| GAZA (AFP) - Gaza : plus d'un millier de manifestants pour réclamer emplois et salaires
/http%3A%2F%2Fwww.la-croix.com%2Fafp.static%2Fpages%2FSGE.FXU01.200806120614.photo00.quicklook.default-245x155.jpg) Plus d'un millier de Palestiniens ont manifesté dimanche devant le parlement à Gaza pour réclamer des emplois, le versement des arriérés de salaire et des indemnités de chômage. Les manifestants, pour la plupart d'anciens travailleurs palestiniens en Israël, réclamaient également la gratuité de l'électricité, de l'eau et des assurances santé, et l'annulation des frais de scolarité, alors que la rentrée scolaire est prévue le 2 septembre. Venus à l'appel du Syndicat indépendant des travailleurs palestiniens, ils ont enflammé des pneus devant le parlement et certains ont jeté des pierres aux policiers qui s'étaient déployés pour leur barrer l'entrée du bâtiment. La police a riposté en tirant des coups de feu en l'air. "Nous voulons la justice, nous voulons l'égalité, nous voulons du pain. Nous partageons le prix du sang, nous voulons partager la nourriture", proclamaient les banderoles. La plupart sont au chômage depuis le début de l'Intifada, en septembre 2000. Israël a fermé ses frontières aux travailleurs palestiniens pour raisons de sécurité. Les manifestants ont interpellé le Premier ministre palestinien issu du Hamas, Ismaïl Haniyeh: "Où es-tu Haniyeh? Nous allons rester ici!", lui ont-ils lancé. "Le gouvernement nous a promis des changements et des réformes (...) Seules les personnes ont changé, mais il n'y a pas eu de changement ni de réforme", a affirmé le syndicat dans un communiqué. L'Autorité palestinienne traverse une crise financière aiguë en raison de la suspension des aides financières internationales au gouvernement Hamas, arrivé au pouvoir en mars. Les quelque 160.000 fonctionnaires de l'Autorité n'ont reçu que partiellement leurs salaires depuis mars et les indemnités d'aide aux chômeurs n'ont pas été versées. Le chômage frappe plus de la moitié des habitants de Gaza. Washington et l'UE boycottent le Hamas, qu'ils considèrent comme une organisation "terroriste", et exigent qu'il reconnaisse Israël, les accords signés avec lui et renonce à la violence. |