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PARIS,(AFP)
Un avocat demande au Conseil d'Etat d'annuler la dissolution de la Tribu Ka
Me Philippe Missamou, avocat du leader de la Tribu Ka, un groupuscule noir ultra-radical et antisémite, a annoncé vendredi à l'AFP avoir déposé un recours devant le Conseil d'Etat pour faire annuler le décret de dissolution.
Cette dissolution a été décidée le 26 juillet en Conseil des ministres sur proposition du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy et à la suite des incidents à caractère antisémite qui avaient éclaté le 28 mai à Paris quand quelques membres de la Tribu Ka avaient manifesté rue des Rosiers, au coeur du quartier juif.
Le décret, qui dissout "le groupement de fait dénommé +Tribu Ka+" en s'appuyant sur la loi du 10 janvier 1936 "relative aux groupes de combat et milices privées", est paru au Journal officiel du 29 juillet.
Dans son recours devant le Conseil d'Etat, dont l'AFP a eu une copie, Me Missamou, agissant au nom du leader de la Tribu Ka, Kemi Seba, dont le nom véritable est Stellio Gilles Robert Capochichi, met en cause une "motivation insuffisante" du décret et conteste que la Tribu Ka soit "un groupement de fait".
"La Tribu Ka n'est pas une organisation hiérarchisée, architecturée, encadrée, centralisée avec une structure de propagande, d'action et de défense au sens de l'article 1er de la loi du 10 janvier 1936", écrit l'avocat.
Cette dissolution, "on marche dessus, on n'en tiendra pas compte", avait déclaré Kemi Seba, dès le 26 juillet.
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