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Douze soldats et trois civils tués dans la chute de roquettes en Israël
KFAR GILADI (AFP) -
Israël a été la cible dimanche de la salve de roquettes du Hezbollah libanais la plus meurtrière depuis le début de la guerre avec la mort de 15 personnes, douze soldats et trois civils tués dans le nord du pays.
Douze militaires, appartenant à une unité d'infanterie de réserve, ont été tués et cinq blessés, dont deux grièvement, a annoncé l'armée israélienne.
Ils campaient sous des tentes à l'entrée du Kibboutz (village collectiviste) de Kfar Giladi, à proximité de la ville de Kyriat Chmona, dans l'extrême-nord de la Galilée.
Ce bombardement de roquettes Katioucha en milieu de journée a été bref -- moins d'une demi-heure -- et particulièrement intense, frappant une zone découverte où étaient concentrées de nombreuses personnes.
Des ambulances militaires sont arrivées rapidement sur le site du bombardement alors que les roquettes continuaient de tomber, a indiqué un porte-parole du Magen David Adom, l'équivalent israélien de la Croix-Rouge, qui a souligné que "l'évacuation des morts et des blessés s'est déroulée sous le feu".
Des couvertures ont été jetées sur les corps des victimes allongés les uns à côté des autres, dans un vacarme de sirènes d'alerte et d'ambulances, non loin du cimetière du Kibboutz, ont constaté les journalistes.
Des incendies se sont déclarés sur le site après des tirs de roquettes. Des arbres ont été sectionnés par les projectiles et plusieurs voitures ont brûlé dans le secteur.
Les militaires venaient de recevoir leur ordre de mobilisation en vue d'une éventuelle participation à l'offensive terrestre en cours au Liban, dans laquelle plus de 10.000 hommes sont déjà engagés.
Ils campaient à proximité du Kibboutz, sur le parking du cimetière. Les cyprès qui bordent le cimetière ont brûlé comme des torches, et deux voitures ont été calcinées.
Avant la tombée de la nuit, des membres de l'aumônerie militaire s'affairaient encore pour ramasser les restes des militaires qui, selon la tradition juive, doivent être inhumés.
Ils poursuivaient leur tâche macabre sans se préoccuper des explosions alentour, roquettes du Hezbollah ou départ d'obus de l'artillerie israélienne.
"C'était un vrai carnage", affirmait un capitaine alors qu'une épaisse fumée provenant des champs transformés en brasier recouvrait le cimetière.
En soirée, trois personnes ont été tuées et 160 blessées dans une nouvelle salve de roquettes qui ont visé un quartier résidentiel de Haïfa, la troisième ville d'Israël à une quarantaine de kilomètres de la frontière du Liban.
"Trois personnes ont été tuées dans le bombardement de Haïfa et 160 blessées", a indiqué à l'AFP Mickey Rozenfeld, porte-parole de la police israélienne.
Deux bâtiments ont été touchés de plein fouet. L'un d'eux s'est effondré à Wadi Nisnas, l'un des quartiers arabes de Haïfa, a indiqué Yeroham Mandola, le porte-parole du Magen David Adom.
La deuxième chaîne de télévision a diffusé des images du bâtiment effondré et en feu, où des habitants tentaient de dégager les décombres à mains nues.
Plus de 160 roquettes se sont abattues dimanche sur le nord d'Israël.
Depuis le début du conflit le 12 juillet, 2.700 roquettes ont été tirées sur le nord d'Israël, provoquant un exode d'un quart de million d'habitants et tuant 43 personnes.
Outre ce bombardement, des roquettes se sont également abattues dans la région de Tibériade, au nord de Haïfa, et sur le plateau du Golan, a-t-on indiqué de sources policières.
Les sirènes d'alerte ont par ailleurs retenti dimanche dans un grand nombre de localités de Haute Galilée, notamment Nahariya, Maalot, Kfar Havradim, Schfaram et Rosh Pina, a-t-on précisé de source policière.
Depuis le début du conflit, déclenché après la capture par le Hezbollah de deux soldats en territoire israélien tout près de la frontière libanaise, 94 Israéliens ont été tuées, 36 civils et 58 militaires
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