Nous avons passé la matinée et le début d’après-midi de ce lundi avec les soldats d’une unité d’artillerie en position à quelques kilomètres de Metula. Ils sont les servants de canons mobiles de 155 mm de calibre. Ces pièces sont capables de tirer des obus à des distance variant de 5 à 30 kilomètres, avec une précision et une rapidité de réaction exceptionnelles.
Mieux qu’avec des mots, j’ai choisi de vous faire partager l’activité opérationnelle de ces hommes en m’immisçant au milieu d’eux avec mon appareil de photos.

14h, ce lundi, une batterie de canons en position près de Metula
Photo Jean Tsadik © Menapress, moyens techniques Even Sokol
14h 10 l’un des équipages prépare les munitions. Un engin de ce type – le canon autotracté standard de l’armée israélienne – est capable de tirer jusqu’à 4 obus à la minute.

Chaque pièce dispose de son équipage
Photo Jean Tsadik © Menapress, moyens techniques Even Sokol

Un soldat apporte l’obus amorcé
Photo Jean Tsadik © Menapress, moyens techniques Even Sokol
Il y a 4 soldats à l’intérieur de l’obusier pour effectuer le chargement. La pièce est prête à tirer, son commandant attend les coordonnées de la cible et les ordres, qui lui sont transmis par ordinateur.
14h 27 : On annonce la 1ère attaque de roquettes contre Haïfa, les lanceurs des "Rad" sont immédiatement repérés, le canon se met automatiquement en position. Le commandant de pièce contrôle manuellement les coordonnées transmises par l’ordinateur…

L’obusier prêt au tir
Photo Jean Tsadik © Menapress, moyens techniques Even Sokol
Puis il hurle : "Attention nous tirons !", et il entre à l’intérieur de l’objet, tandis que les militaires, à l’extérieur, se recroquevillent et se bouchent les oreilles avec les mains (en plus des tampons de protection)

Le projectile sort du canon
Photo Jean Tsadik © Menapress, moyens techniques Even Sokol

…et un autre d’une seconde pièce
Photo Jean Tsadik © Menapress, moyens techniques Even Sokol
Le bruit est à peine supportable. Le choc est si violent que, pendant une fraction de secondes, on ne voit plus rien, le blindé et son équipage disparaissent sous la vibration. On se demande comment les 4 hommes peuvent subir cela à l’intérieur de la pièce.

Le contre-choc : le canon s’estompe entièrement dans un nuage de poussière
Photo Jean Tsadik © Menapress, moyens techniques Even Sokol
On entend, pendant quelques secondes, l’obus cingler en direction des terroristes…