Quand PATRICK SAINT-PAUL, correspondant du figaro à Jérusalem, va-t-il touver son chemin de Damas ?
Voilà des années qu'il nous ment sur l'essentiel, en nous livrant quelques éléments de la réalité, roulés dans une épaisse couche de mensonge.
C'est la technique du pâté d'alouette : une alouette de vérité pour un cheval de mensonges.
Je le cite :
..."Les fidèles juifs ont été évacués du mur des Lamentations, principal lieu saint du judaïsme, situé en contrebas de l'esplanade"...
..."selon le Waqf, l'Office des biens religieux musulmans à Jérusalem, les travaux menacent les fondations du Haram al-Charif. La seconde intifada avait éclaté sur l'esplanade, troisième lieu saint de l'islam, qui abrite la mosquée al-Aqsa et le Dôme du Rocher, en septembre 2000, à l'issue d'une visite de l'ancien premier ministre, Ariel Sharon, alors chef de l'opposition"...
Alors soyons bien clairs, M. Saint-Paul : depuis plusieurs années vous êtes correspondant du Figaro à Jérusalem et vous auriez dû prendre le temps de vous informer plutôt que de nous chanter votre antienne sans réfléchir.
Car vos mensonges peuvent aussi tuer, à commencer par les efforts de paix des hommes de bonne volonté.
Le soi-disant "Mur des Lamentations", en réalité "Mur Occidental", est le dernier vestige du Mont du Temple où était bâti le Temple de Jérusalem de Salomon en - 950 avant JC.***
Après le premier exil à Babylone, de retour en Terre Sainte, les Juifs reconstruisirent le Second Temple au même endroit, vers - 560 avant JC.
Ce Temple fut rasé par les Romains en + 70 après JC, suite à une nouvelle révolte des Juifs, qui furent massacrés pour beaucoup, et dispersés dans un exil de près de 2000 ans.
Les Romains détruisirent la ville en grande partie, et la rebaptisèrent Aelia Capitolina.
De même ils rebaptisèrent "Palestine" l'ancien royaume de Judée fondé par le David et son fils Salomon.
D'où les confusions actuelles, volontairement entretenues.
Il persista néanmoins des Juifs sur la Terre Sainte pendant toute cette période diasporique.
Mohammed fut orphelin assez jeune. Le prophète de l'Islam naquit en Arabie vers + 570, exerça la profession de chamelier, et ne connut l'existence de Jérusalem qu'à travers les récits des tribus juives et chrétiennes habitant alors "l'Arabie heureuse". On peut supposer que son métier lui apprit la valeur de l'enrichissement rapide par les razzias, courantes en ces lieux.
Cela ne fait pas du Mont du Temple le troisième lieu saint de l'Islam, même si le récit fantasmatique du Coran évoque la "Mosquée lointaine" d'où le prophète de l'Islam se serait pour un voyage nocturne sur Burracq, jument à tête de femme, évoquant plus une déesse grecque qu'u séjour auprès d'Allah.
Mais si on est libre de croire à cette sourate, elle n'indique aucunement le lieu de cette "mosquée éloignée".
Le Mont du Temple reste et demeure le premier lieu saint du judaïsme, qui dès l'éépoque d ela destruction romaine, substitua la prière (Tefilah) aux sacrifices d'offrandes animales (Korabanoth) pratiquées au temple.
Les faits sont têtus M. Saint-Paul : vous aurez beau répéter selon la méthode Coué vos demi-vérité intéressées, cela n'en deviendra pas la vérité historique pour autant.
Et vos lecteurs devront savoir qu'au milieu d'un flux d'information contingentes, vous essayerz de les tromper sur l'essentiel : et ça, c'est très mal, M. Saint-Paul !
Simon Pilczer
***parenthèse de même nature sur la malveillance des traductions de l'hébreu en français :
1 - les Macchabim, héros d'une révolte victorieuse des Juifs contre les occupants grecs vers - 160 à - 130 avant JC, sont devenus les "Macchabées", d'acception plus sinistre. Cette victoire est célébrée chaque année lors de la fête de Hanouka.
2 - Terah, bien qu'idolâtre, est le prénom biblique du père d'Abraham : il est rendu par "Tareh" en français.
Vous avez dit malveillance ?
Jérusalem revit les heures sombres de l'intifada
De notre correspondant à Jérusalem PATRICK SAINT-PAUL.
Publié le 10 février 2007
Les heurts ont commencé, hier, lorsque des Palestiniens ont jeté des pierres aux cris de « Allaho Akbar ». Après une heure de confrontation, les forces israéliennes avaient repris le contrôle de l'esplanade des Mosquées.
La "journée de colère" des Palestiniens, qui protestent contre les travaux sur l'esplanade des Mosquées, a fait 35 blessés hier.
LA COLÈRE gronde rue Bab el-Hutta. Les commerçants ont tiré les rideaux métalliques de leurs boutiques dans cette ruelle de la vieille ville de Jérusalem, située aux abords de l'esplanade des Mosquées. Enturbannés dans leurs keffiehs, les chebabs (« jeunes ») jettent des pierres sur les policiers israéliens, qui ripostent par des tirs de grenades assourdissantes et lacrymogènes. Les heurts ont éclaté après la grande prière du vendredi. Les Palestiniens avaient décrété une « journée de colère » pour dénoncer des travaux israéliens près du lieu saint.
Un chebab attrape une grenade assourdissante tirée par les forces israéliennes et la renvoie dans l'autre sens. Le projectile explose entre les jambes de deux policiers, légèrement blessés. « Tirez des balles en caoutchouc », ordonne un officier en battant en retraite. Soucieux de ne pas laisser dégénérer la situation, les policiers évacuent la rue Bab el-Hutta.
Encadrés par un meneur d'une vingtaine d'années, les lanceurs de pierres adolescents crient victoire. « On a fait reculer les soldats, se félicitent les chebabs. S'ils reviennent, ça va chauffer. On est prêts pour la troisième intifada al-Aqsa. » Le visage découvert, la barbe finement taillée, Mohammed, le chef du groupe, explique :
« Nous ne sommes ni du Fatah, ni du Hamas. Nous sommes juste des chebabs qui défendons nos lieux saints. »
Ils affirment avoir voulu, en lançant des pierres contre les soldats, créer une diversion afin de permettre aux fidèles pris au piège dans les deux mosquées du Haram al-Charif de s'échapper.
Les heurts ont commencé lorsque des Palestiniens ont jeté des pierres aux cris de « Allaho Akbar ». Seuls les musulmans âgés de plus de 45 ans et détenteurs de cartes d'identité délivrées par Israël ainsi que les femmes avaient été autorisés à se rendre sur l'esplanade pour prier. Les forces de police ont donné l'assaut.
Les fidèles juifs ont été évacués du mur des Lamentations, principal lieu saint du judaïsme, situé en contrebas de l'esplanade, de crainte qu'ils n'essuient des jets de pierres. Une trentaine de Palestiniens ont été légèrement blessés, dont deux par balle, ainsi qu'une dizaine de policiers israéliens.
«Agression flagrante»
Les travaux lancés mardi à la porte des Maghrébins, qui donne accès à l'esplanade, ont suscité une levée de boucliers chez les Palestiniens et dans le monde musulman. Israël assure que les travaux visent exclusivement à installer une nouvelle rampe, l'actuelle structure en bois ayant été endommagée par une tempête de neige en 2004.
Mais selon le Waqf, l'Office des biens religieux musulmans à Jérusalem, les travaux menacent les fondations du Haram al-Charif. La seconde intifada avait éclaté sur l'esplanade, troisième lieu saint de l'islam, qui abrite la mosquée al-Aqsa et le Dôme du Rocher, en septembre 2000, à l'issue d'une visite de l'ancien premier ministre, Ariel Sharon, alors chef de l'opposition.
Dans son prêche, le mufti de Jérusalem, Cheikh Mohammad Hussein, a violemment dénoncé les travaux israéliens aux abords de l'esplanade.
« Il s'agit d'une nouvelle agression flagrante contre al-Aqsa », a-t-il lancé, dénonçant « la politique de judaïsation de Jérusalem ».
Au bout d'une heure de confrontation, les fidèles pris au piège sur l'esplanade par les forces israéliennes ont finalement accepté de quitter les lieux dans le calme, à condition que les lanceurs de pierres ne soient pas poursuivis. Les chebabs se sont alors dispersés dans les ruelles de la vieille ville, alors que les commerces rouvraient. Mais ils ont promis que la colère ne cesserait pas de monter, tous les vendredis, tant qu'Israël poursuivra ses travaux.