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Lettre d'actualité, avec un apport de symbolisme, et de spiritualité, accés le plus souvent sur un axe Moyen- Orient, Europe, et Amérique du Nord.

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Les tribunaux de la Charlemagne

Metula News

Agency © 

Les tribunaux de la Charlemagne

(info # 011901/7)

[Analyse juridique et politique]

Par Stéphane Juffa © Metula News Agency

 

Il suffit, en fait, de considérer le morceau de phrase de la Ména pour la publication de laquelle le Dr. Charles Gouz a été condamné hier en diffamation, par la 17ème Chambre correctionnelle de Paris,  pour se convaincre de l’"étrangeté" de cette décision :

 

"- est d’avis, que si, comme elle le pense, Charles Enderlin a commis des erreurs professionnelles graves dans l’affaire A-Dura".

 

Mais quelle forme de recherche de justice a-t-elle pu amener les juges français à sectionner une phrase pour ne considérer que sa partie médiane ? Par quel prodige sémantique peut-on appréhender le sens contenu dans le tiers d’une affirmation sans se soucier du sens qu’elle exprime ?

 

Si la justice devait condamner les gens pour les portions de phrases qu’ils énoncent, sibyllines par la force de cette démarche juridique incongrue, et cependant - telle celle valant au Dr. Gouz sa condamnation, toute en retenue par la civilité et la conditionnalité de sa formulation - elle condamnerait des milliers de citoyens quotidiennement ! On ne pourrait plus rien dire !

 

Mais si, comme les juges normaux d’un tribunal respectable, on considère la phrase en son entier, il faudrait être né du mauvais côté de la planète mars pour y déceler la moindre intention diffamatoire :

 

"Au fond, maintenant, et en tant qu’observatrice des événements uniquement, la Ména est d’avis, que si, comme elle le pense, Charles Enderlin a commis des erreurs professionnelles graves dans l’affaire A-Dura, il convient de les démontrer publiquement et qu’aucune stigmatisation publique ne saurait faire l’économie de cette démonstration ou se substituer à icelle".

 

A dire vrai, sauf si l’on avait à faire face à un tribunal d’exception érigé dans une dictature bananière, n’importe quel juge serein pourrait prendre à son compte la doctrine contenue dans notre affirmation. Ainsi que la façon dont elle est formulée.

 

Ce, à moins, comme je viens d’en évoquer l’hypothèse, que l’on évolue dans une communauté où il est pénalement condamnable de se poser des questions sur la qualité des informations qui sont proposées par le service étatique de nouvelles et ses journalistes. Sauf dans un régime où les journalistes d’Etat seraient infaillibles ou soustraits à la critique a priori.

 

Et lorsqu’on considère l’ensemble du communiqué de la Ména, repris par le bon Dr. Gouz sur son site Desinfos.com , ce qu’aurait bien entendu fait un tribunal respectable, on s’aperçoit immédiatement que, à mille lieues de lui valoir une condamnation, il faudrait le citer à l’ordre du mérite. Car le communiqué émis par notre rédaction le 1er octobre 2002 constitue l’antithèse de la diffamation, un rempart devant elle, un exemple de civisme.

 

Nous y rejetons le lynchage par la rue d’un journaliste fortement soupçonné d’imposture dans l’exercice de son métier et de fauter des guerres, en expliquant qu’il appartient à l’enquête, au débat et à la justice de juger les hommes. Nous y condamnons la manifestation populaire qui, à ces motifs, se préparait devant France Télévisions afin de remettre à Enderlin un "Prix de la désinformation". Ce, en dépit du fait que c’était notre agence qui avait révélé les soupçons de corruption de l’information par l’intéressé et la chaîne qui l’emploie.

 

Cette décision de justice est un déni de justice, inutile de tourner autour du pot en refusant de constater l’évidence. Et ce n’est pas que dans cette condamnation répugnante, rappelant en tous points, voire surpassant dans l’arbitraire antisémite les procès tsaristes, qu’il faut constater l’instrumentalisation politique de la justice tricolore :

 

C’est le troisième procès à la suite – Karsenty, Lurçat, Gouz – au cours duquel la justice française accuse un citoyen au seul motif d’avoir diffusé des articles de notre agence. Un autre procès pour juger de la même hérésie suivra, intenté à l’association chrétienne VoxDei. Comment, dans ces conditions, expliquer que l’auteur des textes prétendument diffamatoires, la Metula News Agency, n’ait pas été assignée par la même Cour ? Comment, d’autant plus que nous avons déclaré à la police française, sur notre initiative, dans ses bureaux à Paris, que nous souhaitions vivement que la justice examine cette affaire, que nous répondrions favorablement à sa première convocation et que nous la dispensions de la nécessité de constituer une commission rogatoire internationale dans le but de nous poursuivre.

 

Dans ces conditions, pourquoi poursuivre Charles Gouz et ignorer la Ména ? – Des réponses s’imposent : pour que (la vraie) justice ne soit jamais rendue. Pour sauver la réputation d’Enderlin, des comploteurs à France Télévisions, de la chaîne et de la présidence de l’Etat, qui soutiennent l’imposture et les imposteurs !  [Voir également, concernant le procès Gouz : ''Faux-procès Al Dura : Troisième !'']

 

L’Elysée et la justice instrumentalisée par Chirac dans cette affaire ne veulent surtout pas que la Ména présente ses preuves devant un tribunal parisien. Aussi, ce beau monde s’est-il toujours soigneusement gardé de nous mettre nommément en cause, ce qui nous procurerait l’occasion de les traduire en justice. Faute d’être mis en cause, nous sommes privés de la qualité juridique nécessaire à ester contre les imposteurs  et leurs protecteurs.

 

C’est ainsi – au terme de cette martingale indigne de représentants et de salariés d’un pays démocratique d’Europe – que la justice française peut condamner des animateurs de sites, d’une agence de notation des media et d’un portail Internet. Ces derniers, n’ayant évidemment mené aucune enquête au fond sur la Controverse de Nétzarim, n’ont aucune preuve à produire.

 

Certes, la Metula News Agency, l’armée et l’Etat d’Israël sont régulièrement salis, mais cela se fait entre les murs du prétoire, là où le conseil des parties civiles, Maître Bénédicte Amblard, et les juges eux-mêmes savent qu’ils bénéficient de l’immunité. Des juges qui, lors de l’épisode Karsenty, ont multiplié les contrevérités et les vices de procédure. Ils n’ont pas hésité à juger notre agence par contumace, portant un commentaire critique consigné sur la qualité de notre enquête, ce sans l’avoir jamais consultée, puisqu’elle n’a pas quitté nos tiroirs !

 

Les tribunaux de la Charlemagne ont également retenu, dans l’établissement de leur conviction, le verdict d’un procès contre l’Armée de Défense d’Israël, qui se serait tenu à Tel-Aviv mais qui n’a, en réalité, jamais eu lieu. Un procès dont Tsahal ignore la tenue, par la force des choses, où elle n’était ni témoin ni partie prenante ni accusée.

 

Les juges parisiens ont, d’autre part, jugé que personne en Israël, ni au sein de Tsahal ni au gouvernement, n’avait repris à son compte les conclusions de notre enquête. C’est encore mensonge ! S’exprimant, une fois de plus, à propos de la Controverse, il y a quelques semaines, lors d’un congrès à Herzlia, le chef du département régissant les affaires des media de l’Etat d’Israël – le GPO - s’est montré beaucoup plus précis que nous ne pouvions l’être en octobre 2002. M. Daniel Seaman a, en effet, qualifié la collusion de FR2 dans cette imposture de "criminelle", ni plus ni moins. A propos de Charles Enderlin, Seaman a expliqué que l’Etat d’Israël n’assignait pas les journalistes en justice, mais qu’il le tenait pour un imposteur, invitant le correspondant de France 2 à lui intenter un procès s’il pouvait soutenir le contraire.

 

Alors, évidemment, la 17ème Cour correctionnelle aurait pu s’en prendre à l’Etat d’Israël, au GPO ou à son directeur. Encore, le représentant de l’Etat hébreu n’a pas émis, en y mettant les formes, à notre instar, l’hypothèse d’"erreurs professionnelles" dans l’affaire A-Dura, mais il a affirmé qu’il s’agissait d’une mise en scène et que la chaîne publique française s’était montrée coupable de complicité criminelle.

 

Sans aller jusqu’à se frotter au gouvernement israélien, les tribunaux d’infamie et d’anti-droit de la Chiraquie auraient pu, aux mêmes motifs qu’ils s’en sont pris à Karsenty, Lurçat et Gouz, assigner les grands journalistes français que sont Luc Rosenzweig, Denis Jeambar et Daniel Leconte (Prix Albert Londres). Ces deux derniers, qui ont vu le document filmique sur lequel repose entièrement la thèse de l’assassinat, ont écrit qu’il "comportait au moins 24 minutes (sur 27) de mises en scène". En voilà bien plus que les présomptions d’erreurs professionnelles que nous mentionnions dans notre communiqué d’octobre 2002…

 

Ils auraient pu, les poltrons, assigner même le conseiller à la présidence de France Télévisions, Didier Epelbaum, qui, face aux mêmes images et en présence des mêmes personnes, a explicitement affirmé que le document clé comportait de nombreuses mises en scène. Moi, de rappeler en passant qu’il est difficile de trouver des erreurs professionnelles plus graves, en matière de télévision, que des images bidouillées dans le film qui infligea à la nation d’Israël une accusation de meurtre rituel d’enfant, qui attisa la haine des Arabes, qui généra des émeutes meurtrières et qui participa à déclencher la seconde Intifada.

 

Ou assigner le Wall Street Journal, le Herald Tribune, The New York Times, Jeune Afrique – l’Intelligent -, CNS  et des dizaines d’autres grands media, ayant largement repris les conclusions de notre enquête…

 

Mais ce n’est pas uniquement par souci de facilité que la justice française a préféré confondre Karsenty plutôt que la Ména, Lurçat en lieu et place du GPO et Desinfos.com au lieu du Wall Street Journal. Certes, ces faux procès ont permis à France 2 d’annoncer dans son JT principal – quel toupet ! - que la "justice" avait rejeté les accusations d’imposture qui avaient été formulées contre la chaîne et son correspondant à Jérusalem. Mais ce "blanchissage sur commande" ne constitue pas l’objectif unique de ces procès parodiques : l’autre but consiste à effrayer les media de la communauté juive française. A les effrayer suffisamment pour qu’ils cessent, ne serait-ce que d’évoquer l’Affaire A-Dura/Enderlin, pour lui permettre de passer dans l’oubli sans que ses malfaiteurs n’aient été confondus. Et finalement, à faire en sorte de modérer le soutien des media juifs à Israël, lors des nombreuses et fréquentes disputes qui agitent les relations entre Paris et Jérusalem. Cette mise en scène de procès a ainsi, aussi, pour finalité pernicieuse de normaliser l’Israël bashing du pouvoir et de la presse française. De faire en sorte que les Juifs se montrent moins bruyants et moins visibles, lorsque l’establishment français démonise Israël.

 

Etrange république que cette France qui, le jeudi à 14 heures rend une justice barbare et antisémite et à 21 heures commémore ses braves qui ont résisté à la barbarie antisémite ! Avec soixante-deux ans de retard, de surcroît…

 

Triste et dangereux régime dans lequel les justes sont condamnés et les imposteurs se constituent partie civile, forts des recommandations dithyrambiques du chef de l’Etat et du maire de Paris. Dans lequel les faussaires pyromanes collectionnent les Prix de journalisme.

 

Et cette descente au enfers du bateau France, car il n’existe pas de démocratie sans justice, ne pourrait se réaliser sans la collaboration scandaleuse de toute la presse généraliste française, mobilisée à cacher l’imposture, ses suites et ses manigances juridiques. Pas un journaliste de l’Hexagone qui ne s’interroge publiquement sur les procédures étonnantes suivies par les tribunaux de la Charlemagne. Pas UN SEUL qui ait demandé à consulter notre documentation. Pas UN SEUL qui ait émis la moindre critique circonstanciée sur notre travail.

 

C’est grâce au concours du silence des confrères que la plupart des Français sont tenus dans l’ignorance de ce que j’ai retracé dans cet article. C’est par la faute de leur préoccupation alimentaire, entre autres corruptions, que leur pays s’égare et se retrouve à deux doigts d’avaler la grande tasse. Leur conduite peut, cette fois, être comparée sans exagération à celle de la presse française sous l’occupation nazie. Et je ne parle pas de la presse de la résistance, bien entendu !

 

 

Correctif concernant l’article " Les tribunaux de la Charlemagne " que nous avons publié hier :

 

La demande des parties civiles, France 2 et Charles Enderlin, de voir le Dr. Charles Gouz condamné pour avoir reproduit le morceau de phrase de la Ména : "- est d’avis, que si, comme elle le pense, Charles Enderlin a commis des erreurs professionnelles graves dans l’affaire A-Dura" n’a pas été retenu par le tribunal, comme nous l’avons annoncé par erreur.

 

C’est le bout de phrase : "- affirme que de graves présomptions de désinformation existent autour de cette affaire et du rôle joué par le personnel de Fr2" qui a valu au Dr. Gouz sa condamnation en diffamation par la 17ème Chambre correctionnelle de Paris.

 

Cette bribe d’atome de français a été isolée par le tribunal de la phrase suivante, faisant partie du communiqué rendu par notre agence, le 1 octobre 2002 : "Au fond, maintenant, et en tant qu’observatrice des événements uniquement, la Ména affirme que de graves présomptions de désinformation existent autour de cette affaire et du rôle joué par le personnel de Fr2 dans la diffusion d’éléments et d’affirmations qui lui paraissent hautement contestables.".

 

Le Dr. Gouz a ainsi été condamné au pénal pour avoir reproduit, avec mention de son auteur, une affirmation légitime de notre agence de presse. C’est du bâillonnage, de la terreur judiciaire ! Au reste et au fond, notre article demeure strictement inchangé après cette rectification.  

 

Metula News

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