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Lettre d'actualité, avec un apport de symbolisme, et de spiritualité, accés le plus souvent sur un axe Moyen- Orient, Europe, et Amérique du Nord.

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Vivre le rêve sioniste, mourir en défendant Israël

Keren Hayessod


FLASH DE  SOLIDARITÉ

 

 

 

 

 

 

 

 

 


           No. 348 - 4.8.06

 

 

Vivre le rêve sioniste, mourir en défendant Israël

 

Par Amiram Barkat et Daphna Berman    03/08/2006

 

w w w . h a a r e t z . c o m

 

 

 Trois soldats sans famille en Israël (qu’on dénomme les “soldats solitaires”) ont été tués depuis le début des combats  dans le Nord et deux autres ont été bléssés.

Mardi dernier, le sergent Yonatan Vlasyuk, dUkraine, qui servait dans une unité d’élite et vivait chez une famille adoptive au Kibboutz Lahav, a été tué. 

Le lendemain,  c’est le sergent Assaf Namer d’Australie, de la Brigade Golani, qui a été tué, suivi par la mort, mardi,  d’un Américain, le sergent Michael Levin, parachutiste.

Au cours de ce même incident, un autre soldat solitaire de l’unité de Levin, Yonathan Marcus, a été blessé. Un autre soldat solitaire, Ilan Grapel, du Queens, New York, comptait parmi les  20 soldats blessés, dans la nuit de mardi, au cours de la bataille de  Taibe.

Le Commandant  Avital Knacht, qui est responsable  des soldats solitaires au Département des Ressources Humaines de Tsahal, dit que l’armée ne divulgue pas  de renseignements concernant le nombre de ses soldats solitaires ou ceux qui servent dans les unités de combat.

Elle a cependant remarqué que le taux des volontaires prêts à servir dans les unités de combat est plus élevé parmi les soldats solitaires que dans le reste de la population. Knacht dit que les soldats solitaires “viennent en Israël pour donner le meilleur d’eux-mêmes et le meilleur moyen de le faire est de remplir leur devoir en combattant."

Aharon Horwitz, un ancient soldat solitaire de  Cleveland, dit qu’en tant qu' adolescent, il sentait qu’ “Israël est un Etat juif et je pensais que, de ce fait,  que je devais prendre ma part de responsabilité et servir à l’armée. »

Il dit que ses parents lui avaient donné leur appui, mais ajoute que « c’était très dur pour ma mère d’être si loin et de ne pas savoir où je me trouvais. Certains de mes amis  soldats solitaires avaient des parents les encourageaient moins et ça, c’était difficile. » 

Selon Horwitz, les soldats américains qu’il a rencontrés étaient parmi les plus idéalistes qu’il ait connus au cours de son service à l’armée. "Ils se portaient toujours volontaires pour des tâches comme  les corvées  de cuisine. Ils étaient très motivés, parce qu’ils étaient volontaires et appartenaient à un groupe ayant opéré sa propre sélection." Parlant de son lit au Centre Médical Rambam à  Haïfa, dans un argot militaire hébreu fortement teinté d’accent américain, Grapel dit au journal Haaretz qu’au moment où il prit la décision de servir à l’armée, lors de son année d’étude à  l’Université Ben-Gourion dans le Néguev, il opta tout de suite pour une unité de combat. Grapel, dont le père est Israélien,  a un grand' père qui vit à Tel-Aviv et de lointains parents à  Hod Hasharon.

Cependant, c’est  Ruthie, une amie d’enfance de son père Danny, qui lui a ouvert les portes de sa maison  et elle est devenue sa famille adoptive. Quand Grapel informa ses parents qu’il désirait servir dans une unité de combat, il dit que son père l’a pris tout naturellement, mais que sa mère, Irène, a eu peur. « Mais elle avait peur même avant que je ne m’enrôle dans l’armée,  parce que je voyageais en autobus”, dit Grapel.

Josh Sekenofsky, un soldat solitaire d’Angleterre et le camarade de chambre de Michael Levin, reconnaît que servir à l’armée, alors que la famille se trouve si loin, peut parfois être difficile: "On peut se sentir très seul quand on est en congé et qu’on se retrouve tout seul. Mais pour  Mikey et moi-même, c’est une chose que nous avions toujours rêvé de faire. Nous avions l’habitude d’écouter les nouvelles, quand nous étions en dehors d’Israël, et nous en sommes arrivés au point où nous ne pouvions plus nous contenter d’écouter les nouvelles, et nous sentions qu’il fallait faire quelque chose ».

On estime que 2,300 soldats solitaires servent actuellement dans l’armée israélienne, la plupart d’entre eux venant de l’ex-Union Soviétique. Mais il y a des soldats venant de pays occidentaux qui servent également, y compris quelque 120 soldats qui sont nés en Amérique du Nord. Certains d’entre eux sont les fils d’Israéliens qui vivent à l’étranger, mais pour la plupart, ils n’ont pas de lien antérieur avec Israël.

 

Nombreux sont ceux parmi eux, qui viennent en Israël avec l’intention de s’installer ici, mais certains ne viennent que pour servir à l’armée.
"D’un côté, je me sens très fière, car j’ai consacré toute ma vie à élever  nos enfants pour en faire des sionistes,” dit au journal Haaretz Marla Comet-Stark, qui vit dans l'Ohio (USA) et dont le fils fait actuellement son entraînement de base dans l’unité Guivati. "Mais, d’un autre côté, j’ai envie de dire ‘je plaisante’, je n’avais pas l’intention de faire du sionisme jusqu'au bout, il y a d’autres moyens d’aider Israël. »

 

 Tziki Aud, qui sert de père adoptif à de nombreux soldats solitaires et qui dirige aussi le Centre d’Information pour les nouveaux immigrants de l’Agence Juive, a bien connu Michael et ses amis. "Ces garçons  sont venus uniquement par idéologie et sionisme”, dit-il . "Ils n’avaient aucun intérêt financier et ils auraient pu se faire plus d’argent en restant en Amérique. Leurs amis sont allés au collège, mais eux, par contre, ils ont décidé de faire leur aliyah (émigrer vers Israël). Ces soldats viennent parfois sans  même jouir de l’appui de leurs familles. Leurs parents sont aux Etats-Unis, mais quand ils débarquent ici, leurs amis deviennent leurs familles".

Yaakov Seligman, 20 ans, s’est engagé à l’armée en mars de cette année, laissant derrière lui sa famille et ses amis, au sud de la Floride. Elevé dans une famille religieuse, il a suivi des études juives et sionistes et il dit qu’il a toujours rêvé d’immigrer en Israël.

La plupart de ses anciens camarades de classe sont aux Etats-Unis et mènent le train de vie paisible dont jouissent les étudiants dans les collèges américains. Mais Seligman dit qu’il fait quelque chose de beaucoup plus “significatif”. Ses parents, dit-il, sont “fiers, mais inquiets.”



Solidarité avec la population civile du nord d'Israël

 

Campagne d'urgence du Keren Hayesod-AUI

 

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