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Lettre d'actualité, avec un apport de symbolisme, et de spiritualité, accés le plus souvent sur un axe Moyen- Orient, Europe, et Amérique du Nord.

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''Faux-procès Al Dura & Chirac prône une ligne de rupture ouverte

Droits de reproduction et de diffusion réservés
à la Chaine d'Union de Pierre Bouskila
Copyright © 2002-2006 Metula News Agency
]

 

sans


 

Conférence Juffa à Toulouse
© Metula News Agency

Le lundi 4 décembre à 20 heures, à Toulouse,

 

Stéphane Juffa,

rédacteur en chef de la Metula News Agency

et analyste stratégique,

 parlera de deux thèmes d’actualité :

 

L’après-guerre du Liban

 

 et

 

 Les conséquences pour la France des procédures judiciaires liées à l’Affaire A-Dura

 

Une conférence co-organisée par le CRIF Midi-Pyrénées et l'Association France-Israël

 

A l’EDJ Espace du Judaïsme

2 place Riquet - 31000 Toulouse

Tél. + 06 63 79 97 97 pour les réservations et les contacts media

Entrée 5 euros


 


 

''Faux-procès Al Dura :

 Troisième !''


© Metula News Agency


justice








A avoir voulu instrumentaliser la justice pour faire entériner leur crime,
FR2 et Enderlin paraissent avoir entamé leur Bérézina...


 

Jeudi 30 novembre 2006 - 19h – Palais de Justice de Paris – 17ème chambre correctionnelle, l’audience vient de s’achever.

 

« – Me Amblard, pourquoi assignez-vous des sites Web qui reproduisent des articles de la Ména, plutôt que d’assigner la Ména directement ?

 

-       Cela pose des problèmes procéduraux. Il faut une commission rogatoire, la Ména étant en Israël.

 

– Ces problèmes procéduraux n’ont-ils pas pourtant été levés par la démarche de son rédacteur en chef, Stéphane Juffa, qui est venu spontanément se présenter dans un commissariat de police en France afin de faire savoir qu’on pouvait se passer de commission rogatoire ?

 

-       Ce n’est pas si simple.

 

– Imaginons que ces problèmes procéduraux soient effectivement levés, vos clients attaqueront-ils la Ména en justice ?

 

-       Nous, on désire que tout cela cesse. On ne va pas attaquer tout le monde !

 

– Pourquoi ne profitez-vous pas de ces audiences pour montrer les rushes de France 2 ?

 

-       Ce n’est pas à nous de justifier et puis ça n’a pas d’intérêt.

 

– Avez-vous vu les rushes ?

 

-       Je ne vous réponds pas.

 

– Soit !

 

- Puis-je savoir pour quel média vous travaillez ?

 

– La Ména ! »

 

Me Bénédicte Amblard est l’avocate représentant les parties civiles que sont Charles Enderlin et FR2.

 

Retour sur l’audience du jour :

 

Charles Gouz, médecin, chargé d’enseignement à la faculté de médecine de Paris, est poursuivi par France 2 et Charles Enderlin en diffamation pour avoir repris, fin octobre 2002, sur son site desinfos.com, un communiqué de la rédaction de la Ména [accéder au communiqué], daté du 1er octobre 2002, qui se désolidarisait de la manifestation organisée, devant les locaux de la chaîne publique, aux fins de remettre un « prix de la désinformation » à Charles Enderlin.

 

Deux extraits dudit communiqué sont visés par la plainte

 

La Ména « affirme que de graves présomptions de désinformation existent autour de cette affaire et du rôle joué par le personnel de FR2 dans la diffusion d’éléments et d’affirmations qui lui paraissent hautement contestables. Que ces éléments sont de nature à ternir indûment l’image de l’un des belligérants et à favoriser de ce fait les sentiments populaires de haine ethnique et raciste envers les Israéliens et les israélites. ».

 

La Ména « considère les refus successifs de FR2 face à ses propositions comme autant d’obstructions brutales et inacceptables dans la recherche et dans la démonstration de la vérité ».

 

L’audience débute à 14h 30 avec l’entrée de la Cour dans la salle. Le procureur est Madame Sandrine Alimi-Uzan. Le président est M. Philippe Jean-Draeher, il est assisté de deux assesseurs. Au programme du jour : une troisième variation sur le thème de l’affaire Al Dura. Le thème, la controverse relative à l’authenticité du reportage de la chaîne publique rapportant l’assassinat du jeune Mohamed Al Dura, de même que le contempteur principal de la chaîne publique et de son correspondant à Jérusalem, la Ména, sont à nouveau exclus des débats.

 

Me Bénédicte Amblard invoque préalablement un vice de procédure pour demander le « rejet de la majorité des preuves apportées par le prévenu ». Elle tente ensuite de lier la présente affaire à celle de Karsenty, en rappelant au tribunal la « ferme condamnation » qui a été rendue et qui a « permis de mettre un premier frein à la diffusion des thèses de la Ména ». Ce faisant, elle se garde de lier cette affaire à celle de Pierre Lurçat dans laquelle France 2 et Charles Enderlin ont été déboutés, pas plus tard que mardi dernier.

 

Le conseil de la chaîne et d’Enderlin s’emploie ensuite à dénigrer la Ména, et, se trompant tout simplement de procès, réaffirme que Karsenty s’était appuyé sur « une enquête peu sérieuse », effectuée par « une agence de presse à l’origine d’une campagne de diffamation », et dont elle affirme « avoir du mal à mettre la main dessus ». L’avocate du plaignant s’offusque ensuite de ce que la Ména ait publié une interview de Shahaf : « j’aimerais bien », affirme-t-elle, « voir Shahaf autrement que sur le site de la Ména ! ».

 

Que ne propose-t-elle donc à son client de l’inviter sur son plateau de télévision ? Pourquoi ne l’assigne-t-elle pas ? susurrent plusieurs personnes présentes dans le prétoire. Me Aude Weill-Raynal, l’avocate de la défense, parle, d’entrée de jeu, de « l’autre absent de ce procès », notre agence, faisant remarquer au tribunal « que son rédacteur en chef s’est pourtant manifesté spontanément en déclarant se mettre à la disposition de la justice ».

 

Deux autres absents de marque à ce procès

 

Le premier, c’est Charles Enderlin lui-même. Le procureur trouve « dommage que Charles Enderlin ne soit pas venu ici alors qu’il était en France il y a quelques heures ». Quant à Me Weill-Raynal, elle s’étonne que « France 2 ne lui ait pas accordé 24 heures pour venir s’expliquer alors qu’il est la victime et qu’il fait se déplacer un médecin ».

 

L’autre absent est un fantôme, l’Arlésienne de la Controverse : ce sont les rushes de France 2. Stéphane Juffa, dans son témoignage manuscrit versé au dossier, affirme à leur propos que « la simple présentation de ces rushes, tels que définis dans cette déposition [celle du cameraman de FR2 Talal Abou Rahma. Ndlr], suffirait pourtant à mettre un terme définitif à la controverse ». C’est dire qu’il serait simple, pour France 2, d’établir qu’elle est diffamée, et que les propos de Me Amblard, prononcés à ce sujet lors de l’interview impromptue que nous restituons en préface à cette dépêche, sont incompréhensibles.

 

L’avocate de la défense qualifie elle aussi ces rushes d’ »Arlésienne ». « Des rushes », ajoute-t-elle, « couverts par le secret des sources journalistiques selon France 2. Mais pourtant », précise Me Weill-Raynal, « ne nous a-t-on pas promis la transparence ? ». Le conseil du Dr. Gouz s’appuie sur le témoignage de Michel Zerbib, directeur de l’information de Radio J, qui a rappelé, un peu plus tôt, que la directrice de l’information de France 2, Arlette Chabot, avait déclaré à son micro « souhaiter la plus grande transparence sur cette affaire ».

 

Aude Weill-Raynal interpelle ensuite la Cour, et, s’appuyant sur une décision de la Cour Européenne des Droits de l’Homme relative au secret des sources, rappelle aux juges qu’il leur appartient de décider si on pouvait ou non les révéler. Le défenseur déclare ne pas comprendre non plus « pourquoi la partie civile ne lève pas le doute pour faire cesser les accusations à son encontre ». Quant au procureur, elle considèrera, sur le même sujet-clé du fond de l’Affaire, qu’ « il manque une pièce au puzzle, une pièce qui pourrait dédouaner Charles Enderlin, ce que tout le monde souhaite, puisque c’est un grand journaliste, qui pourrait ainsi dire : "voilà ce dont je disposais pour faire mon commentaire " ». 

 

Les conséquences de la diffusion des images de la scène Al Dura

 

Les images de l’enfant mort dans les bras de son père ont été diffusées gratuitement par France 2 au monde entier. Me Weill-Raynal affirme qu’il s’agit là, à n’en point douter, « d’une pratique journaliste exceptionnelle ». Elle en mentionne les conséquences meurtrières, dont l’exécution du journaliste juif américain Daniel Pearl sur fond de l’image de Mohamed Al Dura, devenu l’icône de la barbarie juive.

 

Pour l’avocate des plaignants, les images de Mohammed Al Dura n’ont pas induit ce climat délétère que l’on tente de dépeindre. Me Amblard, aux fins de convaincre le tribunal de son point de vue, a présenté, en début de séance, un extrait d’une scène montrant Jamal Al Dura, le père présumé de Mohammed, serrant la main de Shmuel Biri, père d’une victime israélienne de l’Intifada, au cours d’une émission diffusée en direct sur une chaîne de télévision israélienne. L’avocate de la chaîne publique et de Charles Enderlin, qui n’en est pas à son premier outrage à la justice durant ces faux procès, n’a pas hésité à déclarer au tribunal que ce show TV avait été diffusé « immédiatement » après l’événement de Netzarim. Or cette émission date du 9 février 2005 et non de l’an 2000 et l’on doit parler ici d’une malversation majeure de la part de Bénédicte Amblard. D’une tentative dolosive visant à induire la Cour en erreur.

 

Enquête, vous avez dit enquête ?

 

La même avocate a ensuite reproché au prévenu de ne pas avoir fait d’ « enquête préalable » avant de « copier-coller » le communiqué de la Ména. L’inversion des rôles est patente dans cette mise en cause. Le témoin Luc Rosenzweig n’avait pas manqué à cet égard de rappeler, un peu plus tôt, au tribunal que Charles Enderlin n’avait pas « recoupé son information, ce qui est, du point de vue journalistique, constitutif d’une faute professionnelle », n’hésitant pas à asséner qu’il s’agissait en ce cas d’ « une négligence criminelle ».

 

France 2 est globalement fort mal venue pour parler d’enquêtes préalables. Car, lorsqu’il s’agira pour Aude Weill-Raynal d’évoquer la contre-enquête réalisée par la chaîne publique française, elle rappellera qu’elle a été confiée à l’unique témoin de l’assassinat, le vecteur de la mise en scène selon la Ména, Talal Abu Rahma. Et l’avocate se prenant à ironiser : « Quel contradictoire ! ».

 

Mais Me Amblard n’admet pas que l’on dise de son client Enderlin qu’il a commis une faute professionnelle : « Charles Enderlin ne peut pas s’excuser d’une faute qu’il n’a pas commise », ose-t-elle. Aude Weill-Raynal l’entend différemment : « Est-ce si grave de dire de quelqu’un qu’il a commis une faute professionnelle ? », s’interroge-t-elle. Le conseil de Charles Gouz s’appuie pour poser cette interrogation sur la déposition de Rosenzweig. Ce dernier avait déclaré, auparavant, que personne n’était à l’abri d’une erreur, « pas même un juge ! ».

 

Le conditionnel s’il vous plaît !

 

Concernant le communiqué de la Ména, objet de ce procès, le conseil des parties civiles considère qu’ « on n’a pas de conditionnel, pas la moindre réserve quant aux accusations proférées contre France 2 « .

 

Ce n’est pas l’avis du procureur qui constate, elle, que ledit communiqué « use du mode conditionnel » et qu’ « il pose des questions de nature à ouvrir le débat ». Le parquet, citant un autre exemple de notre communiqué – « (…) est d’avis, que si, comme elle [la Ména. Ndlr] le pense, Charles Enderlin a commis des erreurs professionnelles graves (…) » - conclut  qu’ « on est dans le cas du débat public, de l’enrichissement de la discussion ! ».

 

Aude Weill-Raynal avait, quant à elle, établi à ce propos qu’ « une présomption n’est pas un jugement ». Et que France 2 est bien mal placée pour donner des leçons sur l’emploi du mode conditionnel. « Il aurait suffi », assène-t-elle en effet dans sa démonstration, « que Charles Enderlin utilise le mode conditionnel pour que nous n’en soyons pas là aujourd’hui ! ».

 

L’avocat de la défense, auteur d’une plaidoirie très solide, a évoqué la recommandation du CSA en date du 7 décembre 2004. Il y est préconisé « de vérifier l’exactitude des informations diffusées, ou, en cas d’incertitude, de les présenter au conditionnel et d’en citer la source et la date ». Il y est également recommandé « de procéder, en cas de diffusion d’informations inexactes, à leur rectification dans les meilleurs délais et dans des conditions d’exposition comparables ». L’avocate, en forme de clin d’œil, a suggéré au tribunal qu’il « s’interroge sur l’affaire à laquelle pensait alors le CSA ».

 

Le procureur n’y est pas allé avec le dos de la cuillère, dans son réquisitoire, à l’encontre… des parties civiles ! Elle a à nouveau, plus vigoureusement encore que lors du procès Karsenty, demandé la relaxe du prévenu. La représentante du ministère public a souligné l’incapacité des plaignants de produire les rushes en dépit de la sommation de la défense. Elle a, tout comme nous, relevé l’offre de preuve extrêmement convaincante de Me Weill-Raynal. De plus, et ça n’est certes pas passé inaperçu lors de son réquisitoire, Sandrine Alimi-Uzan a remarqué que les rectifications de l’information initiale apportées par la directrice de l’information de FR2 au micro de Radio J « étayaient la grave présomption de désinformation ! ».

 

Voilà qui va largement au-delà du libellé prudent – nous étions en 2002, au début de notre longue enquête – de notre communiqué et, partant, des faits reprochés au courageux Dr. Gouz. Heureusement que France 2 et Enderlin ne s’en prennent pas, pour l’instant, au ministère public. A avoir voulu instrumentaliser la justice pour faire entériner leur crime, les parties civiles paraissent avoir entamé leur Bérézina. Jugement le 18 janvier 2007.

 

Pierre Lurçat blanchi

 

Le tribunal de la 16ème chambre correctionnelle de Paris a donc débouté, le mardi 28 novembre, la chaîne publique française, France 2, ainsi que son correspondant permanent à Jérusalem, Charles Enderlin, de leur plainte pour diffamation à l'encontre de Pierre Lurçat.

 

Les plaintes, datant de fin 2002, visaient la publication, sur le site web www.liguededefensejuive.com, d'un communiqué appelant à une manifestation devant les locaux de France 2. Un appel dont la dernière phrase indiquait notamment l'intention des organisateurs de la manifestation de « décerner le prix de la désinformation à France 2 et à Charles Enderlin ».

 

Le tribunal a notamment considéré que les plaignants n'étaient pas en mesure de prouver que le prévenu avait été le directeur de publication du site incriminé. L'avocat de la défense avait, en effet, au cours de sa plaidoirie, démontré qu'il était aisé à quiconque de déposer un nom de domaine sur Internet, en en réservant un lui-même, au nom de Guillaume Tell, domicilié rue de l'arbre fléché.

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