COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Paris, le 17 juillet 2006
FRANCE-ISRAËL
Alliance Général
Kœnig
CHIRAC ACCUSE ISRAËL DE VOULOIR DÉTRUIRE LE LIBAN
Lors de son entretien télévisé du 14 juillet, le Président de la République
a dénoncé le caractère inacceptable et irresponsable des tirs de roquettes sur Israël par le Hamas
et le Hezbollah.
Il a dit aussi « son sentiment, pour ne pas dire sa conviction » que le Hamas
et le Hezbollah (qu’il n’a pas qualifiés de terroristes) « ne peuvent pas avoir pris ces initiatives
tout à fait seuls ». Ce sont des évidences auxquelles le Président Chirac ne pouvait pas échapper.
Il n’a pas dénoncé le gouvernement libanais qui, en dépit de la résolution 1559 du Conseil
de sécurité de l’Onu demandant le 2 septembre 2004 « que toutes les milices libanaises et non libanaises
soient dissoutes et désarmées », en dépit de tous les avertissements d’Israël, a laissé
le Hezbollah développer sur son territoire une force armée qui est de sa prérogative exclusive.
En conséquence, il a exposé son peuple au pire des drames.
En revanche, le Président Chirac a reproché à Israël d’avoir des
« réactions disproportionnées », mais il n’a pas défini la proportion que doit respecter
un État souverain qui reçoit de ses voisins des centaines de roquettes et qui,
sur son territoire, se fait enlever des soldats.
Et surtout, il a fait peser sur Israël une terrible accusation : « On peut se demander, a-il dit,
s’il n’y a pas une volonté de détruire le Liban, ses équipements, ses routes, sa communication,
son énergie, son aérodrome. Et pourquoi ? ».
L’Arabie saoudite n’en a pas dit autant, dénonçant même « l’aventurisme »
du Hezbollah.
Renversant les responsabilités selon l’antique tradition persécutrice de l’homme juif,
cette accusation fait passer Israël pour un État impérialiste, conquérant et destructeur.
· Elle est contraire à toute vérité.
· Elle apporte la meilleure caution possible aux mensonges instrumentalisés
par la plupart des gouvernements arabes.
· Elle nourrit l’incendie que l’islamisme a allumé au Proche-Orient et qui a déjà touché
l’Occident.