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Lettre d'actualité, avec un apport de symbolisme, et de spiritualité, accés le plus souvent sur un axe Moyen- Orient, Europe, et Amérique du Nord.

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NEW YORK (AFP) - Liban: la France contribuera à une force après avoir obtenu gain de cause à l'ONU

 

NEW YORK (AFP)

La France contribuera à une force après avoir obtenu gain de cause à l'ONU


 

La France est prête à assumer ses responsabilités au sein d'une force onusienne renforcée au Liban après avoir réussi à faire valoir à l'ONU sa vision d'un règlement du conflit.

Le président français Jacques Chirac a annoncé samedi que, "conformément à ses responsabilités, la France prendrait sa part dans la mise en oeuvre de cette résolution, particulièrement en ce qui concerne la nouvelle Finul", la Force intérimaire des Nations unies au Liban.

La résolution 1701 du Conseil de sécurité, qui appelle à la cessation des hostilités, prévoit que le Liban et une Finul renforcée déploient leurs forces dans le Sud du Liban, tandis qu'Israël retire parallèlement les siennes du Liban sud.

Le Conseil a décidé de porter les effectifs de la Finul, actuellement de quelque 2.000 hommes dont 200 Français, à un maximum de 15.000.

Prudent, M. Chirac a précisé toutefois que son pays déterminerait "le renforcement de sa participation en fonction des moyens d'action donnés à cette force et de l'existence d'une juste répartition entre les pays qui fourniront des contingents".

Paris, qui a négocié pendant près de deux semaines avec Washington, avait proposé mercredi un aménagement du projet en discussion, suggérant un retrait graduel des forces israéliennes du Liban, au fur et à mesure du déploiement des forces libanaises et onusiennes.

Les logiques française et américaine étaient au début opposées, la France liant l'envoi de toute force à une cessation des hostilités suivie d'un accord politique, Washington souhaitant l'envoi rapide d'une force.

"Ce sont les Américains qui sont venus vers nous, parce qu'ils avaient besoin de nous", explique un diplomate français, en faisant valoir que Washington ne pouvait se passer de la "relation spéciale" de la France avec le Liban.

La France étant pressentie pour devenir "la nation cadre" d'une Finul renforcée dont elle pourrait prendre le commandement, cet autre point a également pesé.

Vendredi, au Conseil de sécurité, la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a remercié "tout spécialement" le ministre des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy et le gouvernement français.

La France était d'abord tombée d'accord avec les Américains sur un projet qui ne prévoyait ni cessez-le-feu ni retrait israélien du Liban, ni même de garanties de l'ONU sur le retour des Fermes de Chebaa, un secteur occupé par Israël et revendiqué par le Liban.

Le rejet de ce texte par Beyrouth et les pays arabes avait poussé Paris à changer de stratégie en prenant à son compte les exigences libanaises, dont un retrait des forces israéliennes du Liban sud et des précisions sur le statut des Fermes de Chebaa.

L'annonce du Liban selon laquelle il était prêt, avec l'accord du Hezbollah, à déployer 15.000 soldats dans le Sud de son territoire pour permettre un retrait israélien, avait entre-temps changé la donne.

Les Américains persistant dans une ligne franchement pro-israélienne, M. Chirac a décidé de durcir sa position, assurant que renoncer à une cessation des hostilités serait "immoral" et prévenant les Etats-Unis que la France déposerait sa propre résolution s'il le fallait.

La fermeté de Paris lui a permis de préserver une crédibilité mise à mal auprès du monde arabe après le rejet du premier texte par Beyrouth. Paris avait adopté une position "charnière" particulièrement délicate. M. Douste-Blazy avait expliqué que la France se retrouvait "au point d'équilibre entre, d'un côté, les pays arabes modérés, et, de l'autre, Israël et les Américains".

Le président Chirac doit décider maintenant de l'ampleur de la contribution française à la Finul renforcée. "Sa décision dépendra de la volatilité de la situation sur le terrain", dit un diplomate. "Il doit choisir entre le souvenir du Drakkar (l'attentat meurtrier contre le contingent français au Liban en octobre 2003) et notre influence dans la région", résume un autre.

 

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