Lettre d'actualité, avec un apport de symbolisme, et de spiritualité, accés le plus souvent sur un axe Moyen- Orient, Europe, et Amérique du Nord.
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| COMMUNIQUÉ ISRANET Un service de L’I.C.R.J. L’Institut canadien de recherches sur le Judaïsme Professeur Frederick Krantz, Directeur B.P. 175, succursale H Montréal, Québec H3G 2K7 Courriel : cijr-french@isranet.org Internet : http://www.isranet.org/ |
| Les irréductibles Julien Bauer Le Devoir, 12 juillet 2006 Le Devoir a publié un texte signé par une dizaine de personnes, dont plusieurs professeurs d'université, pour blâmer Israël de la situation au Proche-Orient. À les croire, non seulement le Hamas n'est pas coupable mais, bien mieux, il est victime des méchants Israéliens. Deux points, l'un lié à la géographie, l'autre à l'histoire récente, sont révélateurs. Géographie : c'est l'affirmation que les territoires de l'Autorité palestinienne (Cisjordanie et Gaza) ne correspondent qu'à 22 % de la Palestine historique, laissant entendre qu'Israël a les 78 % restants. Rien de plus faux. Le mandat accordé par la Société des Nations (SDN) à la Grande-Bretagne sur la Palestine comprenait ce qu'on appelle aujourd'hui Israël, Autorité palestinienne et Jordanie. En effet, le mandat, qui prévoyait la création d'un Foyer national juif en Palestine, couvrait les territoires situés de l'autre côté du Jourdain. Les Britanniques, voulant offrir à leurs clients hachémites un territoire, leur ont accordé la Transjordanie, soit 74 % du mandat, et ont obtenu l'accord de la SDN pour ce retrait. Parler de 22 % sans préciser sur quoi porte ce pourcentage est une idée de la propagande palestinienne. Que ce message soit repris par des universitaires en dit long sur leur sérieux. Histoire récente, vous avez sans doute entendu parler du retrait total d'Israël de Gaza, en août dernier, retrait de l'armée et de la population civile israélienne. Les signataires du texte n'en soutiennent pas moins que Gaza est toujours occupé. Pour eux, l'attaque du Hamas contre une installation militaire en Israël, à l'extérieur de Gaza, est légitime car l'armée israélienne est une armée d'occupation même en territoire israélien. Cette terminologie n'est pas une erreur. Tant de collègues ne peuvent être aussi ignorants. C'est plus simplement une reprise de la ligne du Hamas qui considère que le terme «occupation» ne s'applique pas seulement à Gaza - même sans occupants - et à la Cisjordanie, mais aussi à Israël. Selon cette logique, l'existence même d'Israël est une marque d'occupation. Mais, peut-on objecter, Israël, après le retrait de Gaza, a empêché l'ouverture d'un port et d'un aéroport à Gaza. Ce port et cet aéroport auraient permis la livraison massive d'armes de toutes sortes. Les roquettes palestiniennes atteignent Ashkelon, l'ouverture d'un aéroport aurait donné aux Palestiniens la possibilité de bombarder Tel Aviv. Est-ce ce que souhaitent les signataires du texte ? Lorsque Israël s'est retiré de Gaza, les Palestiniens ont eu l'opportunité de montrer comment ils pouvaient gérer leur propre État. On a vu ce que cela a donné : destruction par les Palestiniens eux-mêmes des infrastructures agricoles créées par les Israéliens, élection d'un gouvernement jusqu'au-boutiste, poursuite des attaques quotidiennes contre la population civile israélienne, bref la preuve que les Palestiniens préfèrent la guerre à la paix. Même ceux qui ont des sympathies pour les Palestiniens se posent des questions. Nos irréductibles ne se posent aucune question. Ils savent que, quoiqu'il arrive, ils continueront à blâmer Israël. (Julien Bauer, Professeur au Département de science politique, UQAM, est membre du conseil editorial de l"ICRJ) La vraie raison de leur combat Charles Krauthammer The Washington Post, 14 juillet 2006 Traduction française : Menahem Macina pour upjf.org Juin 2007 marquera le quarantième anniversaire de la Guerre des Six-Jours. Durant quatre décennies on nous a dit que la cause de la colère et de la violence contre Israël est l’occupation des territoires saisis durant cette guerre. Il suffisait de mettre un terme à l’occupation pour que cesse le "cycle de la violence". Le problème avec cette revendication, c’est qu’avant qu’Israël ne prenne possession de la Cisjordanie et de Gaza, au cours de la Guerre des Six-Jours, tous les Etats arabes avaient rejeté le droit d’Israël à l’existence et déclaré que les frontières d’avant 1967 – aujourd’hui considérées comme sacrées – n’étaient rien de plus que les lignes d’armistice, qui ne mettaient pas fin à la guerre en vue d’exterminer Israël, mais ne faisaient que la suspendre. Mais il n’est pas nécessaire d’être historien pour comprendre les intentions des ennemis d’Israël. Il suffit de lire les journaux d’aujourd’hui. Pièce à conviction A : Gaza. Pas plus tard qu’en septembre passé, Israël évacuait intégralement Gaza. Il déclarait frontière internationale la frontière entre Israël et Gaza, renonçant à toute exigence sur ce territoire. Gaza devenait le premier territoire indépendant palestinien de l’histoire. Pourtant, les Gazans ont continué la guerre. Ils ont transformé Gaza en une base de lancement d’attaques de roquettes contre Israël et de percement de tunnels sous la frontière pour lancer des agressions, telle celle qui a tué deux soldats israéliens, le 25 juin et rendu possible le transfert à Gaza d’un otage blessé. Les chars israéliens ont dû retourner à Gaza pour tenter de sauver l’otage et de faire cesser les tirs de roquettes. Pièce à conviction B : sud-Liban. Deux semaines plus tard, le mercredi [12 juillet], l’organisation terroriste libanaise Hezbollah, qui est représentée au parlement et dans le cabinet libanais, lançait une attaque contre Israël, causant la mort de huit soldats et en blessant deux autres, transférés ensuite comme otages au Liban. Qu’exige-t-on à présent ? Israël s’est entièrement retiré du Liban en 2000. Pour être sûr que pas un pouce de territoire libanais ne resterait occupé par inadvertance, il a poussé le scrupule jusqu’à demander aux Nations unies de vérifier le tracé exact de la frontière sud du Liban et s’est retiré de l’autre côté. Cette "ligne bleue" a été approuvée par le Conseil de sécurité qui a déclaré qu’Israël avait complètement satisfait aux conditions exigées par la résolution demandant son retrait du Liban. Exigence satisfaite. Pourtant, que se passe-t-il ? Le Hezbollah a fait, pour le Liban, exactement ce que le Hamas a fait pour Gaza : il l’a transformé en une base militaire et un centre d’opérations terroristes d’où il continue la guerre contre Israël. Le sud-Liban est hérissé de 10.000 roquettes Katiouchas qui mettent le nord d’Israël à portée de tir. Il a suffi de 85 de ces engins, tirés dans les premières heures du combat, pour tuer deux Israéliens et en blesser 120 dans les villes du nord d’Israël. Au cours des six années écoulées, le Hezbollah a lancé des raids et des attaques périodiques à la roquette contre Israël. Les représailles israéliennes ont mené à l’arrêt de ces provocations, jusqu’à la prochaine fois, selon qu’il conviendra au Hezbollah. Ce fut le cas mercredi. Une base terroriste située dans un territoire arabe (le sud-Liban) qui n’est pas du tout occupé par Israël, attaque ce dernier pour appuyer une autre base terroriste située dans un autre territoire arabe (Gaza) qui n’est davantage occupé par Israël. Pourquoi ? Parce que l’occupation n’était qu’une excuse pour persuader les Occidentaux, crédules et qui ignorent l’histoire, de soutenir la cause arabe contre Israël. Ce qui est en cause et qui l’a toujours été, c’est l’existence d’Israël. Tel est l’enjeu. C’est l’Organisation de Libération de la Palestine de Yasser Arafat, qui a convaincu le monde de ce que le problème était l’occupation. Pourtant tout au long de ces années où ce prétexte était invoqué, le groupe même d’Arafat célébrait annuellement son Jour du Fatah, pour commémorer sa première offensive contre Israël : l’attaque à l’explosif contre le Service National des Eaux, en janvier 1965. Notez la date : 1965. Deux ans avant la guerre de 1967. Deux ans avant que Gaza et la Cisjordanie ne tombent entre les mains d’Israël. Deux ans avant qu’existe le moindre "territoire occupé". Mais, encore une fois, est-il besoin de recourir à l’histoire ? A mesure que les prétextes invoqués par les Palestiniens pour continuer leur guerre tombent un à un, la rhétorique devient de plus en plus carrément effrontée. Ce jeudi même, le Premier ministre, Ismaïl Haniyeh, écrivant dans le Washington Post, parlait d’Israël comme d’"un Etat prétendument légitime". (Voir sa Libre Opinion intitulée "Agression Under False Pretenses", du 11 juillet.) Il exposait clairement ce qu’il veut faire de cette entité illégitime. "Contrairement aux descriptions en vogue de la crise dans les médias américains", écrit-il, "la controverse ne porte pas sur Gaza et la Cisjordanie". Il s’agit d’un conflit national plus vaste" qui exige que l’on fasse justice aux "droits nationaux palestiniens". Cela signifie, bien entendu, le droit à toute la Palestine, sans Etat juif. En définitive, la lutte concerne "les problèmes fondamentaux de 1948, plutôt que ceux de 1967, qui sont secondaires". En 1967, Israël a obtenu les "territoires occupés". En 1948, Israël a obtenu la vie. Dans la lutte qui fait rage aujourd’hui, en 2006, entre Israël et "l’islamisme génocidaire" (pour reprendre les termes de de Yossi Klein Halevi) du Hamas et du Hezbollah, et de l’Iran derrière eux, l’enjeu est : Israël doit-il vivre et continuera-t-il d’exister.
Chasser le Hezbollah Pierre Lefebvre Primo Europe, 13 juillet 2006 Ce qui advient actuellement au Liban est la suite logique et attendue d’années de patience de la part d’Israël. Le 10 mars 2005, le parlement européen a approuvé à une forte majorité une décision qualifiant le Hezbollah d'organisation terroriste. Ce même parlement a appelé les ministres de l'UE à prendre des mesures concrètes contre cette organisation « Le parlement européen estime qu'il y a des preuves claires de l'implication du Hezbollah dans les activités terroristes et le conseil de l'EU doit prendre les mesures nécessaires afin de les enrayer.» Depuis, rien. Aucune décision de la part de la diplomatie française qui espère, ce faisant, continuer à pouvoir peser sur les négociations en cours vis-à-vis de la Syrie. Qu’est ce que le Hezbollah ? Littéralement, le «Parti de Dieu». Il s’agit d’un groupe fondamentaliste chiite musulman. Le but clairement avoué et diffusé sur Al Manar, sa chaîne de télévision : créer au Liban un Etat islamique sur le modèle de l’Iran, son principal soutien, au détriment des communautés chrétiennes et sunnites. Les diplomates oublient aisément les actes de guerre pour un pragmatisme qui les ont souvent menés à la compromission. L’armée et la communauté du renseignement n’oublient cependant pas que le Hezbollah est l’auteur d’une des plus grandes attaques-suicide contre l’armée française, ayant coûté la vie à 299 soldats dont 58 français. C’était en 1983. Depuis, il y eut les otages de France 2, dont Michel Seurat, qui n'est pas revenu. Si l’on peut estimer que la diplomatie française fait preuve de mansuétude vis-à-vis des politiques et régimes arabes, corrompus ou non, au Moyen Orient, il est en revanche difficile d’affirmer qu’elle n’est pas bien informée. C’est ainsi que, derrière l’indignation obligée de nos ministres et Président de la République sur l’actuelle opération israélienne au Liban, se cache un sentiment de soulagement, partagé, pourquoi ne pas le dire, par une bonne partie des chancelleries occidentales. Mieux, les diplomates français n’hésitent pas à désigner les véritables responsables de cette escalade suicidaire. "L'enlèvement de soldats est un acte irresponsable de la part de l'organisation chiite pro-iranienne", a estimé une source diplomatique française. Selon cette même source, "le Hezbollah n'agit pas sans avoir assuré ses arrières" et aurait donc informé la Syrie et l'Iran de ses intentions. Des mises à feu calculées Un petit retour en arrière montre qu’à chaque fois que les régimes syrien et iranien sont gravement mis en cause (assassinat d’Hariri et présence illégitime au Liban pour l’un, dossier nucléaire pour l’autre), un événement survient qui rassemble la rue arabe autour de ses valeurs communes. Ces valeurs sûres sont, bien entendu, la défense de l’Islam et la libération de la Palestine. L’affaire des caricatures est née du fait du responsable palestinien d’une mosquée au Danemark, et de l’action de la déléguée palestinienne (homologue de Leila Shahid) dans ce pays. Cet épisode sanglant est intervenu, curieusement, lors d’un pic de la crise qui opposait la Syrie à la justice internationale. L’enlèvement des soldats israéliens intervient, quant à lui, au moment même où l’Iran sait qu’il vient d’épuiser ses dernières cartouches vis-à-vis de la communauté internationale. A l'issue de plus de 15 mois d'activité diplomatique intense, Washington vient de rallier la Russie et la Chine à l'idée d'imposer des sanctions contre la République islamique. Dans le cas présent, il s’agit d’obliger Israël à se déconsidérer aux yeux de l’opinion internationale en intervenant massivement au Liban. L’aéroport de Beyrouth est bloqué ? Les armes et munitions qui atterrissaient quotidiennement ne parviendront plus aux milices du Hezbollah fortes de 70.000 hommes surarmés. Depuis des mois, Israël demandait au gouvernement libanais de mettre fin à ce trafic. Emile Lahoud a toujours refusé sous la pression « amicale » de la Syrie et des députés du Hezbollah au sein de son propre gouvernement. Il n’avait pas très envie de finir comme son prédécesseur. Al Manar, chaîne de télévision diffusant en permanence l’appel au génocide des Juifs, vient d’être la cible de bombardements à Beyrouth. Ses relais sur le territoire libanais ont été détruits cette nuit par l’aviation israélienne. Les ponts qui relient le Liban aux territoires occupés par le Hezbollah sont coupés ? L’approvisionnement militaire en provenance de la Syrie, donc de l’Iran, est rendu plus difficile. Un voisinage turbulent Au premier plan, position du Hezbollah vue d'une maison israélienne La stratégie d’Israël, si elle reste potentiellement dangereuse pour l’équilibre de la région, est à situer dans un contexte de harcèlement quasi quotidien de la part du Hezbollah. Ce mouvement n’a de cesse de prêcher la haine des Juifs. Les habitants du nord d’Israël vivent en permanence sous la menace de tirs de missiles, et ce, malgré le retrait d’Israël du sud Liban. Et ce, malgré un accord négocié entre le Liban, Israël et la Syrie en 2000. Cet accord stipulait : - Les groupes armés au Liban n’effectueront pas d’attaques contre Israël à l’aide de Katioucha ou d’aucun type d’armement. - Plus généralement, les deux parties s’engagent à faire en sorte qu’en aucune circonstance les civils ne soient la cible d’attaques et que les zones habitées par des civils et les installations industrielles et techniques ne soient utilisées comme point de lancement des attaques. Depuis 2000, les villes du Nord d’Israël sont régulièrement la cible de missiles tombant au hasard sur des dispensaires, des immeubles et des écoles. Le paragraphe 4 de cet accord mentionnait : « Sans que cela viole l’arrangement, aucune disposition de cet arrangement ne pourra empêcher une partie d’exercer le droit de légitime défense ». Israël a tenu sa part d’engagement. Cet accord fragile est rompu quotidiennement depuis 2000 par le Hezbollah. Dans le contexte du traumatisme de l’enlèvement du soldat Shalit, l’enlèvement des 2 soldats à la frontière israélienne ne pouvait pas ne pas provoquer l’escalade. Qui est responsable ? Le Hezbollah, toléré sinon encouragé par Beyrouth, connaissait à l’avance la réaction potentielle d’Israël à un acte de guerre. Il porte seul la responsabilité de ce qui adviendra. Mais, ce faisant, il tire une sacrée épine du pied des régimes iranien et syrien qui voient l’attention du monde occidental une fois de plus détournée de leurs « petites » turpitudes. L’Iran devant le Conseil de sécurité, Damas montré du doigt comme le principal soutien au Hamas et cerné ces derniers jours par la justice internationale dans le cadre de l’enquête sur la mort d’Ariri... Israël, concerné au premier chef par la culture de haine de ces mouvements islamistes, est le seul à mettre les mains dans le cambouis. Nos bons esprits occidentaux peuvent continuer à le détester, la conscience tranquille. Les partisans du Hezbollah au Liban s'apprêtent à vivre des jours difficiles. |
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