Lettre d'actualité, avec un apport de symbolisme, et de spiritualité, accés le plus souvent sur un axe Moyen- Orient, Europe, et Amérique du Nord.
[CID-DemocratieMoyenOrient]
Les Arabes se désolidarisent du Hezbollah dont « l’aventurisme ne sert pas les intérêts arabes »
1. Moubarak et Abdallah II dénoncent « l'aventurisme qui ne sert pas
les intérêts arabes »
Amman et Le Caire s'alignent sur Ryad
Condamnation par l'Arabie saoudite de « l'aventurisme
irresponsable » du Hezbollah : La position saoudienne a pour but
d'empêcher que le Proche-Orient soit entraîné dans une nouvelle
guerre destructrice et aussi de protéger les intérêts arabes,
« notamment syriens ».
Aux antipodes des appels au calme et à la raison de Amman, du
Caire et de Ryad, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad est
revenu à la charge hier, estimant que Téhéran ne restera pas les
bras croisés si Damas venait à être bombardée par Israël.
Damas continue d'ignorer les accusations israélo-US
[L'Orient-Le Jour - Samedi 15 Juillet 2006 - Beyrouth]
2. La lourde facture du Liban face à l'aventure du Hezbollah
Pour récupérer deux détenus dans les geôles israéliennes, dont
l'un d'eux, Samir Kantar est marié à une israélienne, Le
Hezbollah a unilatéralement décidé de mettre le feu aux poudres.
Grand stratège, et sûr de lui, le secrétaire général du
Hezbollah, Hassan Nasrallah souriant et confiant durant sa
conférence de presse, était persuadé qu'Israël n'oserait point
s'aventurer a riposter.
Politiquement le Liban est divisé, la publication du communiqué
de la coalition du quatorze mars pointe un doigt accusateur vers
le Hezbollah, le traitant même d'être l'instrument de forces
régionales, entendre par là la Syrie et l'Iran, de détruire
l'économie du pays et accentuer une pression sur Israël pour le
compte de ces forces étrangères.
[http://www.libanoscopie.com - 14 Juillet 2006]
3. Des villages chrétiens pris en otages au Sud Liban
Des villages qui ne cherchent qu'à vivre paisiblement,
accueillant et chaleureux, leurs populations sont réduites en
boucliers humains.
[http://www.libanoscopie.com - 15 Juillet 2006]
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Moubarak et Abdallah II dénoncent « l'aventurisme qui ne sert pas les intérêts arabes »
Amman et Le Caire s'alignent sur Ryad, Ahmadinejad réitère ses mises en garde
L'Orient-Le Jour
Samedi 15 Juillet 2006 - Beyrouth
La situation au Liban a continué hier à monopoliser l'attention des différentes puissances régionales, notamment de l'Iran, l'Égypte, la Jordanie, l'Arabie saoudite et la Syrie.
Ainsi, le président égyptien Hosni Moubarak a rencontré hier le roi Abdallah II de Jordanie, multipliant les contacts avec les pays arabes afin de contenir la crise. Une initiative diplomatique du président égyptien qui intervient à la veille d'une réunion des ministres arabes des Affaires étrangères samedi au siège de la Ligue arabe au Caire, et dans un climat de profondes divergences sur l'évolution de la situation au Liban.
Les deux hommes ont condamné les opérations israéliennes au Liban, mais dénoncé l'« aventurisme ne servant pas les intérêts arabes », reprenant ainsi les mêmes termes que l'Arabie saoudite avait utilisés dans la nuit de jeudi à vendredi pour condamner implicitement l'action du Hezbollah.
Le président Moubarak et le roi Abdallah II ont mis en garde contre le danger que « la région soit entraînée par un aventurisme ne servant pas les intérêts et les affaires arabes », indique un communiqué commun des deux dirigeants publié par l'agence officielle jordanienne Petra.
Ils ont exprimé leur soutien au gouvernement libanais « pour qu'il établisse son autorité sur l'ensemble du territoire libanais », poursuit le texte, condamnant également les opérations militaires israéliennes au Liban et dans les territoires palestiniens et demandant leur arrêt immédiat.
Le roi Abdallah II et M. Moubarak « ont souligné la nécessité que toutes les parties dans la région se montrent responsables et ne procèdent pas à une escalade visant à entraîner la région dans une situation dangereuse et dans des confrontations dont les pays de la région et leurs peuples porteraient les séquelles », ajoute le communiqué.
Les deux dirigeants ont souhaité que « le langage du dialogue l'emporte sur la force, qui ne mènera qu'à plus de violence ». « Le but restera toujours d'ouvrer pour la réalisation de la stabilité et de la paix juste et globale » au Proche-Orient, conclut le communiqué.
Retour sur la position saoudienne
De son côté, un membre du Conseil consultatif saoudien, Mohammad al-Zalfa, a commenté hier la condamnation par l'Arabie saoudite de « l'aventurisme irresponsable » du Hezbollah. La position saoudienne a pour but d'empêcher que le Proche-Orient soit entraîné dans une nouvelle guerre destructrice et aussi de protéger les intérêts arabes, « notamment syriens », a-t-il déclaré à l'AFP.
Selon M. Zalfa, l'Arabie saoudite tente de protéger la Syrie. La politique saoudienne repose sur la volonté de « sauvegarder les intérêts arabes, et en premier lieu les intérêts syriens, et d'empêcher d'isoler la Syrie davantage », a-t-il affirmé.
« Il n'y a aucun doute que les parties qui ne seront pas satisfaites de la position (...) du royaume l'attribueront à des pressions américaines », a ajouté M. Zalfa. « Mais les positions du royaume sur des questions graves sont claires (...) et elles se réduisent à tenter d'éviter à la région davantage de malheurs », a-t-il poursuivi.
M. Zalfa a souligné que le royaume pétrolifère s'est « rangé du côté du Liban dans son épreuve ». « Tous les efforts des Libanais pour reconstruire leur pays risquent d'être détruits par cette guerre qui, je le crois, vise tout au Liban », a-t-il ajouté.
Ryad dira clairement « assez à tous ceux qui veulent entraîner la région vers une guerre », lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères arabes samedi au Caire, selon M. Zalfa.
Téhéran revient à la charge
Aux antipodes des appels au calme et à la raison de Amman, du Caire et de Ryad, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad est revenu à la charge hier, estimant que Téhéran ne restera pas les bras croisés si Damas venait à être bombardée par Israël.
M. Ahmadinejad a déclaré hier qu'Israël n'avait pas le pouvoir de s'en prendre à l'Iran, mettant en garde l'État hébreu contre toute attaque contre la Syrie.
« Grâce à Dieu, le régime sioniste, malgré sa nature sauvage et criminelle, et ses protecteurs occidentaux n'ont pas le pouvoir de regarder, même de travers, l'Iran », a-t-il indiqué, reprenant des propos déjà tenus jeudi soir dans le cadre d'un entretien téléphonique avec son homologue syrien, Bachar el-Assad.
« Les attaques du régime sioniste contre ses voisins, notamment le Liban, la Syrie et les menaces proférées contre les autres pays de la région sont dues au fait que ce régime fantoche ne peut pas vivre dans une situation normale », a-t-il ajouté. « Si Israël commet une autre idiotie et agresse la Syrie, cela sera synonyme d'une agression contre l'ensemble du monde musulman et il recevra une réponse cinglante », a poursuivi M. Ahmadinejad sans donner des précisions sur la nature de cette réponse, a rapporté la télévision d'État.
Téhéran a par ailleurs rejeté l'hypothèse formulée par l'État hébreu selon laquelle les deux soldats enlevés par le Hezbollah, qui sont à l'origine de l'offensive militaire contre le Liban, pourraient se trouver en Iran.
Le Hamas condamne
Le Premier ministre palestinien issu du Hamas, Ismaïl Haniyé, a pour sa part condamné « la guerre folle » menée par Israël au Liban.
« Nous condamnons cette guerre folle lancée contre le Liban frère et les frappes contre les infrastructures qui visent à briser le choix du peuple libanais », a affirmé le Premier ministre à des journalistes après la prière hebdomadaire.
« Cette guerre doit s'arrêter (...). Nous sommes inquiets pour le Liban et son futur après ces frappes aveugles », a-t-il poursuivi, ajoutant qu'il s'attendait à ce que les pays de la Ligue arabe « soient aux côtés de la Palestine et du Liban face aux attaques de l'occupation (israélienne) ».
M. Haniyé a également appelé à « retourner à l'usage du langage de la raison », tandis qu'un député et porte-parole du Hamas, Mouchir al-Masri, insistait sur un échange de prisonniers avec Israël lors d'une manifestation de solidarité avec le Hezbollah et le Liban de quelques milliers de personnes vendredi à Gaza.
« Nous envoyons un message clair : les Israéliens ont plus de chance de voir les étoiles en plein jour que de récupérer leurs soldats capturés sans que notre nation ne retrouve ses prisonniers », a-t-il déclaré à la foule.
« L'ennemi sioniste ne devrait pas rêver de (voir) libérer ses soldats sans contrepartie », a-t-il ajouté.
Il a souligné que le Hamas et le Hezbollah poursuivent « le même but : chasser l'ennemi sioniste de leur terre et libérer les prisonniers ». « Avec l'unité à Gaza, les roquettes de Gaza atteindront Majdal (Ashkelon) et avec l'unité au Liban les roquettes libanaises atteindront Hadera et Haïfa », a ajouté al-Masri.
Damas continue d'ignorer les accusations israélo-US
La Syrie, elle, a continué d'ignorer hier les accusations américaines et israéliennes de soutien au Hezbollah après la capture de deux soldats israéliens, et s'est déclarée prête à une éventuelle attaque de son territoire.
Selon le quotidien officiel as-Saoura, l'unique voie de sortie de crise serait « l'acceptation par Israël des conditions de la Résistance », en référence au Hezbollah qui exige la libération de prisonniers détenus en Israël en échange des deux soldats israéliens capturés. Le quotidien a accusé le Conseil de sécurité de l'ONU d'être une « marionnette aux mains de l'Administration américaine ».
« La Syrie est confrontée à Israël. Elle surveille la situation et est prête à parer à toute éventualité » dans la région, a déclaré à l'AFP Élias Mourad, rédacteur en chef du quotidien al-Baas.
M. Mourad a évoqué la possibilité d'une « extension de l'agression au sud du Liban ou à la Syrie », tel le pilonnage d'objectifs sur le territoire syrien.
Mais Damas a passé sous silence les critiques de l'Arabie saoudite. « La Syrie pourrait contribuer à aider à calmer la situation », a en revanche estimé Élias Mourad, qui a accusé Israël de « vouloir faire monter la tension » au Proche-Orient.
L'ambassadeur syrien à Washington, Imad Moustapha, a souhaité que les États-Unis « prennent leurs responsabilités de superpuissance ». « Je pense que la seule solution est que les États-Unis jouent le rôle qu'ils jouaient dans le passé, prennent leurs responsabilités de superpuissance et contraignent leur allié, Israël, à la retenue », a-t-il dit sur CNN.
Il convient enfin de signaler que le Premier ministre libyen, Mohammad Ghannouchi, a affirmé le soutien de son pays à la Syrie et au Liban « pour la récupération de leurs territoires encore sous occupation » israélienne, tandis qu'en Irak, le chef radical chiite Moqtada Sadr, des religieux de la même confession et le président du Parlement, le sunnite Mahmoud al-Machhadani, se sont déclarés solidaires du Liban.
« Nous pleurons sur le sort de nos amis du Liban visés par l'ennemi sioniste avec la bénédiction de l'ennemi des peuples, l'Amérique », a notamment affirmé M. Sadr dans un communiqué publié à Najaf.
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La lourde facture du Liban face à l'aventure du Hezbollah
14 Juillet 2006 -
http://www.libanoscopie.com/
L'aventure militaire et la stratégie irréfléchie du Hezbollah ont
mené le Liban vers une destruction massive en âmes, en blessés, en
réfugiés, et en destruction. L'infrastructure du pays du Cèdre
s'effondre.
Pour récupérer deux détenus dans les geôles israéliennes, dont l'un
d'eux, Samir Kantar est marié à une israélienne, Le Hezbollah a
unilatéralement décidé de mettre le feu aux poudres. Grand stratège,
et sûr de lui , le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah
souriant et confiant durant sa conférence de presse, était persuadé
qu'Israël n'oserait point s'aventurer a riposter.
Malheureusement ses calculs étaient complètement erronés. Gouverner
étant prévoir, il nous mène vers une des plus féroces ripostes, et
le Liban a subit des dégâts très importants.
Nuit de fer et de feu, la banlieue de Beyrouth a subit un sort des
plus catastrophiques, des ponts s'écroulent, les routes coupées, le
blocus est entier. Et on est loin de voir la fin du calvaire avant
quelques jours.
Politiquement le Liban est divisé, la publication du communiqué de
la coalition du quatorze mars pointe un doigt accusateur vers le
Hezbollah, le traitant même d'être l'instrument de forces
régionales, entendre par là la Syrie et l'Iran, de détruire
l'économie du pays et accentuer une pression sur Israël pour le
compte de ces forces étrangères.
Les arabes, l'Arabie Saoudite en tête, se désolidarisent du
Hezbollah, allant même a l'accuser de mener les arabes et la région
du moyen Orient vers une guerre sans issue et sans même les
consulter sur d'éventuelles stratégies de combat.
En attendant la réunion du conseil de sécurité qui se tiendrait a la
demande du Liban, la situation semblerait s'enliser vers d'autres
destructions, d'autres tués, d'autres blesses, le prix pour
récupérer les détenus en Israël est trop lourd.
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Des villages chrétiens pris en otages au Sud Liban
15 Juillet 2006 -
http://www.libanoscopie.com/
Un Appel du Sud Liban à la Communauté Internationale
Ain Ebel, Rmeich, et d'autres villages chrétiens du Sud Liban
subissent la loi de « la stratégie de défense du Hezbollah face à
l'ennemi sioniste ».
Des villages qui ne cherchent qu'à vivre paisiblement, accueillant
et chaleureux, leurs populations sont réduites en boucliers humains.
Au déclenchement des opérations de riposte par Israël contre le
Liban, les miliciens du Hezbollah se sont barricadés dans ces
villages chrétiens, ils ont installé les rampes de lancement de
roquettes et bombardent à partir de ces villages les territoires
israéliens. Et la réplique survient instantanément frappant de plein
fouet ces maisons de pierres où survivent des gens qui n'ont rien
demandé.
Pas de dispensaire, à des lieux de tout hôpital, les blessés
risquent de mourir sur place.
Villages sans abris, les caves servent depuis aux seuls lieux de
refuges. Isolés, sans électricité, sans ressources, la nourriture
commence à se faire rare.
Certains notables de la région ont entrepris de contacts avec des
personnalités politiques au Liban, ils ont contacter le président de
la république Emile Lahoud, le général Aoun, les chefs de partis
chrétiens , « c'est un plan stratégique militaire relevant du
Hezbollah seul, nous n'y pouvons rien » était la réponse de ces
responsables.
Entre temps, cette population est otage d'une situation meurtrière,
ils font appel à la communauté internationale pour tenter de sauver
ce qui reste encore à sauver, les hommes, les femmes, les jeunes et
les vieux de tous ces villages agonisent.