Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Lettre d'actualité, avec un apport de symbolisme, et de spiritualité, accés le plus souvent sur un axe Moyen- Orient, Europe, et Amérique du Nord.

Publicité

Une femme de paroles, paroles, paroles...

Une femme de paroles, paroles, paroles...
La dame en rouge
 Publié le 08 février 2007
L'éditorial d'Alexis Brézet
 
Et dire qu'elle brandissait l'étendard de la « politique moderne » ! Et dire que, « démocratie participative » en bandoulière, elle se faisait gloire, et vertu, de rompre avec les archaïsmes de la gauche « d'avant » ! Et dire que ses propos iconoclastes, sur la carte scolaire, les trente-cinq heures ou l'encadrement militaire, avaient fini par installer chez certains l'idée qu'elle aurait le courage de s'affranchir des vieilles lunes socialistes ! Moderne, vous avez dit moderne ? Mardi soir, pour son premier vrai meeting de campagne, Ségolène Royal a montré un tout autre visage. La madone a volé les mots de Rosa Luxemburg. La dame en blanc va désormais un drapeau rouge entre les dents.
 
Beau comme du Mitterrand ! « La droite des privilèges », « les conglomérats de la finance », « les puissances de l'argent », « le profit rapace et fainéant » : tout y était. De la charge contre les médias (dont chacun sait qu'ils n'ont aucunement contribué à l'ascension de Royal !) jusqu'à la référence à la guerre du Vietnam, en passant par la fine assimilation du programme de Sarkozy à celui des dictatures sud-américaines, rien ne manquait de la rhétorique gauchisante qui fit les riches heures de l'Union de la gauche dans les années 1970. Encore un peu et l'on dénonçait les deux cents familles qui boivent le sang des prolétaires dans de la vaisselle d'argent...
 
À gauche toute ! Pour Ségolène Royal, l'heure n'est plus aux afféteries ni aux transgressions. La candidate revient à ses fondamentaux. À la tribune, elle convoque les poncifs et rameute les éléphants. Si le discours programme qu'elle doit prononcer dimanche est de la même eau, tous ceux qui comptaient sur elle pour accomplir enfin l'aggiornamento idéologique du PS vont tomber de haut.
 
Tournant dangereux ? Sans aucun doute. Ce n'est pas ainsi que la dame retiendra les électeurs qui la quittent pour François Bayrou. Mais en vérité, elle n'avait guère le choix. En chute dans les sondages, affaiblie par la sourde conjuration des siens, Ségolène Royal, victime de ses faux pas et plus encore de ses silences, devait impérativement remobiliser son camp. Pour conjurer le risque de décrochage, il lui fallait donner - enfin - du grain à moudre aux militants. Ce qu'elle a fait, avec une brutalité confondante.
 
La « précampagne », on y revient. Parce que c'était sa seule carte, Royal, pour conquérir le PS, a adopté une stratégie de second tour. Investie sur une promesse de victoire plus que sur un programme, sur une image plus que sur des convictions, elle découvre, aujourd'hui, qu'un parti peut servir, qu'un projet n'est pas inutile, et qu'avant le second tour il y a le premier. À l'heure où Sarkozy, après avoir minutieusement rassemblé la droite pendant trois ans, peut passer à la phase de « l'ouverture », voici donc, au risque de brouiller son image, qu'elle finit par là où elle n'a pas commencé.
 
Les militants socialistes les plus déterminés applaudiront sans doute la métamorphose. Mais les autres ? 2007 n'est pas 1981 : même à gauche, il est douteux que les Français se reconnaissent encore dans cette exhumation de la guerre des deux France, dans cette exaltation sectaire du combat d'un camp contre un camp.
Ségolène Royal dénonce la droite des "privilèges"
NICOLAS BAROTTE ET MYRIAM LÉVY.
 Publié le 07 février 2007
 
<I>« Nous nous battons contre une droite dure, agressive, sans principes, sans vertu républicaine »</I>, a lancé Ségolène Royal.<BR/>
Zoom +
« Nous nous battons contre une droite dure, agressive, sans principes, sans vertu républicaine », a lancé Ségolène Royal.
 M. Archambault/Le Figaro.
.
Le meeting parisien de la candidate socialiste a réuni hier soir plus de 5 000 personnes.
 
« CE SOIR, comme disent les rappeurs, Paris est dans la place. » Hier en meeting à Paris dans le XIIIe arrondissement, devant plus de 5 000 militants très remontés, Ségolène Royal a surtout mis le feu. Et tiré à vue contre la droite. « Je suis toujours là », a-t-elle lancé, bravache. « Ceux d'en face, à droite, et leurs relais dociles dans les médias, m'avaient déjà congédiée », a-t-elle clamé. « Je savais que la bataille serait dure et on n'a pas tout vu », a-t-elle prévenu, en ironisant sur les livres à paraître, au rythme de « un par jour ».
 
« Il y a peut être un peu d'argent à gagner, mais surtout pour ces conglomérats de la finance et des médias, il y en a tellement à perdre si la gauche gagne cette élection présidentielle. » Depuis que sa campagne marque le pas, Ségolène Royal s'en prend régulièrement aux médias. Elle qui voulait incarner le rassemblement appelle à la rescousse l'histoire de France et la famille socialiste, pour créer le clivage avec la droite.
 
Juste avant elle, le maire de Paris, Bertrand Delanoë, avait pris la parole, déclenchant les huées de la salle chaque fois qu'il citait le nom de Nicolas Sarkozy. Pour écouter Royal, « la famille est rassemblée » : l'ancien rival Dominique Strauss-Kahn, Jean-Pierre Chevènement, le président d'honneur du MRC, la radicale Christiane Taubira, le jospiniste Daniel Vaillant... La candidate veut désormais mener une campagne de premier tour et ressouder les rangs autour d'elle.
 
« La candidature socialiste a toujours été illégitime face à une droite au pouvoir qui ne recule devant rien pour le garder », a-t-elle estimé. « La calomnie et les coups bas ont toujours faits partie de leurs méthodes. » « Rien ne les dérange plus » que « le verdict d'un peuple » qui bouleverserait « leur petit cénacle ». Assurant qu'elle serait la présidente des « sans voix », elle a vanté sa méthode à base de débats participatifs, et lancé aux militants : « Puisque vous avez pris cette parole, je vous demande de la garder ».
 
Les « puissances de l'argent »
 
Aucune formule n'est assez dure contre l'adversaire : « Allons nous accepter qu'à travers l'un des siens cette nouvelle oligarchie prenne la tête de l'Etat républicain ? » « Nous nous battons contre une droite dure, agressive, une droite sans principes, sans vertu républicaine, une droite arrogante qui dit tout et son contraire mais ne varie pas sur l'essentiel, pour elle et pour elle seule : la défense de ses privilèges, de ses passe-droits, de ses abus, de ses réseaux et de ses clientèles, de son impunité. »
 
Et de dénoncer les « puissances de l'argent », citant même de Gaulle. « Pas l'argent du travail », a-t-elle expliqué mais le profit « facile », les profits « rapaces », les profits « fainéants ». Après avoir accusé la droite de « réécrire l'histoire de France en la vidant de ses valeurs et de ses luttes », allusion aux discours de Nicolas Sarkozy, elle fait de la droite d'aujourd'hui l'héritière de celle qui fit le procès de Léon Blum en 1942.
 
« Il est facile d'associer le temps d'un discours Guy Môquet et Achille de Peretti, Jeanne d'Arc et Edouard Balladur, mais quels que soient les mérites des seconds (dont le principal est d'avoir fait la carrière du candidat actuel de la droite), sachons mettre à leur juste place, autrement éminente, la fille rebelle de Lorraine et le jeune résistant communiste qui n'eurent jamais 20 ans parce qu'ils aimèrent la France à en mourir. »
 
Autre marqueur de gauche, la laïcité, « première » des « règles » du vivre ensemble. Elle accuse Nicolas Sarkozy de vouloir modifier la loi de 1905. « Cette inspiration antilaïque et communautariste n'est pas la nôtre. »
 

 
 
Le virage à gauche de Royal rassure le PS
MYRIAM LÉVY.
 Publié le 08 février 2007
 
Zoom +
Olszak/Le Figaro.
 
Les responsables socialistes espèrent 8000 personnes au meeting de dimanche qui aura lieu à Villepinte.
 
PREMIER EFFET du meeting parisien de Ségolène Royal, la présentation des grandes orientations de son projet, dimanche, n'aura pas lieu comme prévu à Montreuil, mais à Villepinte. Mardi soir, à la Halle Carpentier de Paris, le PS a en effet refusé du monde et la salle de Montreuil, avec ses 4 000 places, a été jugée trop petite. Ce qui devait être une réunion des secrétaires de section, élargie, se transforme donc en meeting avec 8 000 personnes annoncées. « Il y a un engagement qui se confirme et il faut donner toute son ampleur à la réunion du 11 février et accueillir tout le monde », a expliqué hier François Hollande, venu lui-même annoncer ce changement de programme.
 
Mobilisation, c'était hier le maître mot au PS, après le discours offensif, voire agressif, prononcé par Royal à la Halle Carpentier. Chacun au PS se réjouissait que la candidate soit sortie de sa période participative pour attaquer Nicolas Sarkozy. « Ségolène Royal a sonné l'heure de la mobilisation. Le discours que beaucoup attendaient le 11 février, a été prononcé le 6 », notait le président d'honneur du MRC, Jean-Pierre Chevènement, qui se félicitait qu'à la vision « attrape-tout, brocanteur de l'Histoire » de Nicolas Sarkozy, Royal ait opposé une « autre vision », « exigeante » de la République. « Nous entrons dans une nouvelle phase. Les Français ont compris que nous nous battons logique contre logique, que nous avions contre nous les puissances de l'argent. Nicolas Sarkozy fait l'unanimité dans les élites, mais il est loin d'avoir des soutiens dans le peuple », se félicitait-il. Tandis que Jack Lang s'enthousiasmait : « Nous sommes en train de vivre un mouvement d'ascension. Quelque chose s'est produit. » « Il faut sortir de l'embrouille dans laquelle Sarko est en train de mettre cette élection », renchérissait le président du groupe socialiste à l'Assemblée Jean-Marc Ayrault.
 
Même Arlette Laguiller s'est félicitée que la candidate socialiste revienne « au moins en parole aux fondamentaux » de gauche.
 
En ressuscitant le clivage gauche-droite, à grand renfort de références historiques, Royal a incontestablement remonté le moral des troupes, qui s'énervent d'entendre Sarkozy citer Jaurès et Blum. « C'était attendu par la salle et par les militants. Elle était à l'offensive et pas sur la défensive », constate la jospiniste Annick Lepetit.
 
Après avoir envoyé nombre de signaux jugés, au PS même, droitiers - sur la sécurité, la carte scolaire ou les 35 heures - il lui fallait donner des gages au parti, en reprenant des classiques du discours mitterrandien : la dénonciation des puissances de l'argent et des médias aux mains du grand capital. D'autres s'étonnaient, en revanche, que Royal ait réservé ses coups à Nicolas Sarkozy, alors que, pour l'instant, c'est François Bayrou qui, selon les sondages, entame son potentiel électoral. Un point qu'avait d'ailleurs souligné mardi Laurent Fabius lors de la réunion du bureau national. L'ancien premier ministre avait appelé la candidate à, certes, « démonétiser la parole de Sarkozy » mais aussi à rappeler aux électeurs que voter Bayrou est « un choix de droite ».
 
La candidate socialiste cherche à faire bouger les "éléphants"
MYRIAM LÉVY.
 Publié le 07 février 2007
Après les avoir longtemps ignorés, elle les appelle désormais à s'engager derrière elle.
 
DEPUIS la désignation de la candidate, ils se posent la même question : quelle est leur place dans la campagne Royal ? Déroutés par la méthode de la démocratie participative, en désaccord de fond avec nombre de propositions de la candidate, ils sont d'abord restés chez eux, parce qu'on ne leur demandait rien. Pas même de figurer sur la photo de famille. Puis Ségolène Royal a suggéré aux leaders du PS de se lancer eux aussi dans le participatif. Avant de glisser dans une discussion avec les journalistes, le 17 janvier : « Il faut que les éléphants s'y mettent. » Tant que la candidate avait le vent en poupe, ces derniers pouvaient faire le gros dos. Aujourd'hui, ils n'ont plus le choix, sauf à prendre le risque d'être désignés comme responsables de la défaite. Mais leur engagement manque d'en­thousiasme. « C'est compliqué de dire aux éléphants :»Venez !* et de ne pas trop les montrer parce qu'on pense qu'ils ne font pas moderne dans le décor. Quand on invite quelqu'un à dîner, on ne le fait pas passer par la porte de service », résume un proche de Lionel Jospin. On leur demande d'applaudir, plutôt que de parler. Et dans la coulisse, les entourages des uns et des autres ne sont pas tendres avec les « bourdes » de la candidate.
 
Il aura fallu du temps pour que Royal prenne contact avec les éléphants. Mi-janvier, en plein différend fiscal avec Hollande, elle a commencé par charger Strauss-Kahn de rédiger un rapport sur la question. La semaine dernière, elle a appelé Fabius pour lui proposer d'organiser une réunion dans son fief de Seine-Maritime. Marché conclu pour le 24 février. Jospin a aussi eu le droit à un coup de téléphone pour l'inviter à son meeting d'hier soir à Paris. Manque de chance, il était déjà pris. Mais Delanoë était là.
 
« Taper comme des sourds »
 
Au-delà des chefs de courant, Royal a appelé nombre de leurs lieutenants, auxquels elle a assigné un rôle : « Ferrailler contre la droite » et « Taper comme des sourds », raconte l'un d'eux. « Elle veut que l'on remplace nos points d'interrogation par des points d'ex­clamation », explique un fabiusien. L'argument porte, notamment chez les élus qui commencent à s'inquiéter de voir la candidate baisser dans chaque sondage et craignent, en cas de victoire de la droite à la présidentielle, d'être eux-mêmes emportés par la vague bleue qui pourrait s'ensuivre aux législatives. L'équipe Royal a d'ail­leurs privilégié, comme relais de campagne, les candidats aux législatives, qui ont intérêt à ce qu'elle gagne.
 
La campagne a aussi besoin de bras. La candidate a essayé, jusqu'à présent, de travailler avec une équipe restreinte, mais qui est souvent débordée par l'ampleur de la tâche. Dix-huit meetings sont programmés à son agenda, et tout le monde est appelé à la rescousse pour les organiser. La semaine dernière, en secrétariat national, François Hollande a aussi clairement dit que la candidate devait s'appuyer sur l'expertise des secrétaires nationaux du parti pour répondre, par exemple, aux dizaines d'interviews thématiques réclamées par les innombrables associations et organisations spécialisées, et qui, pour l'instant, restent en souffrance.

 
Les mésententes littéraires de Ségolène Royal
lefigaro.fr.
 Publié le 08 février 2007 

Archambault/Le Figaro.
Colère chez les éditeurs : la candidate socialiste a fait annuler au dernier moment deux ouvrages d’entretiens sur le point de paraître.
 
Après Jack Lang, Ségolène Royal ? Selon les informations du journaliste du Nouvel Observateur Didier Jacob, publiées sur sonblog, la candidate socialiste a fait annuler deux ouvrages d’entretiens qui devaient paraître prochainement.
 
Jack Lang avait bloqué au dernier moment la parution de son autobiographie. Ségolène Royal a fait de même pour un livre d’entretiens avec la journaliste Pascale Amaudric, du Journal du Dimanche. Baptisé «Désirs d’avenir», il était prévu depuis 2004. Le but de l’ouvrage : faire mieux connaître celle qui briguait alors l’investiture socialiste pour la présidentielle.
 
Mais la sortie de l’ouvrage, pourtant terminé dès 2005, est ensuite constamment repoussée. La journaliste ne reçoit plus de nouvelles de Royal avant jusqu’en novembre 2006. La candidate nouvellement investie lui explique alors que «ce serait une bonne idée de relancer le livre». Mais en actualisant le texte et en adoucissant quelques passages trop «piquants» envers certaines personnalités socialistes.
 
Un second ouvrage écrit en parallèle
 
Pascale Amaudric se lance dans les corrections et transmet le manuscrit à la candidate. De nouveau, c’est le silence radio. La journaliste finit par obtenir une réponse , lors du déplacement de Royal à la Martinique. La candidate lui explique alors qu’elle a fait retirer son nom d’un autre livre, écrit avec Marie-Françoise Colombani.
 
Stupeur de Pascale Amaudric, qui n’était pas au courant de ce second ouvrage écrit en parallèle du sien, une chose très mal vue dans le monde de l’édition. Le second livre devait sortir chez Flammarion, dont la directrice, Teresa Cremisi, ne décolère pas. Elle révèle aujourd’hui au Nouvel Observateur que la candidate socialiste avait déjà annulé, il y a dix ans, un livre d’entretiens avec Philippe
 
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article