Lettre d'actualité, avec un apport de symbolisme, et de spiritualité, accés le plus souvent sur un axe Moyen- Orient, Europe, et Amérique du Nord.
BEYROUTH (AFP)
Le Hezbollah engagé à respecter toute cessation des hostilités
Le Hezbollah s'est engagé à respecter toute cessation des hostilités négociée par l'Onu et à ne pas faire obstacle aux décisions du gouvernement libanais, a déclaré samedi son chef, Hassan Nasrallah.
"Nous nous sommes engagés à la cessation de tout acte d'hostilité (...) une fois qu'un accord (...) aura été négocié par le Secrétaire général des Nations unies Kofi Annan en coordination avec le Liban et Israël", a déclaré le chef du Hezbollah, sur l'antenne de la télévision du mouvement, Al Manar.
"La guerre n'est pas encore terminée", a cependant averti le chef de la milice chiite. "Nous poursuivrons la résistance tant que l'ennemi poursuivra son agression".
Hassan Nasrallah s'exprimait au lendemain de l'adoption de la résolution 1701 par le Conseil de sécurité de l'Onu appelant à cesser les hostilités en cours depuis 32 jours entre le Hezbollah et Israël, et alors que le gouvernement libanais était réuni pour approuver le texte.
Jugeant la résolution "injuste et inéquitable", il a cependant assuré: "nous ne serons un obstacle à aucune décision prise par le gouvernement libanais".
"Quand la décision de déployer l'armée sera prise, la résistance coopèrera" pour la mettre en oeuvre, a-t-il ajouté.
Beyrouth doit déployer 15.000 soldats jusqu'à la frontière avec Israël avec l'aide d'une force de Casques Bleus pouvant compter jusqu'à 15.000 hommes. Le gouvernement libanais a perdu en 1978 le contrôle militaire de cette zone où opère maintenant le Hezbollah.
Hassan Nasrallah a jugé la résolution 1701 "injuste et inéquitable, parce qu'elle rend le Hezbollah responsable du déclenchement de l'agression". "Israël n'a pas été condamné pour les massacres (...) et les attaques perpétrées contre les civils et les infrastructures" au Liban, a-t-il souligné.
"Nos ministres émettront des réserves sur la résolution et sur certains de ses termes (...) mais nous retiendrons nos remarques pendant quelques jours", a ajouté le chef du Hezbollah.