Nous remarquerons la phrase :
"Leurs déclarations n'ont pas permis de déterminer s'ils ont suivi une démarche raciste et antisémite"
C'est bien connu écrire "Mort aux Juifs" n'a rien d'antisémite.....
Quatre adolescents melgoriens, âgés de 17 ans et 15 ans, se sont livrés à plusieurs reprises, entre le samedi 8 juillet et la nuit de dimanche à lundi, à un véritable saccage dans l'établissement.
Outre les inscriptions et des croix gammées, la bande a dévasté trois classes, répandant de la peinture à l'eau sur les sols, les murs et le mobilier, vidant les bureaux à même le sol, déféquant au pied des lavabos, dégradant des collections ou encore dérobant poste de radio, fournitures scolaires et autres souris d'ordinateur.
Vers 0 h 50, lundi, l'alarme s'est soudain déclenchée. Rapidement sur les lieux, le responsable de la société de gardiennage a mis les quatre ados en fuite, réussissant à donner un premier signalement aux gendarmes de Mauguio, épaulés par les militaires de la section de recherches de Lunel.
L'enquête s'est accélérée lorsque la maman de l'un des quatre Melgoriens s'est présentée, lundi matin, à la brigade de Mauguio : « Elle avait retrouvé des fournitures de bureau dans la chambre de son fils », indique un gendarme. Dès lundi soir, les quatre jeunes ont été interpellés.
« Ils ont avoué leur geste dans la soirée de lundi. Ils ont même expliqué le rôle joué par chacun d'eux », rapporte un enquêteur. Présentés hier en début d'après-midi au parquet puis en soirée au juge des enfants, les adolescents ont été plaçés sous liberté surveillée avec obligation de réparation et suivi socio-éducatif. Ils ont été mis en examen pour vols en réunion, dégradations en réunion et apologie à la haine raciale pour l'un d'entre eux.
Leurs déclarations n'ont pas permis de déterminer s'ils ont suivi une démarche raciste et antisémite ou s'ils se sont livrés à une provocation idiote, sans mesurer la portée de leurs actes. « On s'oriente vers une affaire de ce type », pensent les enquêteurs.
De son côté, Yvon Bourrel, adjoint au maire de Mauguio en charge des affaires scolaires, estime le préjudice subi à 40 000 €.