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Lettre d'actualité, avec un apport de symbolisme, et de spiritualité, accés le plus souvent sur un axe Moyen- Orient, Europe, et Amérique du Nord.

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Par Mati Ben-Avraham EDITO 31 Juil : ISRAEL EXCLUSIF - Mikhael Bar-Zohar Ancien député travailliste

 

 

 

 

 

EDITO 31 Juil :

ISRAEL EXCLUSIF - Mikhael Bar-Zohar - Des pressions militaires et politiques exercées par Israël et la communauté internationale, seuls pourront modifier de façon durable la carte politique au Liban.

Par Mati Ben-Avraham

Ancien député travailliste, il a siégé à la prestigieuse commission parlementaire des affaires étrangères et de la défense.
 
Mais, Michael Bar Zohar, docteur en sciences politiques, est d’abord un historien. On lui doit de nombreux ouvrages sur les guerres d’Israël ainsi qu’une biographie remarquée de Ben-Gourion.
 Et il est aussi un auteur à succès de romans d’espionnage, traduits en une vingtaine de langues.

Mikhael Bar-Zohar

Des pressions militaires et politiques exercées par Israël et la communauté internationale, seuls pourront modifier de façon durable la carte politique au Liban.

Je crois que cette situation est due à une confiance excessive de nos dirigeants. Il suffit de se rappeler leurs discours lénifiants d’il y a quinze jours pour en être convaincu. Je demeure convaincu que l’on ne peut faire les choses à moitié.

Mati Ben-Avraham :
Des critiques se font entendre quant à la conduite des opérations. L’équation est simple : selon les données fournies par le ministère de la Défense au quatorzième jour des hostilités, l’aviation israéliennes a opéré 4200 raids tandis que 2500 roquettes se sont abattues sur la Galilée. Et ce n’est pas fini. Le public a du mal à se faire à cette idée : comment l’armée la plus puissante de la région piétine face à une milice!
Mikhael Bar-Zohar :
Je crois que cette situation est due à une confiance excessive de nos dirigeants. Il suffit de se rappeler leurs discours lénifiants d’il y a quinze jours pour en être convaincu.
Je demeure convaincu que l’on ne peut faire les choses à moitié. D’aucuns étaient convaincus – certains le sont encore – que l’on peut gagner une guerre de cette sorte avec les seules frappes aériennes.
Ce n’est plus évident. Par ailleurs, accompagner ces frappes par des incursions ponctuelles sur le terrain correspond à se laisser prendre au jeu de l’adversaire, c’est-à-dire se livrer à une guérilla. Je comprends que le souci des responsables militaires et politiques, est d’éviter les pertes humaines du côté de l’armée. Là aussi, le résultat n’est pas évident. Les Katiouchas continuent à pleuvoir.
De deux choses l’une : ou l’on attaque avec tous les moyens dont disposent une armée régulière, supérieurement entraînée, formidablement outillée, en acceptant le risque d’y laisser des morts, ou on avance prudemment, comme à Bint Djebeil, mais en prenant le risque de piétiner et , du coup, avoir des morts et des blessés dans nos rangs. Je crois, même redevenu Monsieur tout le monde et ne plus avoir accès aux informations sensibles, que les opérations en cours n’ont pas été mûrement réfléchies, que tous les paramètres n’ont pas été pris en compte ou que certains ont été écartés d’emblée.
Un changement de cap s’impose. Mais, je peux me tromper.
 
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