur les extrémistes du Hamas. La communauté internationale, devenue vigilante, fait en sorte que les subsides alloués aux Palestiniens ne s'évaporent pas dans la mal-gouvernance et la corruption, et que la partie israélienne remplisse scrupuleusement ses engagements de démantèlement des implantations dans les territoires qui seront dévolus, à l'issue d'une ultime négociation, au futur Etat palestinien.
 
De la franche et brutale hostilité, les relations israélo-palestiniennes passeraient alors à la méfiance sans affrontement, puis à l'indifférence, avant de se transformer en une amitié fondée sur une coopération transfrontalière profitable aux deux parties.
 
Ce scénario, adaptation moyen-orientale de la grande réconciliation intra-européenne de la seconde moitié du XXe siècle, n'a malheureusement qu'une chance minime, voire nulle, de se réaliser.
 
Aussi forts, déterminés et sincères que soient les promoteurs de ce compromis historique, ils se heurtent à une loi d'airain : n'accède au statut d'Etat-nation qu'un peuple qui est, jusque dans ses entrailles, décidé à le devenir, et qui est prêt, pour cela, à accepter tous les compromis nécessaires, même les plus douloureux, une fois qu’il est établi qu'il ne peut parvenir à ses fins par la seule force militaire.
 
C'est ce que nous enseigne l'histoire de l'Europe, y compris la plus récente. Or, si l'on observe les discours, les actes et le comportement de la société palestinienne dans toutes ses composantes, y compris ceux des Arabes d'Israël et des réfugiés dans les pays avoisinants, force est de constater que ce "désir d'Etat" reste, pour une très large part, de l'ordre de l'incantation.
 
En ce qui concerne le Hamas - vainqueur, rappelons-le, des dernières élections dans les Territoires -, la question est réglée, explicitement: ce mouvement rejette la formule "deux Etats pour deux peuples", et ne se réfère qu'à la notion d"oumma", de communauté des croyants pour revendiquer la souveraineté de l'islam (et non d'une future entité étatique palestinienne) sur l'ensemble du territoire, y compris Israël. Ce faisant, il rejette la perspective d'un Etat arabe en Palestine au jour où serait anéantie "l'entité sioniste".
 
Les Palestiniens réfugiés au Liban, en Syrie et en Jordanie, et dont l'influence au sein de l'OLP (instance suprême du mouvement national) n'est pas négligeable (on l'a vu lors des discussions de Camp David),  ne céderont pas d'un pouce sur leur "droit au retour" dans les localités d'où ils ont dû partir en 1948, ce qui est considéré comme totalement inacceptable par Israël.
 
Les Arabes israéliens, qui constituent 20% de la population de l'Etat juif, ont fait  savoir, de manière très ferme, qu'ils n'entendaient pas être "échangés" dans le cadre d'un accord où leurs villes et villages proches de la "ligne verte" seraient transférés à l'Etat palestinien. Ils veulent rester israéliens pour d'évidentes raisons économiques, et de plus en plus nombreux sont les intellectuels et militants des droits de l'homme de cette communauté qui se prononcent pour la constitution d'un Etat unique démocratique et binational entre la Méditerranée et le Jourdain. Ils demandent à Israël de renoncer au caractère juif de l'Etat au profit d'une formule qui ferait d'Israël "L'Etat de tous ses citoyens". Ces prises de positions rencontrent un écho certain dans la frange d'extrême gauche israélienne, dite post-sioniste.
 
Lorsque l'on discute avec les "Palestiniens de base", les commerçants, enseignants, étudiants de Cisjordanie, une fois que s'est instauré un climat de confiance qui les dispense de la protectrice langue de bois, on entend des propos politiquement fort incorrects. Leur rêve? Une sorte de "remake" de l'émancipation sud-africaine, où le rôle des Blancs dépossédés  de l'exclusivité du pouvoir politique, mais conservant la maîtrise de la vie économique, serait joué par les Juifs d'Israël. Les mêmes, après avoir vérifié qu'aucune oreille indiscrète ne les écoute, n'hésitent pas à vanter les mérites de l'administration militaire israélienne dans les Territoires, jugée moins corrompue que l'Autorité palestinienne du temps de Yasser Arafat. Ils évoquent également avec nostalgie le temps, avant la première Intifada de 1987, où la liberté de circulation des Palestiniens en Israël permettait à ces derniers de travailler, étudier, se soigner dans des conditions infiniment meilleures que celles qu'ils subissent aujourd'hui. Quant aux chrétiens de Palestine, les plus intéressés à la mise en place d'un Etat laïc depuis la montée en puissance du Hamas, ils "votent avec leurs pieds", trouvant, dès qu'ils en ont la possibilité et les moyens, des cieux plus cléments aux Etats-Unis ou au Canada. Une méfiance, généralisée et durable, règne, dans la population, envers l'appareil politico-sécuritaire du Fatah, qui accapare une rente essentiellement issue de l'aide internationale. Cela se traduit soit par un recours des plus démunis au Hamas, dispensateur de secours aux humbles, et l'émigration vers les pays du Golfe, ou en Occident, des élites économiques et scientifiques. Alors, comment et avec qui bâtir un Etat "viable", c'est-à-dire capable d'apporter à une population l'assistance et l'encadrement nécessaires à la mise sur pied d'une économie performante et d'une démocratie réelle? Il est exceptionnel que ces faits et ces discours soient relayés par les médias occidentaux: ce propos, dérangeant pour les idées reçues, vaudrait à celui - journaliste ou chercheur en sciences politiques - qui s'en ferait le truchement une interdiction de fait de poursuivre ses investigations en Cisjordanie et à Gaza.
 
L'existence, indéniable d'une conscience nationale arabe palestinienne, qui s'est forgée en réaction à la réussite, à tous égards exceptionnelle, du projet national juif en Palestine, n'implique pas, ipso facto, l'adhésion de ce peuple au modèle étatique qui lui est proposé par la communauté internationale et une partie de sa classe dirigeante. On s'accorde, faute de mieux, pour mettre sur le compte d'Israël, de l'occupation, de la colonisation des Territoires, la situation lamentable dans laquelle se trouve la grande majorité de la population. Mais, à chaque fois que se dessine, de manière tangible, la perspective de l'établissement d'une Palestine souveraine et indépendante on fait en sorte de la faire échouer. Le dernier avatar de cette machine à repousser cet aboutissement aux calendes est l'exigence d'un "Etat palestinien viable", sous-entendu établi sur la totalité des territoires conquis par Israël en 1967, avec, en plus, un lien terrestre entre Gaza et la Cisjordanie. Il n'est pas précisé ce qui ferait obstacle à la "viabilité" d'une Palestine dont les frontières tiendraient compte des réalités établies sur le terrain depuis quarante ans, notamment des rectifications et échanges permettant d'englober les blocs d'implantations contigus à la "ligne verte". La fin de l'occupation et le démantèlement des colonies isolées au coeur des Territoires constituent des exigences légitimes et indispensables à la naissance de cet Etat. Mais l'obstacle majeur à la viabilité d'un Etat palestinien, c'est la méfiance qu'il inspire à des Israéliens, qui ne sauraient en aucune manière accepter l'existence et le renforcement d'une entité hostile, à quelques encablures de leurs centres vitaux. 
 
Un Etat viable, ce n'est pas seulement la souveraineté d'un peuple sur un territoire, c'est aussi la confiance placée par ce peuple dans les institutions, les pratiques politiques et le projet collectif que lui proposent ses dirigeants. Un Etat viable, c'est d'abord un projet émancipateur d'une société civile encore imprégnée de tribalisme et de clientélisme: jusqu'à ce jour, ce projet n'existe que dans le discours de la bureaucratie palestinienne à l'usage des naïfs d'Occident. Sur le terrain, l'emprise des clans prédateurs, qu'ils se réclament de l'intégrisme religieux ou des familles élargies traditionnelles, limite singulièrement l'impact des tentatives réformatrices et modernisatrices des "pragmatiques" du Fatah.
 
La société israélienne a, en majorité, choisi la modernité mondialisée et l'hédonisme individualiste comme mode de vie, de pensée et d'action. Elle a su tenir en lisière ses intégristes religieux, confinés dans leurs quartiers et leur pauvreté subventionnée, et a fini par isoler dans leur rêve insensé les tenants du Grand Israël biblique. David  Ben Gourion et Vladimir Jabotinski se sont réconciliés post mortem dans le réalisme lucide du dernier Ariel Sharon.
 
Qu'il existe ou non un Etat palestinien n'est plus le problème des Israéliens, pour autant que son existence ne vienne pas perturber leur bonheur quotidien par des tirs de roquettes ou des attentats-suicide. "Si la communauté internationale exige un Etat pour les Arabes d'à côté, va pour un Etat..", soupire-t-on dans les beaux quartiers de Tel Aviv, où l'on se sent plus proche de Los Angeles que de Tulkarem, distante de vingt kilomètres. La mondialisation a donné un coup d'accélérateur à la disparition du "levantinisme" de l'Etat juif, pour qui  l'inclusion régionale n'est plus une condition sine qua non de survie et de prospérité. Le travail des Asiatiques, Turcs et Roumains a remplacé le travail arabe dans les secteurs de l'agriculture et du bâtiment, à la suite de l'Intifada Al Aqsa: les liens interpersonnels entre employeurs juifs et travailleurs palestiniens, qui s'étaient tissés au cours de la période 1967-1987, sont irrémédiablement rompus.   
 
Il reste pourtant une chance (ou un risque ?), pour les Palestiniens, de se voir attribuer un territoire pourvu de tous les attributs de la souveraineté : il n'existe pas de plan B.
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26 décembre 2007 3 26 /12 /décembre /2007 09:03
 
Depuis bientot 30 ans, Chalom Archav pretend oeuvrer pour la "paix" entre Israel et ses voisins...
 
Une enquete recente de la 2e chaine de TV israelienne devoile le vrai visage
de "La Paix Maintenant"!
POUR EN SAVOIR PLUS :

 
 
Version française de l'article. Traduite par google.
 
 
Le reportage (en hebreu) de la deuxieme chaine israelienne sur Chalom Archav
 
 
Un nouveau site (en hebreu) destine a montrer le vrai visage de Chalom Archav
 
 
La depeche AFP Reuterrs, publiee par le Monde, sur la "colonisation"
 
 
Le site israelien qui devoile les malversations financieres et infractions de Chalom Archav
 
 
 
_____________________________________________________________________________________________________________
- Sous la couverture d'une association enregistree officiellement dans des buts educatifs, Chalom Archav recoit des millions d'euros de plusieurs gouvernements europeens dans le but d'espionner la construction juive en Judee-Samarie et a Jerusalem!
 
- Ce travail d'espionnage finance par des pays etrangers donne lieu regulierement a des rapports, aussitot repercutes par les grands medias internationaux, et utilises comme arme politique par les ennemis d'Israel au sein des organismes internationaux et dans les negociations avec Israel...
 
- dernier exemple en date : l'AFP et Reuters annoncent ce soir la "construction de 740 logements dans des colonies" et precise que "cette poursuite des colonisations menace les pourparlers de paix"...
Verification faite, il s'avere que les "colonies" en question sont le quartier de Har Homa a Jerusalem!
 
Une association qui pretend oeuvrer pour la paix, et qui oeuvre en fait pour le compte des ennemis d'Israel, avec l'argent d'Etats etrangers, cela porte un nom :
des traitres a leur patrie et au peuple Juif!
 
_______________________________________________________________________________
 
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26 décembre 2007 3 26 /12 /décembre /2007 08:55

Bush va rendre visite à Israël

par David Bedein pour "The Bulletin" Philadelphia's Family Newspaper


Article publié le 5 décembre 2007


Traduction : Objectif-info

 Jérusalem - On a annoncé hier que le Président des États-Unis George W. Bush allait se rendre en Israël et dans les territoires de l’Autorité palestinienne en janvier, pour la première fois depuis sa prise de fonctions.

Ce sera le premier voyage de M. Bush en Israël depuis sa prise de fonction, il y a sept ans. M. Bush a voyagé en Israël en 1998 : il était alors gouverneur du Texas et le ministre des affaires étrangères israélien de l’époque, Ariel Sharon, lui avait servi de guide.

La visite de Bush interviendra un peu plus d’un mois après le sommet d'Annapolis sur le Moyen-Orient, où le président américain a confirmé son désir l’assister à la naissance d'un État palestinien vers la fin de 2008, dernière année de sa présidence.

Selon des sources proches du président, il veut se faire une idée personnelle des premiers progrès en direction de cet État palestinien en gestation dans la mesure où la création du 23ème état arabe du monde sera le legs de sa présidence.

Quand un président réunit des conférences internationales tout près de Washington, il n’a droit qu’aux apparats du protocole et aux discours de circonstance des Palestiniens qui défilent devant lui.

Puisque Bush a désormais engagé le prestige de la Maison Blanche et placé sa politique sous le patronage de Mahmoud Abbas et du Fatah, leur attribuant le rôle de leaders de l'État palestinien à naître, une visite de terrain peut permettre au président américain de nourrir une vision pragmatique de ce que signifie dans la réalité la souveraineté palestinienne.

Avec un bon nombre de surprises à la clé. La question est de savoir comment il va réagir.

1. Abbas continue de rejeter la notion 'd'un état juif '

[Au sommet d'Annapolis sur le Moyen Orient, Bush a demandé aux États arabes, et en particulier à l'Autorité palestinienne, de reconnaître Israël comme État juif]

Le Président de l’Autorité palestinienne, M. Mahmoud Abbas a confirmé samedi son rejet de la demande que lui a faite Israël de le reconnaître comme un état juif.

"Dans une perspective historique, il y a deux états : Israël et la Palestine. En Israël, il y a des Juifs et des non juifs. C’est ce que nous sommes disposés à reconnaître, et rien d’autre" a déclaré Abbas aux journalistes avant de partir pour l'Arabie Saoudite où il a rencontré le roi d’Arabie saoudite Abdullah pour s’entretenir des résultats de la conférence d'Annapolis.

Bush exigera-t-il qu'Abbas reconnaisse Israël comme état juif ?

2. Le contrôle de la Cisjordanie par Mahmoud Abbas est une illusion d’optique

[Remettre la Judée et la Samarie baptisées « Bande occidentale » du Jourdain par les média de Mahmoud Abbas, alias Abou Mazen, et au Fatah placé sous sa direction, est pour M. Bush une question de principe politique]

Il se trouve que le Centre d’étude des affaires publiques de Jérusalem, un organisme respecté, laboratoire d’idées dirigé par l'ancien ambassadeur israélien aux États-Unis Dore Gold, vient de publier une étude qui montre, preuves à l’appui, que "le contrôle du Fatah sur la Cisjordanie est une illusion optique. Les services de sécurité d’Israël sont alertés par des signes clairs que le Hamas est en train de se renforcer en Cisjordanie… [et qu’] Israël n’a pas été capable d’interrompre les flux d’argent du Hamas en direction de ses institutions d'assistance sociale, qui fonctionnent bien mieux que leurs homologues en déconfiture de l’Autorité palestinienne ". L'étude indique également que "Hamas est en train d’accumuler un potentiel militaire en Cisjordanie. Ses forces s’entraînent et construisent des bunkers dans des villes comme Naplouse et Kalkilia, tandis que ses activistes planifient des attaques contre des cibles civiles israéliennes... Les milliers de fusils et des millions de balles qui ont été importés de Jordanie pour la police palestinienne sont un sujet supplémentaire de préoccupation.... Ils sont passés des entrepôts de munitions de la police de l’Autorité palestinienne aux mains des terroristes "

M. Bush remettra-t-il en cause sa politique de transmission du contrôle de ce territoire à Abbas et au Fatah ?

3. Les persécutions des Chrétiens sous la férule de l'Autorité palestinienne risquent de conduire à leur extinction

De façon presque inaperçue, l'Autorité palestinienne a poussé à l’élaboration d’une nouvelle constitution, en partie financée par des fonds d’aide américains. L'ancien ambassadeur du Vatican en Israël, l’archevêque Pietro Sambi l'a décrite comme "la négation du statut juridique du judaïsme et du christianisme dans l’entité palestinienne." La situation actuelle des Chrétiens sous l'Autorité palestinienne reflète cette réalité.

"Les persécutions systématiques des Arabes chrétiens vivant dans les territoires palestiniens rencontrent le silence presque total de la communauté internationale, des défenseurs des droits de l'homme, des médias et des O.N.G." note Justus Reid Weiner, un avocat international spécialiste des droits de l'homme dans un discours prononcé au Centre d’étude des affaires publiques de Jérusalem, citant le harcèlement et les persécutions commis par les Musulmans comme la cause principale "de la crise aiguë des droits de l'homme" que traversent les Arabes chrétiens. Il prévoit qu’il n’y aura plus de communauté chrétienne dans les Territoires palestiniens dans les 15 ans, à part quelques Chrétiens occidentaux et une poignée de hiérarques ecclésiastiques, sauf si les gouvernements et les institutions internationales trouvent des remèdes à cette situation, comme par exemple la création d'emplois." Pour lui, il n'est pas surprenant que les Chrétiens arabes quittent une société où ils n'ont pas voix au chapitre et ne sont pas en sécurité…".

La population chrétienne palestinienne est tombée à 1.5 pour cent en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza, alors qu'elle se situait au moins à 15% il y a un demi-siècle.

Aucune ville située en Terre Sainte ne témoigne autant du grand exode des chrétiens que Bethlehem, qui est passée sous le contrôle total des Palestiniens dans la dernière décennie aux termes des accords d'Oslo. Les chrétiens de cette ville de 30.000 habitants sont à présent moins de 20%, alors qu'ils constituaient la majorité depuis des décennies.

Le Président Bush plaidera-t-il la cause des chrétiens persécutés par les Palestiniens auprès de Abbas ?

4. Selon un rapport, les Palestiniens libérés dans le cadre des précédents "gestes de bonne volonté" ont coûté la vie à 177 Israéliens

[Les États-Unis ont exercé de fortes pressions pour obtenir la libération de Palestiniens coupables de complicité dans des délits très graves].

Les détenus palestinien libérés dans le passé par Israël, ont été responsables d'au moins de 30 opérations terroristes qui ont coûté la vie à 177 Israéliens selon une étude publiée hier par Almagor, une organisation de victimes du terrorisme palestinien.

La publication du rapport a coïncidé avec la libération cette semaine de 429 palestiniens détenus dans les prisons israéliennes.

Selon ce rapport, 6.912 condamnés ont été libérés entre les années 1993 et 1999, et presque 80 pour cent d'entre eux ont repris des activités terroristes.

A la lumière de ce rapport, Bush cessera-t-il les pressions sur Israël pour relâcher toujours plus de Palestiniens emprisonnés ?

5. L'Autorité palestinienne a placé en détention provisoire le policier qui a assassiné un Israélien

[L'armement des forces de sécurité palestiniennes par les États-Unis et Israël au nord de la Samarie est une volonté politique fondamentale de l'administration Bush.]

Cependant, les Forces israéliennes de Défense ont confirmé que les trois terroristes qui ont assassiné Ido Zoldan, père de deux petits enfants, en tirant d'une voiture le 19 novembre faisaient partie de la police palestinienne. Ils ont utilisé dans cette attaque des armes qui avaient été transférées à l'Autorité par le gouvernement américain.

Abdullah Baram et son frère Dafar, résidents du village palestinien de Kfar Kadum dans la région de Naplouse ont été arrêtés la nuit suivant le meurtre, à proximité de leur village. Ils ont reconnu avoir planifié l'agression contre Zoldan

Ils ont donné l'identité de leur chef, Fadi Jama, qui est également un policier palestinien. Tous deux ont indiqué qu'ils avaient caché les armes dont ils avaient fait usage lors de l'attaque. Jama est à présent entre les mains de la police de l'Autorité palestinienne.

Bush exigera-t-il que Fadi Jama soit remis à Israël pour qu'il soit traduit en justice pour meurtre ?

6. Le Fatah pourrait rejoindre les rangs du Hamas

[Le point de départ de Bush, c'est que les États-Unis doivent armer le Fatah pour combattre Hamas]

Khaled Abu Toameh mentionnait le 29 novembre dans Jerusalem Post la déclaration d'un responsable du Fatah jeudi dernier ; selon lui celui-ci combattrait aux côtés du Hamas si Tsahal lançait une opération militaire dans la Bande de Gaza.

Selon ce responsable, "le Fatah ne restera pas passif en cas d'invasion israélienne de la Bande de Gaza, … nous combattrons surement avec le Hamas contre l'armée israélienne. C'est notre devoir de défendre notre peuple contre les occupants."

Pour ce responsable du Fatah sa faction mettra les différends politiques de côté et formera un front commun contre Israël si l'armée israélienne entrait dans la Bande de Gaza. "La patrie est plus importante que nos différends".

Bush exigera-t-il que le Fatah cesse toute coopération avec le Hamas ?

7. Les Brigades Al Aksa ont contribué à l'augmentation des tirs de fusées et de mortiers sur Israël depuis Gaza le mois dernier.

Pendant le mois de novembre, les Brigades al Aksa appartenant au Fatah se sont alliées au Jihad islamique palestinien et tiré plus de 300 engins sur les communautés israéliennes du Néguev occidental

Bush donnera-t-il une directive claire au Fatah pour qu'il y mette un terme et renonce aux bombardements sur le Néguev occidental ?

8. Le chef des Brigades Al-Aksa refuse de rencontrer le général Dayton pour discuter de la liste des Palestiniens recherchés

Selon Ma'an, une agence d'information palestinienne fiable et indépendante, un chef important des Brigades Al-Aqsa, l'aile militaire de Fatah aurait confié jeudi à un de ses journalistes qu'il a refusé de rencontrer le général Keith Dayton le conseiller en sécurité américain pour discuter des Palestiniens recherchés par Israël à Naplouse.

Dayton a fait une visite surprise dans cette ville en novembre pour contrôler l'exécution d'un plan de sécurité nécessitant le déploiement de 300 membres des services de sécurité de l'Autorité palestinienne dans cette la ville agitée. Cette dernière a récemment annoncé que le plan progressait avec succès et que la police palestinienne prendrait le contrôle des opérations de sécurité dans d'autres districts de Cisjordanie.

Puisque les Brigades Al Aksa du Fatah sont classées par la loi américaine comme organisation terroriste, le président Bush exigera-t-il que le personnel relevant du gouvernement américain de gouvernement les considère comme telles ?

9. Bush : il faut soutenir les infrastructures civiles

La déclaration la plus catégorique de Bush et d'autres dirigeants d'importance internationale présents à Annapolis incitait toutes les nations à fournir de l'aide pour consolider les infrastructures civiles de l'Autorité palestinienne.

Une institution civile de l'Autorité palestinienne qui nécessite une aide particulière est le système scolaire palestinien

En effet, dans une publication sur le site Internet www.edume.org, l'Institut de Surveillance pour la Paix et la Tolérance culturelle dans l'Éducation Scolaire lance un avertissement suite aux résultats de cette étude sur le nouveau programme scolaire palestinien des 11èmes et 12èmes niveaux. La publication de ces manuels scolaires a été financée par les dons charitables de quatorze nations.

Les résultats inquiétants de l'Institut proviennent des thèmes inclus dans les nouveaux ouvrages scolaires palestiniens :

* Les juifs sont représentés comme des étrangers sans droits sur cette terre. Il n'y a pas de lieux saints juifs. Par exemple, le tombeau de Rachel est mentionné comme "la mosquée Bilal bin Rabbah."

* Les Palestiniens sont présentés comme les seuls habitants légitimes de cette terre, les descendants des Cananéens et des Jébuséens, et décrits comme des Arabes (sans la moindre justification historique).

* Quand une information est donnée sur les habitants de cette terre, les juifs en sont exclus.

* Israël n'est pas reconnu comme un état légitime. En revanche, il est dépeint comme un usurpateur sioniste, impérialiste, occidental et raciste.

* Israël est absent des atlas politiques palestiniens. Quand il faut faire référence à Israël, des termes alternatifs sont employés, comme "la terre d'avant la résolution 194." Par exemple l'histoire moderne de la Palestine de 2006 pour le niveau 11 affirme que "la ligne verte est une ligne imaginaire séparant la terre occupée avant 1967 et la terre occupée par la suite."

* La Palestine est présentée comme un État souverain déjà existant, fondé en 1988.

* Les Juifs sont diabolisés, vus comme un ennemi hostile, source de tous les maux de la société palestinienne: ils sont la cause par exemple de la dépendance pour la drogue. Vingt-cinq crimes contre les Palestiniens qui leurs sont attribués, sont énumérés.

* Les Juifs ne sont jamais mentionnés comme individus, ce qui leur fait perdre leur humanité.

* Les "Protocoles des Sages de Sion", un faux antisémite, sont présentés dans un texte comme authentiques. Quand les représentants de la Belgique qui ont assuré la production de cet ouvrage en ont été informés, ils ont protesté et une nouvelle version du livre, omettant les "Protocoles", a été éditée. Cependant, l'ancienne version est toujours disponible dans les librairies de l'Autorité palestinienne et il n'y a aucune preuve que la nouvelle version soit réellement utilisée dans les écoles.

* Les manuels comprennent l'éloge du jihad et du martyre. Le terrorisme n'est pas ouvertement préconisé mais son acceptation est implicite. Des groupes armés sont glorifiés.

La question reste pertinente : le président Bush exigera-t-il qu'Abbas abandonne ce programme d'études au titre de geste de paix ?

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Published by Pierre Bouskila - dans L'Observation des Medias
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