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TOULON (AFP) -
Jacques Chirac fait le point à Toulon sur la crise israélo-libanaise
Le président Jacques Chirac a déclaré mercredi à Toulon lors d'une conférence de presse tenue à l'issue d'une réunion ministérielle restreinte sur le Liban, que la crise israélo-libanaise menaçait "l'équilibre de toute une région", et souligné les efforts déployés par la France pour "parvenir à un cessez-le-feu et à un règlement durable de cette crise".
Le chef de l'Etat, qui a interrompu ses vacances au fort de Brégançon, sur la côte varoise, est arrivé en hélicoptère à la préfecture du Var où il a présidé une réunion , avec le Premier ministre Dominique de Villepin et les ministres de la Défense et des Affaires étrangères sur le Liban, Michèle Alliot-Marie et Philippe Douste-Blazy.
Cette réunion sur la crise au Proche-Orient, alors que les négociations se poursuivent à New York en vue de l'adoption d'une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies sur le Liban, visait à "faire le point sur la situation au Liban et sur les activités diplomatiques en cours en vue d'aboutir à un cessez-le-feu.
A l'issue de cette réunion, il a tenu un point presse au cours duquel il a fait état d'une "réserve" américaine au projet de résolution français à l'Onu, et mis en garde contre une renonciation "à un cessez-le-feu immédiat" qui serait "la plus immorale des solutions". Le chef de l'Etat a décrit un "enchaînement dramatique de deuils, de souffrances, de destructions innombrables" où "chaque jour apporte de nouvelles horreurs".
"Face à cette crise qui menace l'équilibre de toute une région, la France s'est aussitôt mobilisée avec deux priorités", a-t-il dit, évoquant à la fois le secours aux populations éprouvées et la voie diplomatique. "On ne résoudra rien par la force. Toute solution doit passer par un accord politique", a-t-il insisté. Jacques Chirac a également déclaré que "l'expérience l'a conduit à ne pas faire tout à fait confiance à la Syrie", soulignant que ce pays pourrait donner "un acte de confiance" sur le Liban.